Jump to ratings and reviews
Rate this book

La petite femelle

Rate this book

Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée d'avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette beauté ravageuse dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché avec les Allemands, a été tondue, avant d'assassiner par jalousie un garçon de bonne famille ? Ou n'est-elle, au contraire, qu'une jeune fille libre qui revendique avant l'heure son émancipation et questionne la place des femmes au sein de la société ? Personne n'a jamais voulu écouter ce qu'elle avait à dire, elle que les soubresauts de l'Histoire ont pourtant broyée sans pitié.


Telle une enquête policière, La Petite Femelle retrace la quête obsessionnelle que Philippe Jaenada a menée pour rendre justice à Pauline Dubuisson en éclairant sa personnalité d'un nouveau jour. À son sujet, il a tout lu, tout écouté, soulevé toutes les pierres. Il nous livre ici un roman minutieux et passionnant, où l'on retrouve son humour irrésistible, son inimitable autodérision et ses cascades de digressions. Un récit palpitant, qui défie toutes les règles romanesques.




737 pages, Pocket Book

First published August 19, 2015

29 people are currently reading
532 people want to read

About the author

Philippe Jaenada

30 books49 followers
Philippe Jaenada est né à Saint-Germain-en-Laye où ses grands parents maternels possèdaient le restaurant Le Grand Cerf.

Issu d’une famille de pieds-noirs récemment revenue d’Algérie, il a grandi dans une banlieue pavillonnaire de Morsang-sur-Orge dans l’Essonne. Après des études scientifiques, il s’est installé à Paris en 1986 où il enchaîne les petits boulots pendant plusieurs années.

Sa première nouvelle est publiée en 1990 dans L'Autre Journal. Les sept premiers romans de Philippe Jaenada sont d'inspiration autobiographique. Outre ses livres, il écrit des articles pour le magazine Voici

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
222 (47%)
4 stars
170 (36%)
3 stars
58 (12%)
2 stars
15 (3%)
1 star
7 (1%)
Displaying 1 - 30 of 64 reviews
Profile Image for Louise.
436 reviews46 followers
August 18, 2022
Sacré pavé que La petite femelle, mais il n’en fallait pas moins pour réhabiliter la mémoire salie de Pauline Dubuisson. Cette couverture déjà, de Pauline portant le trench de l’amant qu’elle a tué, épuisée au premier jour de son procès. On a beaucoup écrit sur Pauline Dubuisson, et elle fut l’investigatrice d’un des faits divers les plus populaires des années 50, en tuant son ex-petit ami.
Avec son lot de calomnies, et d’arrangements avec le passé et les faits, pour coller au mieux à l’image vendeuse de l’héroïne diabolique qui magnétisait la foule : vénéneuse, vénale, cruelle, inconvenable. En 46 chapitres, Philippe Jaenada égrène tous les qualificatifs qui lui ont collé à la peau, d’hystérique à sans coeur, d’aimante à perverse…

Pourtant grâce à un remarquable travail d’enquête, Philippe Jaenada prouve par A + B que non seulement une multitude de mensonges ont été propagés à son sujet (et surtout dans l’enceinte du tribunal pour ne rien arranger), mais que Pauline était une femme libre, qui longtemps n’en a eu que faire du qu'en-dira-t-on… jusqu’aux retours de bâton, dévastateurs, qui l’a souvent laissé brisée. Pauline est né un peu trop tôt, dans un monde où le mariage était la destinée (acceptée) de toute jeune fille, et où être entêtée, indépendante et fière, ne faisait pas de vous une femme respectable.

700 pages c’est beaucoup, Jaenada prend son temps pour disséquer les moindres dépositions et articles de presse de l’époque, il digresse régulièrement sur son travail d’investigation mais aussi sur le contexte de l’époque : Dunkerque assiégée, la guerre 39-45 dans le Nord de la France (une pépite pour moi qui suis lilloise) ou des comptes rendus de procès similaires. Tout ça avec beaucoup d’humour (et un sarcasme impayable) mais aussi une énorme de tendresse pour « Paulette ».

Longtemps encore je penserai à Pauline en traversant la Place du Temple à Lille. Elle va me hanter un moment.
Author 6 books18 followers
February 17, 2016
Je ne connaissais pas l’histoire de Pauline Dubuisson qui pourtant s’est passée à Lille. J’ai donc commencé le livre sans a priori. On la suit depuis son enfance, élevée « comme un garçon » par un père qui oublie de l’aimer et une mère transparente. Puis pendant la guerre où elle découvre son pouvoir sur les hommes en même temps qu’une soif absolue de liberté. Utilisée par son père qui fait affaire avec l’ennemi, Pauline Dubuisson sera tondue à la Libération pour avoir couché avec des Allemands. C’est alors qu’elle entame des études de médecine, son rêve..

