11 humanitaires, 11 nouvelles tirées de faits vécus.
La mort côtoyée au quotidien, une conciliation travail-famille impossible, des relations à distance imposées : voilà le genre de vie auquel souscrivent des milliers de travailleurs humanitaires et la toile de fond de ce recueil de nouvelles.
Une balle perdue en Iran, un enfant enlevé au Libéria, des vies emportées par l'eau en Birmanie... Sous la direction de François Audet, 11 humanitaires se lancent et vous proposent des nouvelles inspirées de faits vécus qui vous garderont longtemps en haleine.
Ce livre m'a porté beaucoup à la réflexion et à mettre plusieurs choses en perspective. J'ai même consulté plusieurs sites d'organisation d'aide humanitaire pour compléter mes interrogations suscitées par ma lecture. Franchement, c'est un très beau recueil, beau non pas par son contenu, beau par le chemin qu'il emprunte pour toucher mon être.
J’ai lu Les nouvelles de l’humanitaire de François Audet avec un intérêt particulier. Sur mon étagère intérieure, cela se pose quelque part autour de 3.5/5 — ni indifférent, ni pleinement emporté.
Le recueil m’a laissé une impression contrastée. La qualité de lecture est inégale : certaines nouvelles sont vraiment fortes, justes, habitées ; d’autres m’ont paru plus faibles ou moins engageantes. Presque toutes, cependant, s’ancrent dans une perspective autobiographique ou très directement inspirée du vécu — ce qui constitue à la fois la richesse et parfois la limite de l’ensemble.
Cela dit, j’ai profondément aimé l’initiative. Peu de domaines sont aussi chargés d’histoires humaines, de tensions morales, de situations absurdes ou tragiques que l’humanitaire — et pourtant, ce terrain reste étonnamment peu exploré en littérature, qu’elle soit fictionnelle ou testimoniale. Ce livre montre clairement à quel point il y aurait là matière à bien plus : des nouvelles, des romans, des récits hybrides, des voix multiples.
Un recueil imparfait, mais important. Il ouvre une porte sur un champ narratif largement sous-exploité, et donne envie que d’autres s’en emparent — avec plus de liberté, peut-être, et encore davantage d’audace littéraire.