Il met à nouveau son pied sur la chaise et un silence se fait entendre. En guise de rappel, il entame de sa voix-violoncelle Le tour de l’île. La tête posée contre le mur de la coulisse, je le regarde, et la petite fille que je suis comprend à ce moment précis qu’il est toute ma vie, pour le reste de ma vie.
Lorsque s’éteint Félix Leclerc, en août 1988, sa fille, Nathalie, a dix-neuf ans. Un pan de son monde s’effondre, drame dont elle met longtemps à se remettre. Ce livre à cœur ouvert recompose en une mosaïque de tableaux les échos de la peine qui l’a frappée et que l’écriture a en partie consolée. Ces récits, l’auteure les évoque avec une émotion vibrante et une poésie qui n’est pas sans rappeler celle du grand chantre de l’île d’Orléans. Car, bien sûr, à travers le cours de sa vie personnelle, elle brosse un autre portrait de Félix, empreint d’un amour filial intense et poignant.
Le livre est écrit par petits tableaux, plusieurs très touchants.
Certains moments m'ont serré le coeur (le plagiat), d'autres m'ont profondément émue (les derniers mots de son père). L'écriture est pleine de poésie et de lumière, mais aussi sans compromis sur les difficultés de la vie. C'est ce qui m'a plu le plus: l'auteure a le sens de l'émerveillement. Mais cette sensibilité, pour la nature entre autres, ne l'empêche pas de sentir aussi toute la dureté que contient la vie, la vraie vie. Se faire croire le contraire est un mythe. Même si c'est aussi le rêve de nos sociétés noyées sous l'idée du plaisir infini.
Magnifique ouvrage consacré à Félix Leclerc par sa fille Nathalie. Elle a hérité d'une plume poétique, évocatrice, mise au service de ses souvenirs et de ses émotions. On le déguste.
En lisant ce livre, je me suis dit à plusieurs reprises : es-tu heureuse Nathalie?
Être la fille d'un pilier de la chanson québécoise n'est certainement pas de tout repos, mais la tristesse des absences de son "héros", jusqu'à son décès et après rendent cette lecture un peu déprimante.
C'est bien écrit, un beau français parfois poétique mais on reste sur l'impression que l'autrice ne viendra jamais au bout se sa peine.
On lui souhaite du bonheur avec la famille qui lui reste...
Il me semble que c’est écrit d’un point de vue très idolâtrique, se sont les mots qu’un adulte a avec du recule de sa relations paternelle. Ce que je trouve dommage, parce qu’il est normal d’être plus nuancé dans sa relation avec son père qu’être juste en amour avec tout au long de sa vie, malgré les absences pesants dans la vie d’un enfant ? Bref.