Toute cette première partie, celle d’avant le meurtre, permet de mieux la cerner, comprendre (ou en tout cas essayer) sa psychologie. J’avoue que j’ai trouvé certains passages un peu longs et trop détaillés mais on arrive au moins à comprendre certaines de ses réactions.

Et puis le 17 mars 1951, Pauline Dubuisson, tue son ancien petit ami, Félix Bailly, en tirant sur lui à trois reprises avant de tenter de mettre fin à ses jours. S’en suit un procès aussi injuste que médiatique, durant lequel un véritable lynchage médiatique est mis en place. Les situations sont dures, à plusieurs reprises j’ai tremblé pour la jeune femme que Philippe Jaenada rend plus humaine que tous les portraits que j’ai pu lire sur elle par la suite.

Heureusement, le livre n’est pas entièrement sombre. Non, car l’auteur digresse régulièrement. Que ce soit en racontant des anecdotes personnelles ou en donnant son avis sur les paroles ou les réactions des uns et des autres, il permet d’alléger l’atmosphère du livre. Et vraiment, quand on voit comment Pauline Dubuisson a été traitée, ça permet de ne pas balancer le bouquin de rage. Plusieurs fois, j’ai souri et même carrément ri, un peu comme si un pote franchement drôle (et avec une bonne dose d’humour noir) me racontait l’affaire. J’ai lu certains commentaires disant que ça les avait gêné pendant la lecture, personnellement j’ai plutôt trouvé ça rafraichissant. Et comme je suis un peu du même genre, ça ne m’a pas dérangé. Et puis j’adore les saucisses.
Profile Image for Marion.
283 reviews112 followers
August 15, 2022
Encore un livre très réussi de Jaenada, un vrai regard sur l’injustice. Avec celui-ci, il revient sur le destin de Pauline Dubuisson, accusée d’avoir tué son amant dans les années 1950. Contrairement à « La Serpe » et « Au printemps des monstres » (énormes coups de cœur de l’année dernière), ce livre s’apparente plus à une biographie, avec la volonté de rétablir la vérité sur la personne de Pauline, qu’à une contre-enquête (ce que j’avais tant aimé dans les deux autres). Encore une fois, Jaenada prouve qu’il analyse et parle des rouages judiciaires, des faits divers et du grondement populaire comme personne. Toute la partie retraçant le procès est fascinante. Mais pour une fois, ce n’est pas ça le cœur du livre. Et c’est sans doute pour cela que j’ai moins accroché. Autant j’ai vraiment aimé la première partie qui retrace l’adolescence de Pauline dans un Dunkerque occupé puis assiégé, autant j’ai un peu plus décroché à son début de vie adulte entre Lille et Paris, avec des passages souvent redondants. Je ne connaissais rien à ce fait-divers, et j’ai été un peu perturbée également par le fait que lorsqu’une nouvelle personne était introduite au récit, on nous citait tout de suite des extraits de ses témoignages au procès, sans même savoir de quoi il s’agissait encore exactement. C’était plus difficile d’avoir un regard analytique sur l’affaire, et c’est dommage. Mais il y a toujours le sarcasme de Jaenada, son regard sur la société, (et ses fameuses digressions) et ça vaut toujours le détour. Et un vrai portrait de femme indépendante et libre, née à la mauvaise époque.
Profile Image for Marilyne Lafreniere.
99 reviews2 followers
April 5, 2016
Accompagner une femme marginale de la 2e guerre jusqu'en Algérie
Comprendre comment on a façonné une âme torturée , inadaptée .

Compatir avec cette meurtriere.
S'indigner de son procès bâclé.

Vivre une réhabilitation sous le signe de l'espérance et du doute.

Fermer le roman
Savoir qu'on vient de terminer une relation particulière
S'ennuyer déjà des digressions humoristiques et sarcastiques de l'auteur.
Profile Image for Alice.
1,701 reviews26 followers
October 10, 2015
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Petite Femelle?
"L'année dernière, j'avais été très marquée par ma lecture de Sulak, la biographie du célèbre cambrioleur, par le même Philippe Jaenada. A ce jour, cela reste l'une de mes meilleures découvertes depuis l'ouverture de ce blog, impossible donc que je rate cette nouvelle sortie."

Dites-nous en un peu plus sur son histoire...
"L'auteur décide cette fois-ci de retracer l'histoire de Pauline Dubuisson, accusée de meurtre, et sur laquelle à peu près tout a déjà été dit... sauf la vérité peut-être..."

