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Rainbow #01-03

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Dans les années 1950, le combat quotidien de sept jeunes prisonniers qui partagent la même cellule, contre la violence des gardiens de la maison de correction de Shio. Ce volume réunit les 3 premiers tomes.

624 pages, Paperback

Published November 1, 2015

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Profile Image for Sebastien.
344 reviews4 followers
September 13, 2017
Après avoir lu Hideout et Green Blood de Masasumi Kakizaki, il m’était impossible de ne pas me procurer Rainbow, l’une de ses premières oeuvres avec l’auteur George Abes (yep un japonais malgré son nom). Apres avoir lu mainte critiques et de voir que ce manga se retrouvait sur la liste de multiples site dans la section incontournable, c’est avec beaucoup d’attente que j’ai entrepris cette lecture. Voici donc ce que j’en ai penser.

L’histoire tourne autour de 6 jeunes garçon qui sont incarcéré dans une maison de redressement japonnaise pour mineur pendant les années 50, années noires du japon selon plusieurs historiens. C’est donc dans cette prison qu’on verra évoluer et tenter de survivre ces 6 personnages jusqu’au jour de leur libération et de la possible réalisation de leur rêves. A prime abords on pourrait croire que la série ne s’en tiendra qu’à cette histoire, mais je fus très surpris de voir que cette histoire de maison de redressement serait le centre de cette histoire, mais non ce n’est que l’introduction. Séparée en parties l’auteur nous fait bel et bien vivre plusieurs années de vie de ce groupe de garçons jusqu’à environ 10 ans après leur libération.

Bien que le titre part fort et rapidement, c’est avec une certaine amertume que nous devons faire face à un changement de ton et d’époque après a fin de la première partie. Par la suite on doit se tapper plusieurs petites histoire qui ont un lien entre elle sans pour autant se faire nécessairement appelé sagas. Oui certaines histoires s’étirent sur plusieurs volumes, mais elle sont rares et on a plutôt droit à de petites apartés où les personnages font face à la vie entouré de leur amis et partenaires de la fameuse cellule 6 du niveau 2 de la maison de redressement de shonan (comme moi vous allez le savoir par coeur à la fin). Je déteste dire ça (car tous les critiques font chier avec ça et a se prendre pour des gros connaisseur a cause du terme) mais l’histoire tombe vraiment beaucoup dans le réchauffé, le cliché et surtout dans le prévisible. On se fait enfoncer un peu de force le message de l’amitié et du courage qui bien qu’intéressant, n’était pas nécessaire vu le thème et le cosonnance seinen de l’oeuvre. À un moment donné, le pouvoir de l’amitié j’en ai soupé et pas besoin de m’expliquer le tout en gros sur une page, j’avais compris.

Un point intéressant de l’histoire est qu’on dirait que c’était vraiment raconté par un grand-père qui voulait passé un message. Un grand père sadique et graphique à l’os se vautrant dans une certaine violence noire et dépressive, mais un grand père tout de même. Le but de l’histoire étant de démonisé l’américain sale, de faire pleurer les japonnais face à leur histoire noire et surtout de passé un message d’amitié et de courage bien gravé. Ce n’est pas que c’est mauvais, loin de là, mais j’ai vraiment eu l’impression que l’auteur a manqué de jus et qu’il a été victime d’un succès inespéré et qu’il a allongé la sauce le plus longtemps qu’il a pu. Je n’ai rien a redire sur la qualité du texte, de l’histoire et des émotions véhiculés. Cependant, on a droit à une entrée en matière carrément canon, a une suite assez bonbon et une finale un peu mouton par la surenchère et par la légèreté du finale.

Au niveau du dessin là je peux dire que sa frôle la perfection. Masasumi Kakizaki est un dessinateur hors pair qui est parmi les meilleur du style manga au japon point (si vous avez la chance jettez un oeil sur sa dernière série Bestiarius, les dessins sont débiles). Que ce soit au niveau des décors, des personnages où des fresque historique, tout est presque parfait. Je donne 5 sur 5 à cette série pour le dessin seul. Si ce n’était d’un scénario inégale et d’un thème un peu trop enfoncé dans la gorge ce manga aurait frôlé la perfection.

Justement parlons en du thème. Au début on a la survie en maison de redressement où les gardiens sont cruels, où les détenus sont sans espoir et où l’image noire de la série prend toute son ampleur. Un seinen pure et dure, du moins jusqu’à la fin de la première partie. Car a partir de la partie 2 on a l’impression de lire un genre des shonen dark tant le thème de l’amitié est peinturé partout. Ce n’est pas que l’histoire était pas bonne, mais dans un thème noir et déprimant le fait de nous garocher a grosse poigné des thème d’amitié et de courage sa fini par détoner un peu et surtout d’enlever à l’ambiance si bien installé dès le début du manga. Par contre, un gros point positif, ce manga nous plonge de manière immersive dans la vie du japon pendant les années 50 et 60. La noirceur et le poid d’avoir perdu leur guerre contre les USA est palpable et donne place à une ambiance vraiment recherché et surtout passionnante. Je peux comprendre que l’auteur a voulu nous faire vivre une histoire de courage et de lumière au bout du tunnel, mais j’aurais pris en moins grande dose.

Finalement Rainbow aura été encore une fois un manga de grande qualité mais qui n’était pas à la hauteur de mes attentes ou en plus réaliste loin de l’histoire que je voulais lire. Je pensais que l’histoire était de 22 volume sur la vie en prison et les 2-3 années que ces jeunes allaient passé sous forme de 3 partie avec un créchendo accentué sur le désir de survivre et une quatrième partie qui traitait de la vie après. Mais non, j’ai eu droit à une partie sur la prison et 3 sur la vie après. Point tout de même intéressant car beaucoup d’histoire nous laisse sur notre faim en ne sachant pas se qui arrive après aux personnages. Rainbow lui nous donne une fin de 18 volumes, inégale mais quand même de qualité. Ce manga aurait mérité un solide 4.5 comme note et je suis loin d’être déçu de ma lecture. Cependant c’est difficile d’apprécié a sa hauteur une oeuvre dont tu est carrément a côté de la track et que le meilleur bout de l’histoire sont les 4 premiers volumes. Je recommande tout de même ce manga a tout le monde car par sa qualité graphique hors norme, son ambiance noire et bien présenté ainsi qu’une histoire, bien que un peu trop centré sur le thème de l’amitié, nous laisse toute de même réfléchir. Un bon manga a connotation historique que tout fan du japon devrais au minimum lire un jour.
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