Sara a 27 ans. Il y a un an, cette jeune yézidie préparait son mariage dans son village du Sinjar en Irak. Mais début août, les hommes en noir ont déferlé sur les terres des yézidis. Daech. Armés jusqu'aux dents, ils ont traité les villageois de mécréants, d'adorateurs du diable. Ils ont tué les hommes et emmené les femmes. Ils ont arraché les enfants des bras de leur mère, ils ont vendu et violé les jeunes filles. Sara a été leur prisonnière pendant deux mois. Elle a subi violence, humiliations, souffrances. Malgré le danger, elle a réussi à s'échapper. Depuis, elle survit. Réfugiée dans un village du Kurdistan proche de la frontière turque et syrienne, elle n'a aucune nouvelle de sa mère. Ses quatre frères et son père ont été exécutés, et trois de ses s urs sont esclaves de l'Etat Islamique. Sara prie pour qu'elles parviennent à sortir des griffes de leurs geôliers. Elle ne dort plus, hantée par ce cauchemar.
Dans ma tête j essaie de me persuader que ce n'est pas réel mais au fond et malheureusement ce n'est que l amère réalité. un témoignage poignant qui raconte le calvaire d'une minorité face à une bestialité sans limite... Une lecture poignardante qui mérite d'être lue partagée et saluée
Un livre bouleversant qui met en lumière, avec une brutalité saisissante, la rapidité et l’ampleur des traumatismes indélébiles infligés par les crimes contre l’humanité commis par les djihadistes de Daech sur toute une communauté. Il décrit sans détour les violences atroces perpétrées contre les femmes, les jeunes filles et même les fillettes, réduites à l’état d’objets sexuel sous couvert d’idéologie.
À la lecture de ces témoignages concrets et glaçants, je me demande : comment un tel degré de haine, de cruauté et de sadisme peut-il être atteint, surtout lorsqu’il est commis par des hommes se persuadant d’agir au nom de la piété et d’une prétendue vérité religieuse ?
Savoir que des centaines, voire des milliers de fillettes, aujourd’hui devenues femmes après avoir grandi sous le joug de ces bourreaux, sont encore retenues captives est tout simplement révoltant. Ce livre laisse un profond sentiment de rage, d’injustice et d’impuissance, mais il est aussi nécessaire : pour ne pas oublier, pour témoigner, et pour refuser l’indifférence.