Un soir de l'hiver 1979, quelque part dans Paris, j'ai croisé une femme de treize ans dont la réputation était alors « terrible ». Vingt-cinq ans plus tard, elle m'inspira mon premier roman sans que je ne sache plus rien d'elle qu'une photo de paparazzi. Bien plus tard encore, c'est elle qui me retrouva à un détour de ma vie où je m'étais égaré. C'est elle la petite fée surgie de l'arrière monde qui m'a sauvé du labyrinthe et redonné une dernière fois l'élan d'aimer. Par extraordinaire elle s'appelle Eva, ce livre est son éloge. S. L.
Un roman d’amour qui dynamite tout ce que l’appellation pourrait avoir de mièvre. Nelly Kaprèlian, Les Inrockuptibles .
Dans le récit naïf et raffiné d’un écrivain rattrapé in extremis par la providence, Simon Liberati est très bon. Redoutable. Nils C. Ahl, Le Monde des livres .
Aș putea să spun mai multe despre Eva, despre un roman controversat. Eva e doar o Lolita modernă, un oaspete întârziat. Mi-a plăcut generozitate metaforei, stilul abrupt, fluxul gândurilor. Scriitorul se lasă pradă unei obsesii, își diluează toate esențele vitale, stă la îndemână nimicului, un gol îl înghite, altul își face loc.
O carte bună de citit într-o singură zi, o carte grăbită, ca un actor de cinema, ca un intrus pe un platou de filmare pustiu. E ciudat.
Je ressors épuisée, vaguement écoeurée et quelque peu énervée de la lecture d'Eva.
Une très belle plume, certes un peu pontifiante, quelques fulgurances (j'ai beaucoup aimé la dualité Eva, la femme, le sujet/Eva, l'objet de l'oeuvre de sa mère, de ses propres délires, et de ce livre), mais surtout énormément d'égocentrisme, de parisianisme et d'autosatisfaction. S'y ajoutent une bonne dose de name dropping et d'entre-soi et une fascination plus ou moins malsaine pour l'enfance d'Eva Ionesco de la part de son mari et j'ai vraiment dû lutter pour venir à bout de ce, pourtant court, roman.
Il semble faire une quasi unanimité parmi la critique et est promis à toutes sortes de prix lors de cette rentrée littéraire mais ne m'a absolument pas convaincue.
Si le livre déçoit c'est pour la même exacte raison qu'il parvient parfois à nous enchanter. Alors que l'on s'attend à la lecture d'une histoire d'amour l'auteur propose une réflexion sur la littérature en action et le fantasme de voir le personnage d'un de ses romans entrer dans sa vie. L'écriture est belle, parfois un peu pesante mais certains passages valent vraiment l'effort que nous infligent certains paragraphes. Au final un livre un peu décousu et volontairement bohème qui est traversé de fulgurances poétiques.
In the Ionesco family there is the grandfather Eugène, his daughter Irina and his grand daughter Eva. Irina is photographer. Much talent. Problem her uses her daughter Eva. Erotic photographs. Paedophiles photographs. How to live when your body is exposed to all. Then Eva endangers herself. 13th years, drug, alcool, Le Palace... Eva had for friends dangerous people, Sid Vicious, Alain Pacadis… They all are almost died. Eva survived. Libérati loves Eva. He drew up this tomb to her, sometimes moving, often ridiculous. Style is sometimes blazing, often ridiculous. We forgive much with the acts made by love. The only quality of this book is to dip back us in our Eighties, insane and festive period until that the HIV move us in another era.