Mais que s'est-il exactement passé entre vous?
"Pour que les choses soient claires une bonne fois pour toutes, et malgré les quelques bémols que je vais évoquer par la suite, ce livre me paraît une fois encore indispensable, vous ne pouvez pas vous en dispenser, vous ne pouvez pas passer à côté de cette lecture, de cette découverte indispensable de la nature humaine, de ce qu'elle a de pire, de ce qu'elle a de meilleur et de toutes les nuances de gris que vous trouverez en chemin entre l'un et l'autre. Une fois encore, Philippe Jaenada, sans en avoir l'air, nous fait aimer son criminel, malgré ses actes, à cause de ses actes. On souffre avec Pauline, on tremble avec elle, on tient l'arme avec elle. On voudrait la protéger, la consoler, on s'énerve contre ces abrutis de journalistes, ces fausses féministes en herbe, ces menteurs, ces jaloux, on crie, on s'insurge avec plus de soixante ans de retard mais c'est comme si c'était aujourd'hui. Au milieu de tout cela, l'auteur nous fait parfois rire aussi, digresse souvent, un peu trop même à mon goût et sur des sujets parfois qu'il pourrait tout autant garder pour lui, merci bien. Mais bon, comme à "ses criminels", on a du mal à ne pas tout lui pardonner."

Et comment cela s'est-il fini?
"Comme avec Sulak, je quitte Pauline avec regret mais entre Philippe et moi, en tous cas, c'est loin d'être fini. A chaque fois que je lis un article sur un destin intéressant je me dis que cela ferait un bon livre sous sa plume et je guetterai les prochaines parutions avec impatience. Et par-dessus tout, j'adorerais qu'il nous raconte un vrai méchant et tester sa capacité à nous le faire aussi bien aimer."


http://booksaremywonderland.hautetfor...
Profile Image for Sandrine.
470 reviews16 followers
February 27, 2021
Après 114 pages, j'abandonne.
L'histoire de cette femme aurait pu être intéressante mais j'ai beaucoup de mal avec la narration.
Je ne sais pas si c'est à cause des digressions constantes ou si c'est cette multitude de details, mais les unes ets les autres ne m'ont pas permis d'accrocher au récit.
Je m'attendais à une biographie vulgarisée. La 4eme de couverture promettait un récit à la manière d'une enquête criminelle. Mais je n'ai absolument pas trouvé ça. J'ai posé ce livre sans avoir envie d'y revenir. Dommage.
Profile Image for Marilou Séval.
7 reviews
September 2, 2023
Il est indubitablement très long et j’ai parfois désespéré arriver au bout, mais je me suis laissée happer par la vie de Pauline, par le traitement qui lui a été réservé et qui, soyons honnêtes, donne envie de cramer des trucs. J’ai parfois du arrêter de lire, tant la boule qui a grossi dans mon ventre au fil des pages menaçait d’exploser. Pour tout cela et pour cette incroyable enquête, je mettrais 4,5 si c’était possible.
Profile Image for Chirhaf شغاف.
247 reviews16 followers
October 2, 2023
Quelle aventure!
Je n'ai pas imaginé à la lecture des premières lignes de ce livre toutes les émotions que je vivrai. Et vers quelles époques et quel profondeur de l'âme humaine il m'entraînera.

C'est un livre à plusieurs niveau.
D'abord il y a l'histoire : celle de Pauline Dubuisson, qui en 1951 tue son amant. Elle sera traduite en justice en 1953 dans l'un des procès les plus médiatisés de l'époque.

Puis il y a  le background historique  et sociétal de l'époque, en commençant par l'avant guerre, puis la période de la 2eme guerre mondiale avant la libération et le début des années 1950.

Et enfin, il y a toutes les digressions de l'auteur, ses parenthèses interminables, ses réflexions et anecdotes truffées d'humour et d'autodérision .

Ce mélange parfaitement bien harmonieux fait un livre unique. Inqualifiable.  Une pépite: dense, extrêmement bien documenté, cherchant la vérité, malgré un parti pris annoncé.
La lecture de ce pavé de plus de 700 pages est étonnement agréable. Même si c'est souvent dur (la vie de Pauline Dubuisson est tout sauf douce) la plume de Philippe Jaeneda que je découvre pour la première fois, la rend addictive .

Hâte de lire les autres romans de l'auteur
Profile Image for Zoé.
82 reviews3 followers
March 20, 2021
Un portrait saisissant, qui ne m'a pas laissée indifférente. Après Sulak et La serpe, cette lecture confirme fortement mon enthousiasme pour l'œuvre de Philippe Jaenada !
Profile Image for Les grands noms .
146 reviews
March 4, 2021
Les points positifs :
- Cette histoire est passionnante (et révoltante) et il faudrait remercier Jaenada d'avoir pris le temps de rétablir la vérité sur cette affaire.
- Jaenada écrit divinement bien, il fait partie de mes auteurs contemporains préférés. Ses digressions sur sa propre vie rendent l'œuvre plus digeste, plus légère et rapprochent les lecteurs de l'auteur.
- L'adolescence de Pauline Dubuisson se déroule pendant la seconde guerre mondiale et j'ai été heureuse d'en apprendre plus sur les français qui vivaient sous l'occupation allemande en France.
- Pour moi, c'est un livre féministe.
- Cette histoire est PASSIONNANTE (je l'ai déjà dit ??). Elle met en lumière de nombreux problèmes dans notre société : les copinages durant les procès, la presse à scandale, les journalistes qui écrivent sans vérifier leurs faits mais aussi la dépression, la misogynie, la difficulté pour les femmes d'être libres, etc.

