Une plage déserte au début du printemps : paradis des véliplanchistes et des amants égarés. Barbara et José sont un couple d'amoureux en cavale. Ils fuient leur passé. Elle, ses études et sa famille. Lui, ses boutiques de vêtements et son âge : il a trente ans de plus qu'elle. À Cap Kalafatis, île de Mykonos, ils rencontreront un jeune étudiant qui deviendra, pour quelques jours, leur miroir, leur jouet et, peut-être, leur sauveur. Dans ce huis-clos au soleil, l'auteur installe, avec son art de la litote teinté d'ironie, un climat mi-pinterien, mi-hitchcockien qui inquiétera et envoûtera le lecteur.
His thirty-fifth novel, 125 pages, priced 15 Euros bought for 4, second-hand. Not a novel per se, rather a hybrid between a short story and a stage play. Back in the early nineties, on a Mykonos beach, three characters, three swingers: José, 54 years old, affluent parisian clothes shop owner, his girlfriend Barbara, torrid and topless, and Nicolas, an ingenuous passer-by. Swinging: the practice of swapping sexual partners in a group. Usually begins with swapping small talk. Nicolas, who has read the dictionary (afterall he is a Sorbonne student) has nothing to swap, except his phoney lines. Why would José offer him to sleep with his jaw-dropping sweetheart? Is José used to baiting straight guys who lost their way in Mykonos with his half-naked fiancees? Why does this couple even bother telling him all their stale couple memories, like that night in Vegas when they won twenty grand and sipped sparkling rosé, rosier than the desert dawn skies? So corny I had to pinch myself. Those were the days. Nicolas remembers fondly his encounter. So? Does time ever make things more interesting? Besson papers over the cracks of his empty storyline by delivering a retelling of memories, rather than the story itself. But the added narrator's POV on the story does not change the peripeteia, or the absence of. The exasperated reader just wants to know the answer to the riddle, the underlying filth, and then to move on to the end word, fast. Suddenly, Barbara, who likes to read - whom, Besson? - bursts into a tirade of incongruous lyricism: definitely Besson. Because Besson is no ventriloquist: you can read his lips when his characters talk. Cape Kalafatis - some title for challenged dyslexics like myself, could have been a theater play: white sand on stage, actors in swimsuits, windsurfing accessories, a Quicksilver sponsorship, all of it on a backlit deep blue backdrop of the Aegean Sea and the Cyclades skies. Except the audience, bored out of their minds by the blah blah would have left long before the goofy climax. And missed a giggle.
"Cap Kalafatis" est probablement un des livres plus bizarres que j'ai jamais lu. Le scénario et la présentation des personnages est brusque. Au début, il semble que la narration est trop lente, mais la structure des chapitres compense cette apparente lenteur initiale.
Le problème que j'ai eu avec ce livre est l'absence d'un cible ultérieur. La trame est plutôt faible et pas très intéressant.
Un homme se promène sur une plage du Cap Kalafatis, sur l’île de Mykonos. Il se souvient des événements 25 ans avant. Lui, Nicolas, jeune étudiant qui rencontre Barbara qui se bronze quasiment nue. Elle semble être seule et ne s’intéresse pas aux hommes, mais quand José, un quinquagénaire un peu en surpoids, arrive, Nicolas comprend qu’ils sont un couple amoureux quoique José ait trente ans de plus qu’elle. Un ménage à trois bizarre commence sur l’île grecque et Nicolas ne peut jamais être sûr de ce que Barbara et José lui racontent. José, a-t-il vraiment une assurance-vie qui garantit trois millions à Barbara après sa mort ? Est-il véritablement malade ? Et pourquoi est-ce qu’ils lui forcent à passer la nuit avec Barbara ? C’est quel jeu qu’ils jouent avec l’étudiant ?
Patrick Besson nous non seulement mène à des lieux déserts mais aussi au bord de notre bonne foie. Comme Nicolas, le lecteur ne sait jamais ce qui se passe effectivement, si on peut avoir confiance en Barbara et José où s’ils sont un peu fous – ce n’est pas pour rien que Barbara nomme André Breton comme son auteur préféré. On a un amour bien étrange, ce n’est ni l’amour fou de ceux récemment tombés amoureux, ni celui du vieux couple qui se connaît depuis toujours et s’entend sans parler. Quand-même, il y a une communication entre José et Barbara qui échappe à Nicolas. Mais c’est avant tout la séduisante jeune femme qu’il ne comprend pas, elle semble être trop flottante.
Le roman profite des dialogues vivants et authentiques, des nuances et du jeu que le couple joue. Au moment où on croit avoir compris, tout s’écroule et on commence à nouveau – mais à vrai dire, il y restent même après le dernier mot, des incertitudes et doutes. Patrick Besson sait vraiment jouer avec ses lecteurs.