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Terreur

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Ce livre, écrit au jour le jour pendant et après les attentats contre Charlie Hebdo et à l'Hypercacher, ne sort que deux ans après les événements : il fallait respecter le temps du deuil ; et me donner la faculté de suspendre celui de la réflexion. "Penser" les attentats est une gageure, parfois même un oxymore : le risque est soit de donner trop de sens à ce qui n'en a pas, soit de rater les étapes d'un processus plus complexe qu'il n'y paraît. Penser les attentats, c'est possiblement se tromper. Ce livre est un cheminement, une progression, une interrogation, un questionnement sur la radicalité, la radicalisation, la jeunesse, l'islamisation, la violence, le nihilisme. Autant de termes qu'on ressasse à longueur de journées sans jamais s'arrêter pour les creuser, les approfondir jusqu'à la nausée. Ce petit essai est obsessionnel : revenir à l'infini sur les actes, les causes, les effets, les acteurs, les conséquences, sans jamais se raturer, au risque même, çà et là, de se contredire. Les frères Kouachi, Amédy Coulibaly sont les tristes protagonistes d'un événement originel, matrice de tous les attentats qui suivirent : les notes et scolies rédigées à chaud et publiées maintenant, doivent se plaquer sur tous les attentats qui suivirent, et qui sortent tout droit, peu ou prou, de janvier 2015.Car ce qui me frappe à la relecture d un texte rédigé il y a deux ans, c est à quel point ce qui y était prévu est déjà advenu ou encore, hélas, à advenir . Je n ai donc rien censuré des passages prophétiques qui me donnent aujourd hui le sentiment d une réflexion rattrapée par le réel, au prétexte qu ils pourraient être lus comme ayant été rédigés rétroactivement à partir du réel : on ne s excuse pas d avoir eu raison trop tôt. "Nous sommes en guerre" a dit le président de la République. Les écrivains ont toujours voulu dire la guerre. Je n'échappe ni à la règle, ni à la tradition

256 pages, Paperback

Published January 13, 2017

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Yann Moix

33 books45 followers

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3 (11%)
Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for Nathalie.
352 reviews19 followers
March 31, 2017
Ce livre est une succession d'idées, de réflexions sur des événements qui ont marqué les esprits, mais aussi les consciences, les chairs... L'ensemble est décousu, pas sans liens, mais jeté sans ordre, sans autre organisation que celle du temps, de l'ordre dans lesquelles lui sont venues ces pensées.

Le titre ne reflète pas le contenu, ne vous y fiez donc pas plus que cela. Il est trop fort. C'est peut-être pour marqué les esprits, nous attirer. L'auteur ne ressent pas de la terreur, il n'aurait pu écrire ce livre. La terreur paralyse les fonctions cognitives, on ne peut penser, pas plus que réfléchir. On est au mieux dans l'instinct de survie.

J'ai apprécié les idées de l'auteur, mais assez vite, disons au quart de ce livre, j'ai eu l'impression de tourner en rond. J'ai eu le sentiment qu'on avait fait le tour. Il y avait des redites, bien faites, mais cela finit par lasser à la longue. J'aurai préféré que ce soit plus court.
Au niveau du style, je dirai que c'est du Yann Moix dans le texte. C'est mon premier titre de l'écrivain, mais tout au long de ma lecture, j'avais sa voix dans un petit coin de ma tête qui lisait le texte. Il y avait tout. Les intonations, les pauses, le rythme...