Les points négatifs :
- La volonté (noble, bien sûr) de l'auteur d'être exhaustif dans ses preuves et de rétablir la vérité rend le texte, notamment au moment du procès, un peu longuet.
- J'ai pensé à Pauline Dubuisson pendant DES SEMAINES après ma lecture. Et toujours en ayant le cœur serré ! Il faut s'attendre à être triste parce qu'on s'attache à Pauline Dubuisson grâce à la plume de Jaenada et qu'on n'en est que plus triste de découvrir son destin... (Mais est-ce réellement un point négatif ?)
Profile Image for Elegy parks.
84 reviews1 follower
March 15, 2018
Je suis partagée : j'ai beaucoup aimé ce livre en tant que récit factuel, très bien recherché, de l'histoire de Pauline Dubuisson. J'ai aimé découvrir cette femme, son histoire de son enfance à son décès, et tous les passages qui parlent d'elle m'ont paru courts, et pourtant le livre est long. Parce que malheureusement on ne parle pas seulement d'elle, et l'auteur se sent obligée de digresser sur sa propre histoire au moins une fois par page, parfois pendant quelques lignes, parfois pendant plusieurs pages. Tout ça rallonge le livre d'au moins 100 pages, sans exagérer, et je m'en serais vraiment passée. J'aime beaucoup ce genre de livre, qui se penchent sur un cas célèbre, écartent le brouillard créé par les médias pour aller chercher ce qu'il y a de plus proche de la vérité, ça ne me dérange pas de lire 600 pages de ce genre de récit, mais je me fous de savoir que la femme de Philippe Jaenada l'a trompé avec son ex, des détails parfois sordides de sa vie, je ne lis pas un livre sur lui, et cette façon de se mettre en scène à tous moments dans un livre sensé mettre en avant une femme victime d'une justice sexiste qui ne l'a jamais écoutée, je trouve ça d'assez mauvais goût. Mais je recommande quand même ce livre pour qui veut connaître l'histoire de Pauline, car c'est le moins romancé, le plus documenté, et sûrement celui qui lui donne le plus de crédit.
Profile Image for Sarah.
73 reviews
October 21, 2025
Attirée par l'histoire hors normes de Pauline Dubuisson, jeune Dunkerquoise à l'enfance passée sous la coupe allemande, puis meurtrière de son amant, j'ai d'abord cru que j'allais reposer ce livre, tant les digressions de l'auteur sur sa vie personnelle m'exaspéraient. Je n'étais convaincue ni par ces interruptions intempestives, ni par le style familier et parfois franchement vulgaire de Jaenada. Mais j'ai persisté, et suis finalement entrée dans cette histoire incroyable, portée par un travail de recherche colossale. Le récit est une analyse minutieuse de l'acharnement avec lequel la pauvre Pauline a été conspuée à une époque où le féminisme n'existait pas, la réhabilitation d'une femme dont la vie aura été d'une grande tristesse, et à laquelle l'humour et le ton de l'auteur apportent un peu de légèreté. Ouf ! 8/10
Profile Image for Rachelle Normandin.
10 reviews
September 2, 2025
J’ai eu du mal à entrer dans le récit au début (((notamment en raison de la narration ponctuée de nombreuses parenthèses))). Il m’a fallu un certain temps pour m’y habituer, mais une fois immergée dans le style de l’auteur, j’ai finalement beaucoup aimé ma lecture.
Profile Image for Marvin.
186 reviews6 followers
May 20, 2021
Extraordinaire biographie d'une personne dont je n'avais jamais entendu parler, Pauline Dubuisson, une jeune femme accusée d'avoir tué son ancien amoureux, au début des années 50.

Le livre de Philippe Jaenada est extraordinaire parce qu'il fait le portrait non seulement du personnage principal, mais aussi de la France d'après-guerre, une France qui se remet de la guerre et qui change tranquillement, surtout en ce qui concerne la place laissée aux femmes.

C'est écrit dans un style extrêmement vivant, les pages défilent et on arrive au bout, à la page 720, sans avoir perdu un brin d'enthousiasme.
1,352 reviews58 followers
March 2, 2018
Après la lecture de Je vous écris dans le noir de Jean-Luc SEIGLE, je voulais lire la « version » de Jaenada sur Pauline Dubuisson.

