Assise derrière mon volant, j’affronte un défilé d’indifférence journalière. Je m’écrase devant l’arrogance qui me pique de la pointe d’un menton, je sursaute devant la violence démesurée d’un simple geste, je transpire sous la haine qui me respire à grands coups de poumons, je disparais lorsqu’on m’ignore derrière un texto. Je vois la perversité dans un sourire sans sagesse, j’entends la folie d’une discussion sans amis; la drogue explose dans des corps saccadés, l’ivresse coule sous la mollesse de peaux traînées...
Récit inspiré d’anecdotes réelles, Terminus peint le quotidien d’Anne, une conductrice d’autobus désenchantée de ses tête-à-tête forcés avec la société, qui l’ont contrainte au repli. Au fil de scènes tendres ou dures, souvent insolites, l’auteure engage une réflexion sur les dysfonctionnements sociaux mis en évidence dans le huis clos d’une carrosserie.
Dans ce livre, nous sommes confrontés aux tristes réalités du quotidien d’Anne, conductrice d’autobus à Montréal. Entre le manque de respect qu’elle subit chaque semaine, les commentaires désobligeants, les usagers sous l’effet de la drogue ou de l’alcool, ses horaires de travail intransigeants et son couple qui s’effrite, Anne tente tant bien que mal garder la tête hors de l’eau. Elle s’accrochera à un mince espoir de jour meilleur. • J’ai trouvé ce récit très percutant. Il nous amène à réfléchir et nous questionner sur les dysfonctionnements de notre société. J’ai beaucoup aimé. J’en aurais d’ailleurs pris plus.