Françoise Lefèvre débute en littérature en 1974 et chacun de ses livres raconte des épisodes marquants de sa vie. De La Première habitude à son dernier livre Un album de silence (2008). Vie amoureuse, vie sentimentale, vie d'errances parfois, vie en écriture aussi.
Ainsi, Les larmes de André Hardellet (1998) relatent une rencontre unique entre la jeune romancière et le poète de La Cité Montgol : sur la place Desnouettes, au sud du XVe arrondissement de Paris. Le 23 juillet 1974, le poète malade et désenchanté rencontre cette jeune femme. Le courant passe d'emblée. Les nouveaux amis projettent une visite le lendemain, à Vincennes, ville natale de Hardellet. Elle n'aura pas lieu : le poète meurt durant la nuit.
Son fils Hugo Horiot, dont elle a évoqué l'autisme dans son livre Le Petit Prince Cannibale, a publié en 2013 un récit de sa maladie (Syndrome d'Asperger) : L'empereur, c'est moi, aux éditions de l'Iconoclaste.
Discrétion et isolement, attachement à la terre bourguignonne, loin des remous du monde de l'édition, partage avec ses enfants tous artistes, dans des disciplines différentes (musique, peinture, écriture) : voilà les traits d'une personnalité engagée dans le travail secret de l'écriture. Un nouveau livre en préparation, mais pour quand ? Chez Françoise Lefèvre, l'élaboration et la maturation romanesques peuvent prendre longtemps.