« La voie de l'intranquillité s'est imposée à moi par la force des choses. Par la force crue de la vie, qui ne prévient de rien, qui exige de nous que nous épousions à chaque instant la courbe indéchiffrable de notre imprévisibilité. » Et si nos vies ne se suffisaient jamais d'être « tranquilles », au repos... Si, finalement, l'inquiétude, la curiosité, l'interrogation voire le doute, étaient les vrais moteurs de toute existence humaine en recherche ? Marion Muller-Collard propose ici une méditation qui peut s'adresser à tous, croyants ou non, et nous conduit à faire de notre « intranquillité » l'occasion d'une plus grande confiance, d'une disponibilité à l'imprévu, à ce qui arrive.
Captivador i inspirador aquest petit llibret de la Marion Muller-Colard, escriptora i teòloga protestant nascuda a Marsella. Tot un seguit de reflexions que l'autora ofereix des de la seva intranquil·la creença religiosa. Posa de relleu diferents passatges dels evangelis. Els evangelis de la intranquil·litat com els anomena. La inquietud hi és present gairebé sempre: en l'anunciació, en el naixement de Jesús, al llarg de la seva vida, en la condemna i mort. Tot això ho trasllada a la vida quotidiana de qualsevol persona, tingui o no referents religiosos. L'autora es pregunta: Què seríem sense la nostra intranquil·litat? I respon: Sí, efectivament, no tenim més remei que conviure-hi, tant per tant, millor que ens l'estimem una mica. Prefereixo els intranquils als tranquil·litzants. Pertorbats, pertorbadors, m'agraden les seves giragonses, la seva exigència, la seva insatisfacció. Aquestes pàgines que es llegeixen en poques hores, són una invitació a viure amb serenor les intranquil·litats de la vida, a no defugir-les, a no deixar-se enganyar pel confort que no esperona a fer camí, a descobrir indrets desconeguts; és a dir, a viure en plenitud. També al meu blog 'A prop de l'Onyar': https://agorafrancesc.wordpress.com/l...
🎉 Ce livre fait partie des surprises, des lectures imprévues que je pioche au hasard des boîtes à livres. Attirée par son petit format et sa jolie couverture, le titre m’a aussi intriguée. J’ai pensé n’avoir rien à perdre en le casant entre deux autres lectures. Il a été redéposé ensuite pour poursuivre son voyage.
🌕 Marion Muller-Colard décrit l’« intranquillité » comme un refus de se satisfaire de réponses simplistes face aux grandes questions existentielles. C’est une réflexion philosophique et spirituelle sur la manière dont l’acceptation des doutes et des paradoxes peut être source de liberté et d’authenticité
🌞 J’ai clairement relevé deux parties ou deux aspects distincts dans ce petit livre. Tout d’abord, et c’est ce que j’ai aimé, il s’agit d’une observation de notre société actuelle : beaucoup de personnes cherchent à éviter les confrontations, les engagements profonds et les responsabilités qui pourraient les « déranger ». Leur engagement authentique envers les autres n’en devient que plus difficile.
Ensuite, elle fait des références plus religieuses pour appuyer ses propos et j’ai été moins séduite mais c’est aussi une démonstration intéressante.
💬 Je pense que c’est un court texte qui peut faire réfléchir et peut interpeler chaque personne selon son vécu, ses croyances et ses ressentis.
Un verdadero libro de autoayuda si es que lo hay, o al menos el género debería apuntar más para este lado. De entrada hay una burla a la tendencia de contraponer "nuestras fijaciones ávidas de control a los movimientos aleatorios" y "a nuestra vulnerabilidad, el ejército patético de todas nuestras fuerzas juntas", o sea, una burla al que trata de poner coto a la intranquilidad (que, hasta donde he podido ver, es el objetivo principal de la autoayuda) porque justo termina siendo el más intranquilo. No sé si esto sea siempre cierto (tampoco importa mucho), pero me quedo con la idea de reemplazar la búsqueda de tranquilidad por la búsqueda de una resignación (en la mejor de sus acepciones) pacífica, sin condiciones ni garantías. Admitir la derrota, pues, pero es que a ver, nos metimos con un cuchillo a un duelo de pistolas, así ni John Wick.
Y bueno, ese es básicamente es el spoiler de todo el libro, pero vale la pena leerlo igual por la forma en que conecta todo esto con los evangelios y la poesía que aparece aquí y allá.
Une belle méditation sur l'intranquillité et son surgissement dans nos vies.
" C'est parce que cette naissance avait perforé ma vie. Je pouvais la prendre dans tous les sens, à présent, ma vie avait un trou. C'était le trou de l'inquiétude. Un gouffre au bord duquel me précipitait la seule pensée de cet enfant et l'amour sans nom qui me liait à lui. Ce trou était le revers de la grâce. Il creusait aussi profond que la hauteur où ma joie culminait. L'une et l'autre, joie et inquiétude, étaient comme la grâce: incommensurables. [...] Alors oui, si Dieu arrive au monde comme un nouveau-né, son projet ne peut pas être de nous préserver du risque et de l'inquiétude. Avec l'Evangile, comme avec toute naissance, commence l'irréductible intranquillité". p.63
"Rien ne laisse plus intranquille qu'une rencontre. Qu'elle génère de l'agacement, de la passion, un trouble, une reconnaissance, une dette, une familiarité inédite, une étrangeté dérangeante, la rencontre laisse dans son sillage un visage et des questions irréductibles. Question légères qu'on aura semées au premier virage, questions lancinantes qui nous hanteront longtemps: qui est cet autre dont je n'arriva pas à oublier le visage et dont les paroles me rattrapent dans le silence ? Qu'est-il venu semer dans ma vie? On ne sort jamais indemne de l'épreuve d'altérité, à moins bien sûr de toucher sans se laisser toucher, de parler sans entendre en retour, de contourner ce qui en l'autre est inédit". p.84
" La vie, comme un maître d'école intransigeant, nous fait refaire bien souvent l'exercice de la déception, de la confiance perdue, en l'autre ou en soi-même. Et pendant que la vie nous exerce à repasser par cette douleur-là, l'Evangile nous exhorte à remiser, à recommencer, à continuer, à marcher, à prendre le risque de toucher et de se laisser toucher". p.85