Je vous passe le style Jaenada fait de parenthèses et de digressions autour du sujet (dont, encore une fois, je ne retiendrai pas grand chose, mais qui me font me sentir moins bête en le lisant).

Encore une fois, Pauline m’a émue. Si j’ai eu l’impression de lire sur la vie d’une femme avec J-L Seigle, j’ai eu l’impression, avec ce roman, de lire la vie d’une éternelle jeune fille. L’auteur insiste sur son adolescence désastreuse à Dunkerque sous occupation allemande, son père la poussant dans les bras des hauts gradés pour ses affaires, elle la jolie fille voulant faire plaisir à son papa.

J’ai eu plus de mal à comprendre la jeune fille amoureuse de Felix et qui ne s’en aperçoit que trop tard.

Ses drames : avoir été élevé comme un garçon et prétendre à le rester ; le qu’en-dira-t-on des biens pensants , son intelligence.

Et ils m’ont dérangés ses qu’en-dira-t-on jusque pendant le procès, un comble !

Et puis l’auteur dévoile tout avant le procès : qui dira quoi et si c’est conforme aux faits. Dommage, il n’y a plus de suspens.

Je me suis rappelé que dans le roman suivant de l’auteur, La Serpe, P. Jaenada mentionne que la tombe de Pauline a été retrouvée récemment dans le petit cimetière d’Essaouira.

L’image que je retiendrai :

Celle d’une femme coquette droite dans ses bottes qui aimait soigner les enfants, et que les enfants aimaient.

Une citation qui résume le livre :

« On ne supporte pas qu’elle ne reste pas à sa place de femme : en dessous, passive. » (p.395)

http://alexmotamots.fr/la-petite-feme...
Profile Image for Pauline B.
1,024 reviews15 followers
July 22, 2021
Je referme ce livre, complètement déboussolée; c'est tellement dramatique, mais je ressens un grand vide en moi; j'ai l'impression d'avoir perdu une amie. C'est sûrement exagéré, car personne ne saura jamais, vraiment, ce qu'il se passait dans la tête de Pauline Dubuisson, mais ce livre m'a donné un grand coup de poing, et je ressens une injustice révoltante, avec un sentiment de vide et d'abandon.
J'écris cette review à chaud, 15 minutes après avoir terminé, c'est mieux comme ça; je sais déjà que Pauline va me suivre quelques temps, longtemps, et que mes sentiments, mon ressenti, vont très certainement évoluer avec le temps.

J'ai acheté ce livre, pour une seule et unique raison, pas très réfléchie peut-être, mais c'est comme ça : la couverture déjà, avec cette femme mystérieuse, la tête haute, m'a intriguée, j'ai donc consulté le résumé, et découvert qu'il s'agissait de la vie d'une certaine Pauline Dubuisson. Jamais entendu parler, mais, elle s'appelait Pauline, comme moi. Je l'ai acheté sans avoir besoin d'une autre raison. Les Paulines, réelles ou fictives, sont tellement rares dans la littérature.

Et me voilà, 6 ans plus tard, dans une période compliquée avec les livres (j'en ai trop, je continue d'acheter, j'ai envie de tout lire, mais je n'arrive plus à choisir), à être attirée par ce livre qui m'a suivi pendant tout ce temps, en Angleterre, retour en Suisse, puis maintenant en France, qui pourtant, ne m'intéressait plus tellement (j'ai de plus en plus de peine à rentrer dans la non-fiction).
Je relis le résumé, je me dis pourquoi pas, ça fait longtemps que je n'ai pas lu une histoire vraie, la vie d'une Pauline, je ne connais pas du tout l'affaire, je vais essayer.
On est dimanche soir, ce n'est que lundi matin que je le commence.

J'avoue une chose, dès le début, je n'étais pas sûre que j'allais poursuivre vraiment; j'ai tout simplement détesté le narrateur dès les premières lignes (donc l'auteur lui-même); ça partait mal. Mais tout au long du livre, j'ai réussi à l'accepter et même le tolérer, si j'ose dire, dans le seul et unique but de connaître cette histoire (cette vie) jusqu'à la fin.
Car, même si ce qui m'a dérangé chez M. Jaenada se trouve être ses anecdotes sur sa propre vie, ses parallèles incessants avec d'autres affaires, ses commentaires sur certaines personnes et leurs actes, j'ai très vite plongé dans le livre, fascinée par la vie de Pauline, et le talent de narration de M. Jaenada y est pour beaucoup malgré tout.
J'ai donc pris sur moi et mis de côté toutes ces digressions qui m'ont ennuyées; pas toutes, certaines étaient intéressantes, mais j'ai surtout trouvé que c'était trop.