Au final, c'est un livre intéressant pour des passages incroyablement intelligents, finement vus, mais il y a un peu trop de remplissage. C'est dommage car l'auteur qui en irrite plus d'un par son caractère ou son franc-parler pas toujours diplomatique me semblait être au-dessus de cela. Après j'ai lu d'un trait ce qui me semblerait plus judicieux de découvrir par bribes. Ce serait plus digeste.
Un livre, des idées qui dérangent ne sont pas pour me déplaire. Cela fait réfléchir, penser, argumenter... En cela, Yann Moix a réussi. Pas besoin d'être en accord sur tout. Et puis, on apprend chaque jour en confrontant des idées.
Profile Image for Naim Frewat.
210 reviews10 followers
November 15, 2017
Ce livre m'a fasciné. Je ne pouvais penser qu'un écrivain pouvait tellement écrire sur le terrorisme n'étant pas -de surcroît- un expert du sujet.
Yann Moix est d'une intelligence rare; je l'ai découvert sur On N'est Pas Couché. Les invités, quand ils ne parvenaient pas à répondre (ou même des fois à comprendre) ses questions, lui disaient, tu es trop intelligent pour nous. Je pensais qu'il était plus cultivé ou érudit que les autres, ou qu'il a bien fait son devoir avant l'émission.
En fait non, il est d'une intelligence rare.
Ce livre n'apportera pas des explications sur le terrorisme ou sur les terroristes eux-mêmes; d'ailleurs, YM refuse toute intelligence relative au terrorisme et tout au long du livre, ôte ce isme et ne parle que de terreur ou de terroriste, comme quand il écrit:
"Le terroriste veut réussir sa mort pour n'avoir plus jamais à ne pas réussir sa vie."

Le livre est plein de ce genre d'énoncés et qui seront, par la plupart d'eux, développés dans le livre. Yann Moix a le génie de résumer en quelques mots des pages entières d'analyses d'exerts ou même des livres entiers, et je pense à un livre précisément, c'est Un Silence Religieux, de Jean Birnbaum.
Bien que je l'ai apprécié -en gros, le silence religieux est celui de la gauche qui, structurellement, n'avait pas pu comprendre l'emprise de la religion, la religion musulmane, sur la conscience des fidèles, et qui avait espéré, contre toute évidence, la métamorphose des citoyens musulmans en citoyens socialistes, ou qu'il étaient- (d'ailleurs, je l'ai acheté suite à une référence que YM avait fait à ce livre) et que je l'ai trouvé bien recherché, je cite ici la pensée de Yann Moix qui l'a bien emballé:
Le terrorisme des anarchistes n'a pas "fonctionné"; il fut, malgré les morts qu'il occasionna, un pétard mouillé. C'est que le communisme, le socialisme, ne peuvent représenter, ne peuvent incarner l'identité des jeunes en "perdition". Ce qui est explosif, dans le terrorisme islamiste, c'est cette rencontre du malaise de la violence consubstantiels à la jeunesse, de la causation identitaire et de la "religion". Le socialisme ne ressemble à personne, ne surgit de personne: il faut y adhérer, il faut aller le chercher. L'islam est donné dès le départ, il n'est pas un point d'arrivée: c'est lui qui, d'abord, adhère à moi.

Cette pensée se trouve dans la partie du livre qui fait le plus de référence au passé, à l'histoire. Refusant toujours de dresser une comparaison entre le terrorisme et les autres formes de désobéissances sociales, Yann Moix évoque les anarchistes du 19ème siècle et les punks des années 1970s, mais qui, eux, partaient d'une idée quelconque, d'une conception de la société et étaient conscients de leurs actes, ou du moins, espéraient que leurs actes aboutiraient sur quelque chose.
Cela dit, ce livre étant le produit d'une pensée d'un homme (d'un être humain) frôle le morbide.

Maintes fois je l'ai laissé tomber; les pensées de Yann Moix sont sculptées par un magnifique jeu de mots, et on veut lire davantage. Mais arrive un certain moment où l'on a le sentiment d'avoir tout compris du monde des terroristes et -par extension - du terrorisme même, qu'on se sente nous mêmes terrorisés à notre incapacité et impuissance de ne rien prévoir, de ne rien empêché alors qu'on souhaiterait être capable de prévenir, de cerner en quelque sorte, un quelconque futur attentat.
C'est un livre tellement lucide qu'il y a des moments ou on n'en peut plus, ou nous voulions plus lire, tellement il reflète notre stérilité face au terrorisme.

Ce livre est paru en Janvier 2017 alors que les attentats et le climat de deuil sont encore bien présents dans la conscience des Français. J'ai trouvé quelques unes des réflexions de Yann Moix dérangeantes, voir même choquantes. Moi-même, Libanais, témoin d'une série d'attentats terroristes au fil des années, et même avec le recul que j'ai par rapport au terrorisme en France, je me demandais s'il fallait mieux éviter quelques réflexions qui, par example sur Je suis Charlie ou encore sur le rassemblement / manifestation du 11 Janvier 2015:
Ambiguïté de l'expression "Je suis Charlie". Charlie est un journal, donc Charlie n'existe pas; et Charlie n'existe pas non plus comme personnage de fiction - il n'est pas un personnage du journal *Charlie*. Par conséquent, Charlie n'existe doublement pas.

