En apparence, les méthodes de management ne cessent de se renouveler : on ne compte plus les prétendues nouveautés qui apparaissent jour après jour sur ce marché. En réalité, le management tourne en rond : les organisations sont toujours confrontées aux mêmes problèmes et leurs dirigeants puisent dans un corpus de doctrines simplistes les moyens de les résoudre. Dans ce second volume de Lost in management, François Dupuy s’attache à démonter les mécanismes de l’appauvrissement de la pensée managériale et à en montrer les graves conséquences pour les entreprises. L’ignorance persistante des acquis des sciences sociales en particulier cause des ravages. Habillant les idées reçues d’un jargon déconnecté de la « réalité », dirigeants et managers commettent des erreurs de raisonnement et des confusions qui pénalisent toujours plus leurs décisions. À travers des exemples de la vie quotidienne en entreprise, cet ouvrage montre la responsabilité des grands cabinets de conseil et des business schools dans la diffusion de cette pensée paresseuse et de ces pratiques surannées avec lesquelles il est encore temps de rompre.Sociologue des organisations, François Dupuy a enseigné à l’INSEAD et dans plusieurs business schools à travers le monde. Il conseille aujourd’hui de nombreux dirigeants en Europe. Le premier volume de Lost in management a reçu le Prix du meilleur ouvrage sur le monde du travail en 2012.
Si vous avez travaillé dans une entreprise (de services) publique ou privé, le contenu de ce livre ne fera que confirmer votre ressenti.
Mais François Dupuy le formalise admirablement bien. Aucune solution ad-hoc n'est proposée, et pour cause, François Dupuy rejette l'idée de pouvoir standardiser un processus unique qui soudainement se transformerait en un nouveau consommable.
La description de l'intelligence ordinaire, de l'intelligence des acteurs (malheureusement pensée comme une résistance au changement qu'il faudrait casser), du culte du "terrain" et des valeurs comme objectifs, des l'incapacité d'innovation des business schools... sont nécessaires pour une prise de conscience de l'échec du management actuel.