Peut-être bien, sûrement, que le livre serait bien différent s'il n'y avait pas toutes ces anecdotes et commentaires personnels, et que donc, le ressenti aurait été différent; j'ai donc autant apprécié que détesté, c'est très bizarre. Je rajoute quand même que ce livre a certaines longueurs à cause de cette "manie" de l'auteur.


Avant ce livre, je n'avais jamais entendu parler de Pauline Dubuisson; je pense que cela m'a d'autant plus touchée de découvrir son destin au fil des pages, ne connaissant pas comment ce dernier allait se dérouler, ni même se terminer.

Suivre la vie entière de Pauline m'a fait traverser bien des étapes dans l'échelle de mes sentiments; je termine cette lecture avec un mauvais goût dans la bouche. Tout aurait pu être différent. Et si, et si..
On voit tous les moments qui ont scellé le destin de Pauline, et on y assiste, impuissant, quand on est simple lecteur en 2021. Le "procès" est narré d'une façon tellement grossière, on a du mal à croire que cela se soit passé ainsi.

C'est dur, injuste, révoltant, triste, et foudroyant.

551 reviews50 followers
March 4, 2021
Après le très réussi "Je vous écris dans le noir" de Jean-Luc Seigle, c'est au tour de Philippe Jaenada de consacrer un roman à Pauline Dubuisson.
Dans "La petite femelle", il revient sur cette affaire qui avait fait les gros titres dans les années 1950. Pauline Dubuisson, jeune étudiante en médecine à Lille, est accusée d'avoir tué un de ses camarades, Félix Bailly, avait lequel elle avait eu
une histoire amoureuse.
Au contraire de Jean-Luc Seigle qui bâti autour de cette histoire une véritable fiction, Philippe Jaenada décide de livrer le fruit d'heures et d'heures de recherches afin de rétablir la vérité, mais aussi une injustice. Il reprend donc l'histoire de Pauline Dubuisson, en nous racontant celle de sa famille, son enfance, son adolescence pendant la seconde guerre mondiale... jusqu'au terrible jour qui va sceller son destin. Il retrace ensuite son procès, son incarcération, et sa vie une fois libérée.
En décortiquant les témoignages de son entourage, les procès-verbaux, la presse de l'époque, Philippe Jaenada parvient à donner une image juste de la jeune femme que fut Pauline. Il s'attache aussi à rétablir la vérité autour d'une histoire qui a suscité beaucoup de rumeurs
et d'affabulations. Il nous fait également partager, non sans humour, son quotidien de romancier, obsédé par son sujet.
On ne peut que saluer l'impressionnant travail documentaire que l'auteur a réalisé mais également la minutie avec laquelle il
revient sur chaque détail pour nous aider à comprendre cette jeune femme et les raisons de la mort de Félix Bailly.
Toutefois, le livre fait 720 pages, c'est long, trop long. L'auteur aurait notamment pu nous épargner certains des passages dans lesquels il se met en scène et qui ne servent pas son propos. Je pense par exemple à celui de sa cuite lors de la remise du prix de Flore. De la même façon, j'ai été lassée par le style de l'auteur, fait de multiples digressions ou commentaires entre parenthèses. Certes souvent drôles et sarcastiques, mais qui hachent la lecture.
Ainsi avec "La petite femelle", Philippe Jaenada réalise un portrait tendre de Pauline Dubuisson, mais à trop vouloir s'attacher aux détails il risque de perdre bien des lecteurs.
Profile Image for Stephanie.
432 reviews2 followers
June 20, 2020
Philippe Jaenada reprend ici, comme il le fera plus tard dans La serpe, une affaire judiciaire qui a fait les gros titre dans les années 50.
Pauline Dubuisson est accusée d'avoir assassiné son ancien amant Felix, étudiant en médecine comme elle.
Avec La petite femelle l'auteur décide de remettre les pendules à l'heure et décortique la vie de Pauline et son procès pour comprendre.
Il veut comprendre qui était Pauline, ce qu'il s'est vraiment passé. Qui était celle que l'on a affublé des pires noms et des pires adjectifs, dont le passé pendant la guerre ne jouera pas en sa faveur, loin de là (il faut dire que coucher avec des officiers Allemands pendant l'occupation alors qu'elle n'a que 14 ans ne rend pas le public très indulgent) ?
Il examine également comment la justice s'est comportée, entre misogynie et pensée chrétienne digne du 19ème siècle, et il n'y a pas de quoi être fière d'une justice pareille. Et puis il y a l'opinion publique, toujours prête à lyncher dans la joie et l'euphorie, ceux que les journalistes leur donnent en pâture.
Alors d'accord, Pauline Dubuisson a bien tué Felix, mais l'auteur nous rappelle ici qu'il n'est pas si facile de juger et que le minimum de compassion a sa place partout.
La plume et la verve inimitable de Philippe Jaenada rend cette enquête passionnante (malgré le pavé) et c'est un plaisir immense de retrouver son humour, ses digressions et son humanité dans ce livre.
Profile Image for Alexis Martin.
87 reviews
August 12, 2025
Trop passionnée, trop belle, trop intelligente et surtout trop libre à une époque bien trop sombre, une jeune femme sensible a vu, comme tant d'autres à alors ou avant, sa vie se fracasser lentement sous le poids et les coups répétés d'une société qui n'acceptait pas qu'une femme ne soit pas soumise, ou limitée au rôle de créature émotive ou sexuelle.
