Dans ce portrait de l'indomptable Louise Michel, figure emblematique de la Commune, Henri Gougaud se glisse dans la peau de la Vierge rouge . Il fait revivre tour a tour la petite batarde sans le sou passionnee de litterature, la jeune institutrice, l'insurgee bravant la mitraille des Versaillais, la bannie de Nouvelle-Caledonie, toujours attachee au drapeau rouge, jamais lassee d'appeler a la Revolution. De cette femme sauvage et temeraire, eprise d'independance et d'absolu, le romancier ne cache rien. A travers son recit d'une force incomparable, jamais Louise Michel - son esprit intransigeant, son courage, sa curiosite d'esprit, sa bonte, son devouement a la cause des demunis - n'a ete aussi vivante.
Henri Gougaud retrouve une flamboyance hugolienne pour evoquer la revolutionnaire. Philippe-Jean Catinchi, Le Monde.
Ici s'ecoule le fleuve tumultueux d'une vie; un poeme epique furieux aux accents de chanson realiste. Fabienne Pascaud, Telerama.
Quand Henri raconte Louise, c'est ici et maintenant, il n'y a plus de temps logique, plus d'impossible et l'être du futur que je suis entend battre tous les espoirs de cette folle entêtée... Oui, nous avons besoin de Louise et nous avons besoin qu'Henri nous la conte. A lire et relire donc, de métros bondés en calme après-midi des dimanches, à cette heure où d'autres nous ont si chèrement obtenu nos droits d'Hommes debout que nos mémoires si souvent défaillantes et notre passivité d'âme risquent de laisser disparaître! "Captivée par la vie, fascinée par la mort, elle est peut-être folle, oui. Mais c'est de la haute folie des funambules entre deux cimes, parmi les oiseaux étonnés".