[...] Charlie surtout est un raté total. Comme nus le rappelle Wikipédia, il ne parvient ni à faire décoller son cerf-volant, ni à jouer au base-ball. Il n'essuie en outre auprès des filles que des échecs. "Je suis Charlie", si Charlie est véritablement Charlie Brown, est lourd de conséquences: car celui qui rate sa vie, celui qui ne rencontre aucun succès auprès de la gent féminine, celui qui ne s'adapte pas: tel est justement le profil psychologique commun à tous les terroristes.

Contre quoi, in fine, a-t-on manifesté? Contre des faits! Contre un réalité! Les mots ne servent plus à dire la réalité, mais à la dénoncer. Les mots n'ont pas le droit de dire les choses: alors ils les crient, une fois que les choses qu'ils n'avaient pas pu dire on enfanté le pire. On formule.


En cadeau (du moins je l'ai perçu comme ça), Yann Moix nous donne son article de Libération paru le 12 Septembre 2001, suite aux attentats terroristes à New York. Je l'ai trouvé, rétrospectivement, encore plus perspicace sur la situation du monde post-9/11. En analysant l'hyperguerre, cette nouvelle situation de guerre permanente à laquelle les états est, désormais, livré, il écrit
Ces États, comme le virus du sida, évoluent, s'adaptent, mutent, s'inventent et se réinventent chaque jour. Ils se réduisent parfois à un seul individu qui, déguisé en bombe humaine, est à lui seul une idéologie, une armée, un danger. Après les hommes d'État, voici les Hommes-États. l'État politique se confond avec l'état biologique.


C'est un excellent livre, je dirai même que c'est mon livre-découverte de l'année 2017. J'ai eu beaucoup de plaisir en écrivant ce review et je le conseille à tous ceux qui sont passionnés, avant tout, par la langue française, même si le sujet même du terrorisme ne les intéresse pas.
Profile Image for Romain Blandre.
124 reviews8 followers
March 16, 2017
Terreur n'est pas un ouvrage d'histoire et ne se veut pas en être un. Yann Moix n'est pas historien bien que ses références à l'histoire sont assez nombreuses dans son dernier livre. Ce n'est pas non plus en romancier que se positionne ici le célèbre chroniqueur et lauréat du prix Goncourt. Il s'agit plutôt d'une compilation de pensées, de réflexions, de sentiments et de constations mises par écrit au moment des attentats de Charly Hebdo et de l'Hyper Casher. Par pudeur et pour avoir plus de recul, l'écrivain avait décidé de différer la parution de ce livre de quelques mois sans se douter que d'autres événements terroristes allaient toucher la France dans ce laps de temps et lui donner malgré lui matière pour étoffer sa réflexion et par là même son ouvrage.

Bien sûr, on ne peut pas être d'accord avec tout, c'est tout l'objet d'ailleurs de ce genre de travaux, mais ils ont se mérite de nous faire nous poser des questions. D'autant plus que Yann Moix consacre uniquement son livre aux attentats commis en France par, dans leur grande majorité, des Français, et que ces actes terroristes ont des spécificités qu'il est difficile de généraliser à tous les actes du terrorisme islamiste global.

Faire un résumé organisé de notes et réflexions jetées certainement sur papier ou consignées dans un carnet au jour le jour, en fonction des événements et de leur conséquences, s'avère assez périlleux. Quelques grands thèmes peuvent être cependant ressortis. Part est faite tout d'abord à ce qu'est pour l'auteur le terrorisme. C'est un acte qui innove dans la manière de donner la mort, un acte qui rend possible ce qui jusqu'à présent paraissait totalement impossible. Cet acte dont tout un chacun est une potentielle victime, simplement parce que, pour l'assassin, rien que le fait d'évoluer et de vivre dans la République française fait de vous un coupable à abattre. La seule chose qui nous a sauvés, c'est de n'avoir pas croisé la route du jihadiste au moment de la mise en oeuvre de son projet, de ne pas avoir été là au mauvais moment.

