Mathieu, sans le sou, décroche un boulot dans un centre communautaire montréalais : il écrira des lettres, lira des contrats, remplira des formulaires et soulagera en partie les angoisses d’une population pour qui l’écrit apporte plus de questions que de réponses.
Ils débordent pourtant d vie, ceux qui n’ont pas les mots pour le dire. Michel Duchesne le sait, lui qui a occupé ce poste d’écrivain public dans l’est de Montréal pendant deux ans. De son expérience sur le terrain, il a tiré une série de capsules vidéo, diffusées sur Tou.tv, et ce roman, chronique d’un petit peuple qui se bat malgré tout, même s’il n’a pas le choix des armes.
L’écrivain public raconte un combat quotidien contre le désespoir et le sentiment d’impuissance. Plus qu’un compte rendu, ce livre est un cri de colère au temps de l’austérité, une charge contre un monde qui manufacture des laissés-pour-compte.
L'écrivain public se glisse dans mon top 5 de mes livres québécois préférés! Avec un peu le même ton que "Le plongeur" qui a reçu tant d'honneurs cet année, il est à la fois touchant, divertissant, et ouvre les yeux sur la réalité de la pauvreté juste au pas de notre porte.
Une charmante histoire mettant en valeur la beauté du pauvre monde. L'analphabétisme, la précarité du milieu communautaire, l'austérité, sont tous des sujets abordés dans ce roman (devenu série web) rempli d'humour et d'humanité.
J'ai trouvé l'écriture très "standard", rien ne m'a marqué pendant ou après la lecture. J'ai eu de la difficulté, je crois, à m'attacher au personnage principal, à ses remarques et sa façon d'agir. Une semaine après la lecture je me souviens à peine de l'histoire.