Forgée après la Première Guerre mondiale, l'expression "Belle Epoque" correspond-elle réellement aux années 1900-1914 qu'elle désigne? Pour certains mémorialistes, la misère, le chômage, la dureté de la condition ouvrière et paysanne éloignent cette quinzaine d'années d'un mythique âge d'or. Elles s'éclairent pourtant de plusieurs aspects positifs: embellie économique, dernières splendeurs du franc germinal, essor de l'automobile, débuts de l'aviation, démarrage du cinématographe et, surtout, extraordinaire floraison artistique et musicale, des Demoiselles d'Avignon aux Ballets russes. Avec son talent d'exposition et sa clarté habituels, Michel Winock montre l'authentique unité de cette époque, et en quoi elle constitue l'apogée de la Troisième République.
Un excellent bouquin où ce cher Michel Winock se livre à un examen à 360° des années 1900-1914 pour répondre à la question : était-ce vraiment la belle époque ? Politique, démographie, économie, situation des femmes, culture, distractions, société : tout est examiné de façon jamais pédante, toujours intéressante. On découvre l'importance de responsables politiques comme Waldeck-Rousseau, effacé des les manuels d'histoire par Clémenceau ou Poincaré alors que pourtant... on se familiarise avec la grande diversité de la famille républicaine. Winock montre bien cette alchimie de l'époque, où le progrès technique des rotatives a rencontré la démocratisation de l'instruction et la richesse du débat d'idée pour déboucher sur l'âge d'or de la presse... Alors, belle, cette époque ? Oui, à condition de n'être pas ouvrier ou pire, ouvrière ou domestique. De l'histoire comme on l'aime. Si on pouvait suggérer à l'auteur un chapitre manquant peut-être : la situation de l'enfance, des enfants, la manière dont l'enfance était vécue, vue et pensée.
Thematisch, und von Winocks sozial- und ideengeschichtlichem Ansatz her ungeheuer faszinierend (ich würde mir ein Buch wünschen, dass das deutsche Kaiserreich ähnlich analysiert), als Zusammenfassung einer Vorlesungsreihe ein klein wenig trocken geschrieben.
Se lit très facilement ! Par thème ( religion, crime...), malgré une erreur a la première page ! ( René Waldeck Rousseau aurait donc été président du conseil ? Tiens !)