En découle l'idée que finalement la vie de tous Français, possibles cibles des terroristes, a changé depuis ces tragiques événements: les années qui nous restent à vivre sont devenues des années pendant lesquelles on essaye de ne pas mourir. Drôle de paradoxe d'ailleurs quand on voit les milliers de personnes qui ont défilé sous le slogan "je suis Charly". Pris au pied de la lettre, il positionne celui qui le brandit comme quelqu'un qui accepte d'être la cible des tueurs, qui se proclame ouvertement l'ennemi à abattre. Quelle drôle d'idée de penser que peut-être les victimes des terroristes, les ont-elles croisés quelques jours, quelques heures avant leur passage à l'acte, sur la future scène de crime, alors qu'ils étaient en situation de repérage pour préparer le dernier acte de leur vie ratée. Peut être les ont-elles frôlés, touchés, regardés, sans se douter que quelques instants plus tard ils deviendraient leurs bourreaux.

Quelle injustice aussi que celle de voir le terroriste, généralement dénué d'intelligence, se retrouver tout aussi célèbre que des artistes, des écrivains, des scientifiques. Dans notre société de la communication rapide et à grande échelle, n'est-il pas honteux que les encyclopédies virtuelles accordent une place tout aussi importante, voir plus importante à ces tueurs qu'à des hommes dignes d'être glorifiés pour leurs connaissances, leurs découvertes, leurs travaux, les œuvres qu'ils ont produites? N'est-ce pas non plus malheureux que ces hommes, en se donnant la mort au milieu de leurs victimes, aient mélangé leur propre mort à celle de leurs victimes, souillant une ultime fois leur dignité et leur corps ?

D'autant plus que cette souillure est aggravée par la stupidité au sens propre du terme des assassins. N'ayant pas les capacités intellectuelles d'expliquer ce qu'ils considèrent comme juste, les jihadistes ne s'embarrassent plus de justifier le massacre. Ils tuent et c'est tout. Et quand ils ciblent un groupe de personnes comme les juifs par exemple, ils n'arrivent pas à expliquer les causes de leur haine. Tuer se suffit à lui-même. La seule chose qu'ils soignent c'est la diffusion la plus travaillée possible des images de leur massacre. Conscients, car issus eux -mêmes de cette société avide de spectacles et d'effets spéciaux, qu'un vrai travail de mise en scène est nécessaire pour capter l'attention, surtout des plus jeunes, ils mettent tout en œuvre pour attirer le regard et livrer une image belle, lumineuse et moderne, même quand les scènes filmées sont dégoûtantes à regarder.

Alors qui est responsable de tout cela? Les terroristes bien sûr! Et oui, ce terrorisme a quelque chose à voir avec l'islam. Ce n'est pas ce que veut ou demande l'islam, ça on en est sûr, mais les tueurs sont bien des musulmans qui suivent, non pas le texte original du Coran qu'ils ne sont pas capables de lire par manque de maîtrise de l'arabe, mais bel et bien un discours sur le Coran fait par des fanatiques.

Le terrorisme est-il un mal issu d'un défaut de la démocratie française qui prône et impose dans tous les domaines l'égalité des Hommes? Car si tous les hommes sont traités de façon égalitaire, cela signifie qu'ils ont tous les mêmes chances de réussir au départ. La République fournit à chacun les conditions à la réussite et par conséquent, si échec il y a, il ne peut être expliqué que par le manque d'efforts fournis par celui qui rate sa vie. Non! Tout le monde n'a pas les mêmes chances et les mêmes capacités; et non! Tout le monde ne doit pas être traité de la même façon. L'échec crée la rupture et de la rupture naît la frustration, le rejet, l'isolement et la faiblesse.

Là dessus vient se greffer le refus par nombre de Français du sentiment national, trop souvent et trop facilement mis au ban car assimilé aux théories de l'extrême droite. Il est devenu gênant d'aimer son pays et normal de le détester. Comment, dès lors, demander à des immigrés ou descendants d'immigrés d'aimer un pays que les Français eux-mêmes n'arrivent plus à aimer? Comment demander aux autres de faire ce que nous ne sommes plus en mesure de faire nous mêmes.