Nici un mare roman de dragoste, nici o carte indrazneata si impudica, asa cum a titrat L'express (nu ca ne-am fi asteptat). Cam 75 de pagini chiar reusesc sa starneasca interesul, mai curand prin exotismul vietii insasi. Restul e neputinta. 2,8/5
Ce a fost asta? Nu am înțeles ce am citit. Aș fi vrut să-i dau 1/5⭐️, dar figurile de stil dintre coperți ar putea sârbi drept sursă de inspirație. În rest - curată demagogie cu pretenții ba de “Lolita”, ba de “Copiii din Bahnhoff Zoo”. El e cu câțiva (4-5, nu am mai reținut) ani mai mare decât ea și se îndrăgostește fără nume. Eva Ionesco - o tânără nu tare frumoasă, supraponderală la fel ca mama ei (m-am lăsat mințită de copertă) - Irina care încă de la 11 ani o fotografiază nud cu niște babalâci libidinoși pentru… bani. Mai târziu fata are tot felul de probleme. Vă las să le descoperiți singuri. Mie nu mi-a plăcut.
Lu après avoir écouté les critiques élogieuses du masque et de la plume, j'ai été ravie, et ce, au sens étymologique du terme. Porté par la plume érudite et délicate de Simon Liberati ce portrait de femme, entre impressionnisme et Pollock m'a transportée dans le Paris du Palace, des 70's, sale et flamboyant, légèrement écœurant mais pour autant toujours aussi fascinant.
Un livre voyeur qui voudrait dénoncer le voyeurisme? Voilà que je reste perplexe, voir mal à l’aise. C’est comme si il fallait déshabiller et dénuder encore Eva, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien que la bave des concupiscents sous les projecteurs.
Et surtout: encore un auteur qui parle de lui, lui et elle et, parfois, elle et sa mère. Pourquoi tant d’égo dans une bio?
Finalement, merde aux références et citations élitistes et prétentieuses!
« J'ai su très vite qu'Éva allait me rendre heureux, c'est-à-dire m'affoler, bouleverser ma vie si complètement qu'il faudrait tout refaire autrement et dans le désarroi, seul symptôme incontestable de la vérité. »
Un livre que j'abandonne... j'ai essayé, 2 fois, mais non, vraiment, je n'accroche pas. j'ai l'impression que l'auteur s'écoute écrire : quand on a fini une phrase, on ne comprend pas son sens ...et en + l'histoire ne me branche pas
Quelque peu avant son emballement médiatique, je remarquais ce livre sur le présentoir de la librairie. Intriguée par la photo mais aussi par le synopsis (car vous l’aurez compris, j’apprécie les histoires vraies qui m’apprennent plein de choses), je le mis sur ma liste de lectures du moment.
L’auteur, Monsieur Liberati, qui n’en est pas à son premier roman, nous raconte son histoire d’amour avec « Eva », née à Paris en 1965, ancienne enfant-star connue pour ses photos plus que sulfureuses – elle pose notamment dans le magazine Playboy en 1976, je crois, et joua même dans des films érotiques considérés désormais, heureusement, comme de la pédopornographie – mises en scène par sa mère, Irina, dans les années 75-80, période où ses frasques et ses débauches se fondaient manifestement dans la masse.
Nous ouvrons donc le livre dans l’attente d’une (belle) histoire d’amour ainsi que la découverte de cette mystique Eva… Hélas, il suffit de quelques pages pour se rendre compte qu’il n’en sera rien et nous devrons attendre la 162ème page pour que l’auteur entame un semblant de récit chronologique et biographique qui ne durera que quelques paragraphes!
Cela n’est ma foi pas le seul obstacle à la lecture de l’ouvrage. L’écrivain choisit un vocabulaire et un phrasé compliqués, utilisant des métaphores et références à des artistes, écrivains, personnages mythologiques et historiques peu connus du lecteur lambda ce qui est, par conséquent (et peut-être même volontairement) ressenti comme un étalage de sa culture agrémenté d’un style prétentieux. A sa décharge, Liberati nous le dit lui-même, il écrit pour « séduire l’élite » et non pas la pauvre blonde que je suis…
Grand bien lui fasse malheureusement cette façon suffisante d’écrire (je cite) ne correspond pas à l’histoire narrée. Liberati semble ainsi « s’écouter » écrire et nous empêche de rentrer dans son histoire si bien qu’on ne le lit pas comme une ode à la femme qu’il aime, d’autant plus qu’il ne lui donne jamais la parole et n’a jamais une phrase un tant soit peu romantique à son égard, mais plutôt comme une alignée de phrases sophistiquées et compliquées pour s’encenser lui-même et sa propre existence.