Au prix d'un travail titanesque (quelle montagne de documentation un tel récit circonstancié représente !), avec humanité, humour, un soin scrupuleux et une compassion infinie pour cette femme, Philippe Jaenada ressuscite pour nous sa destinée poignante et sa révoltante tragédie.
Ça fait bien longtemps qu'un récit ne m'avait pas bouleversé de la sorte, tant on peine avec sa malheureuse héroïne, tant la "malédiction" dont elle souffrira toute sa jeune vie ne semble jamais lui avoir laissé le moindre répit. Et on finit la lecture de la Petite femelle, par moments difficile tant toute la vie de Pauline fut noire et angoissante, le cœur brisé et au bord des larmes.
Au bout de ces plus de 700 pages à la fois sincères, denses et chargées d'émotion, et tour à tour cocasses, sarcastiques ou tragiques, il n'y a guère qu'une chose à dire : merci, M. Jaenada. Merci pour la mémoire de Pauline Dubuisson et pour nous, lecteurs.
Profile Image for Elisala.
998 reviews9 followers
January 16, 2019
Quel récit! Complexe, détaillé, implacable, un vrai contre-réquisitoire. Je ne peux imaginer le travail, l'acharnement - et derrière la colère soutenant tout cela - que l'écriture a demandé à l'auteur. Écriture que j'aime beaucoup, au passage, parfaitement décomplexée question effets de styles mais impeccable, avec ce qu'il faut de passages extérieurs au récit, en rapport avec la vie de l'auteur, parfois en écho avec le récit central, avec aussi une bonne dose d'humour, souvent virant au cynisme. Il faut cela pour faire face à cette histoire.
En filigrane, s'épaississant au fur et à mesure du récit, la condition de la femme face à la justice, et même face à la société à cette époque (fin des années 50, début 60). Question liberté de choix on repassera. Mieux valait se comporter "comme une femme" (hystérique qui minaude) que "comme un homme" (posée, indépendante et intelligente) pour trouver grâce aux yeux des autres (en tout cas de beaucoup).
Profile Image for Sabine N..
197 reviews2 followers
November 4, 2019
J’ai adoré ce livre ! Philippe Jarnada raconte l’histore de Pauline Dubuisson qui reste dans l’histoire connue comme l’une des plus grande meurtrière française du 20e siècle. Or l’est-elle vraiment? Philippe Jaenada s’attache tout au long de ses 725 pages a démontrer le contraire et à dénoncer les calomnies dont Pauline Dubuisson fut l’objet. Il a tout lu, toutes les pièces du dossier d’instruction, tous les documents qu’il a pu trouver sur l’enfance de Pauline Dubuisson, les livres qu’elle lisait, les autres faits divers de l’époque similaires à celui de Pauline, les histoires de ses amies co-detenues, l’histoire de Brigitte Bardot qui l’incarna pour Clouzeau dans la Vérité, l’histoire du grand-père de Vincent Lindon, de Jacques Vergès. Et toujours, il y a ce ton de Philippe Jaenada qui protège sa Pauline comme on protègerait son amie. L’humour de l’écrivain allège le sujet du livre et rend la lecture particulièrement agréable. Je recommande absolument ce livre.
Profile Image for Hala Atassi .
97 reviews
November 10, 2020
J’avais beaucoup apprécié les deux autres romans du même genre de l’auteur La Serpe et Sulak.
Et j’étais impatiente de lire La petite femelle surtout que le personnage principal est une femme. Mais à mon humble avis c’est totalement raté. D’abord les 2/3 du roman sont consacrés aux anecdotes personnelles de l’auteur, sa femme ses amis sans aucun rapport avec le sujet et surtout totalement impertinentes. Donc trop de longueurs et de digressions inutiles. D’autre part c’est très mal écrit et encore moins bien construit et structuré. Philippe Jaenada privilégie un plan chronologique qui part de l’enfance de Pauline Dubuisson et se termine à sa mort. Mais dès les premières pages il va insérer les citations des journalistes, enquêteurs et avocats lors de son procès.
Son objectif est semble-t il de rendre justice à cette jeune femme traînée dans la boue et trop sévèrement jugée. Cependant, son argumentation reste faible et insuffisante.
En résumé je suis très déçue par cette lecture.
16 reviews
March 19, 2021
C'est avec un mélange de tristesse et de révolte que je tourne les derniere pages de ces livres! Je ne peux m'empêcher de penser que si elle avait vécu aujourd'hui, la vie de Pauline Dubuisson aurait été différente...
J'ai eu un peu de mal avec l'écriture qui part au files des pensées de l'auteur, qui compare la vie de Pauline à d'autre femmes ou homme ou à des épisode de sa vie. Mais au final ces comparaisons m'ont fait entrer d'autant plus de cette histoire et l'injustice de la justice face à cette femme en avance sur son temps m'a d'autant plus choquée
Profile Image for NoID.
1,582 reviews14 followers
March 21, 2022
Une contre-enquête, fouillée, détaillée et qui n’omet rien. Alors, forcément, ça prend de la place! Un peu beaucoup, peut-être. Mais tant de distorsions de la réalité valaient bien ça.