Tels les punks à leur époque, les jihadistes sont jeunes, sont en échec et sont en rébellion avec ce système, avec cette société qui n'offrent qu'à une poignée de personnes l'occasion d'entrer dans la postérité et dans la mémoire longue. Pour le jihadiste, le seul moyen d'accéder à la célébrité mondiale sera le nombre de personnes qu'il aura tuées, et la manière dont il aura répandu la mort et orchestré son propre décès. A ce titre, le terroriste a réintroduit en France la peine de mort; les assauts des forces spéciales françaises aboutissant généralement à la mort des terroristes devant les caméras. Et pourtant selon l'auteur, l'acte terroriste qu'est l'attentat est "la réussite suprême de l'échec". Voilà de quoi provoquer, alimenter et raviver les débats moraux et civiques en classe ou ailleurs.
Profile Image for Clare.
137 reviews
February 19, 2023
J'étais donner ce livre par un de mes amis et, à lui, je dis merci et bravo bon choix! Ce livre est un exercice de réflexion. Jamais j’avais lu un livre qui m’a forcé à réfléchir si souvent, qui m’a encouragé à prendre des notes copieuses et faire des pauses après chaque paragraphe pour digérer ce que je venais de lire.

Le style d'écriture facilite la réflexion; chaque pensée de Yann Moix est désignée sa propre section. Parfois il discute en détail ses pensées ou ses arguments; parfois c’est une seule phrase et voilà, prochaine idée, jamais revisitée.

C’est clair que Yann Moix écrit de ses émotions, qu’il les laisse accoucher des idées extrêmes, polémiques, humaines, équivoques. À plusieurs reprises, il contredit ce qu’il avait dit auparavant mais moi je crois que c’est à cause des cycles des émotions qui changent nos idées, nos avis, nos point de vue du monde qui, après des événements tragiques, sont vraiment liées à la changement d'émotion que nous traversons en essayant de retrouver l'équilibre dans nous-mêmes, équipés avec des souvenirs qui laissent dans nos bouches un goût différente après chaque remémoration.

Ben, je ne suis pas d'accord avec tout que Moix dit dans ce livre; parfois il dit vraiment des bêtises et plusieurs fois j'étais un peu fâchée. Si j'écrirais sur le contenu du livre, j'écrirais des tomes énormes et bien sûr j’ai pas le temps. La seule chose que je veux noter sur le contenu est que c'était très puissant comment il a parlé des terroristes comme un groupe homogène, comme les “autres”, en fait utilisant la même technique qu’ils utilisent contre les non-croyants, les gens qu’ils tuent. Moix ne traite pas les terroristes des attentats de 2015 et 2016 comme des célébrités insidieuses; plutôt il en parle comme des moins-que-riens et quand il les réfère par leur noms, c’est pour les ridicules.

Si vous voulez lire quelque chose qui vous invite à réfléchir, considérez ce livre.
Profile Image for fafnirfile.
34 reviews5 followers
June 2, 2018
Redécouvrir la joie de lire autre chose qu’un roman.

Terreur est un livre intelligent, brillant, mais pas seulement.

Ce n’est pas exactement un dialogue, encore moins un monologue, ni vraiment une série ou un enchaînement de réflexions. On est sur quelque chose d’autre, des circonvolutions de pensées, un regard franc posé sur l’extérieur et sur soi. Et bien sûr, à qui le voudra bien est ici offerte l’opportunité d’entendre une voix, des voix mêmes, celle de l’auteur et de tous les écrivains qu’il fait parler et qui lui parlent.

Un livre dont le thème central est le terrorisme, certes, mais qui est infiniment plus riche que cela.

Bref, voilà de ces livres qu’on referme en sachant pourquoi on lit, pourquoi les livres, pourquoi la littérature.
Profile Image for Sandra.
16 reviews12 followers
November 7, 2017
Voilà un livre difficile à évaluer. il mériterait au moins 4 étoiles pour la finesse de l'écriture, la recherche, la réflexion surtout. Je ne suis pas forcément d'accord avec toutes les pensées de ce livre mais il faut bien avouer que beaucoup d'entre elles ont été source de questionnement et de reflexion. en revanche, le format et la longueur rendent le livre assez indigeste par moment. quant au sentiment procuré en le lisant, il est encore assez mitigé: entre peur et malaise. c'est pourquoi J'ai finalement décidé de lui attribuer 2 etoiles.
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