Au final, ce livre est loin de rendre justice à la pauvre Eva et nous laisse avec un sentiment de jugement plutôt que d’amour à tel point que je me suis forcée à le lire jusqu’à la fin pour m’assurer que leur histoire « d’amour » soit toujours d’actualité.
Eva, Simon Liberati, Editions Stock, août 2015, 278 pages.
Il m'a fallu un temps pour digérer ce bouquin, pourtant pas si long, mais au combien lourd et lent.
Au lieu d'une intrigue linéaire, Simon Liberati nous entraîne dans une chasse au trésor sans sens dans laquelle le trésor est sa femme, Eva Ionesco. Il nous entraîne dans différents chassés-croisés, de leur rencontre à leurs disputes, à leurs projets. Nous avons bien du mal à suivre la ligne du temps de ce récit, bien plus qu'un roman ou un biographie.
Bien souvent, j'ai voulu laisser tomber ce livre parce que sa lecture m'était infiniment laborieuse et ennuyante, mais si j'ai tenu bon, c'était pour le personnage mystérieux d'Eva Ionesco, plus que pour la plume de Liberati. L'auteur paraît comme un bourgeois pédant tapi d'ennui, alors qu'Eva est une étoile lumineuse qu'on poursuit de page en page sans véritablement l'attraper.
Peut-être malgré moi, j'espérais quelque chose de plus scandaleux, un tracé de la vie outrageuse de la fée terrible qu'est Eva Ionesco, mais rien de plus scabreux que quelques voyages à New York ou en Espagne ont troublé ma quiétude. Si vous prenez ce livre pour une histoire semblable à "My little Princess", passez votre chemin.
Livre inégal avec pour sujet ambitieux de s'attacher à la jeunesse fulgurante d'Eva Ionesco qui nous replonge dans un temps que je n'ai pas connu mais auquel il a souvent été question dans les années 80-90 dans lesquels j'ai grandi, un temps qui mêlait les interdits, les dépravations et une forme de beauté trash, punk. Le style d'écriture de Liberati est par moment saisissant, son érudition n'est pas en reste même s'il fonctionne plus par allusion que par pédagogie. Reste un magnifique va et vient plein d'abîmes entre la babydoll d'alors et la femme adorée avec laquelle il partage dorénavant sa vie.
1ere lecture de la sélection du prix Goncourt des lycéens. Je ne vais pas aller jusqu'à dire que j'ai été déçu, mais je m'attendait à mieux. J'ai l'impression d'avoir lu 300 pages m'expliquant qu'une jeune fille faisait de la photo porno avec sa mère. J'ai réussi à le finir donc je suppose que ça ne m'a pas non plus répugné mais je ne conseille pas ce livre, sauf pour quelqu'un qui s'interesse à Eva Ionesco.
Je ne saurai que dire sur ce que j'ai pensé de ce livre... Je pense qu'il me faudra quelques jours pour le digérer... Beaucoup de mal avec le style de l'auteur, beaucoup de références que je ne maîtrisais pas... J'en attendais sûrement plus... Mais on sent vraiment que l'auteur a voulu rendre hommage à sa muse... Quelques beaux passages oui mais pour moi ça sera une lecture sans plus...
Une passion ireelle pour un etre unique. C est ce que Liberti cherche a partager. Des moments emouvants beaucoup de poesie autour des annees atroces d' Eva. L ensemble ne m a pas convaincu: Recit decousu...amour surnaturel... Peut etre suis je trop cartesienne, je n y ai pas cru.
C'est l'amour d'une vie. Récit d'une enfance brûlée, volée, de l'attirance presque prophétique de deux êtres. Un questionnement sur le rapport entre muse et artiste.