J’avais bien aimé la version romanesque de Jean-Luc Seigle. Ici, Jeanada s’attache aux faits, seulement ! Et c’est encore plus beau. Il lui rend ce qui aurait pu lui suffire lors de toutes les accusations : l’honnêteté.



Et quelle écriture ! Merci



https://www.noid.ch/la-petite-femelle/
455 reviews
January 23, 2023
J'abandonne. C'est trop long et pas assez intéressant.
L'auteur a parfois des trouvailles humoristiques géniales, mais il use aussi d'énormes sabots pour analyser la psychologie de son personnage. Ca part d'une bonne intention, mais c'est quand même effarant de lourdeur.
Arrivée à la moitié, le crime commençait à pointer le bout de son nez. Je me suis dit "encore 300 pages comme ça ? Et pour ajouter quoi ? Déjà que je n'ai même pas envie de savoir ce qui s'est passé au pic de l'action, qu'est-ce que ce sera après ?" Et j'ai arrêté.
Profile Image for Marion.
26 reviews3 followers
February 22, 2023
Un peu déstabilisée par le style pendant les premières pages, j'ai fini par rentrer dans le récit et à apprécier l'écriture très fouillée et pleine de digressions de Jaenada.
J'ai adoré suivre toute la première partie pendant la guerre, la réflexion sur cette société d'après guerre. En revanche je me suis un peu ennuyée pendant les passages sur Félix et le procès, puis j'ai aimé les passages sur la prison et Essaouira.
Beaucoup de longueurs, mais j'imagine que c'est normal pour une biographie. On ne peut que s'incliner devant un tel travail d'archives.
Profile Image for Isabelle.
1,269 reviews16 followers
November 22, 2023
Un livre remarquable point bien sûr, on va au-delà d'un thriller et de cette extraordinaire recherche et écriture de l'auteur : on pourra s'interroger sur la société, sur le rôle de celle-ci dans le cadre de la justice, sur leurs liens ainsi que leurs rôles qui se tissent par les journalistes, sans oublier les différences entre les hommes et les femmes quand il est question de droit, de justice et de compréhension.
Bref, ce livre je l'ai savouré et il m'a parlé comme il vous parlera du fond de l'âme peut-être.
70 reviews
December 3, 2019
Conquise par l'écriture, les nombreuses digressions et l'humour de Jaenada. L'histoire de Pauline Dubuisson et son traitement judiciaire et médiatique m'a fascinée et révoltée également. Je suis impressionnée par le travail de recherche documentaire qu'a du faire l'auteur pour réhabiliter celle que l'on appelait la ravageuse, la traître, la catin... Une excellente surprise merci Martin Winckler (il me semble) pour la recommandation.
Profile Image for Macqueron.
1,035 reviews16 followers
February 25, 2022
Philippe Jaenada n’a pas son pareil pour aborder avec humour, rage et humanisme les vies des autres, fussent-ils des meurtriers. Ici, il nous plonge dans la vie , la tête et le coeur de Pauline Dubuisson, jugée autant pour son crime que pour avoir été une femme libre. Et c’est en filigrane la peinture d’une génération, de la France de la Guerre et des années qui s’ensuivent. Et puis, comme toujours, on a envie d’aller prendre une pinte avec l’auteur
Profile Image for Anthelia  Amazes .
396 reviews67 followers
March 25, 2022
J’ai tout simplement adoré ce livre.
On ne lit pas souvent une histoire vraie tirée d’un fait divers aussi tragique en riant autant.
Ce sont 720 pages de réhabilitation pour Pauline Dubuisson. Qui la méritait et qu’on ne peut qu’aimer en refermant ce roman. Résolument féministe.
Du très grand Philippe Jaenada (mon préféré pour le moment… j’avais déjà lu «La Serpe», « La grande à bouche molle» et «Le chameau sauvage»).
Displaying 1 - 30 of 64 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.