Le gouvernement Lévesque est l'un des gouvernements les plus marquants de l'histoire contemporaine du Québec. Son premier mandat est très souvent comparé à celui de Jean Lesage et à la Révolution tranquille. Dans ce premier tome, on assiste à l'émergence d'une vedette politique, René Lévesque, alors qu'il occupait les fonctions de ministre des Richesses naturelles dans cette équipe du tonnerre. Bien que turbulent, transgressant très souvent la solidarité ministérielle, il parvient, en une année, à mener à bien son projet d'étatisation des 11 grandes compagnies privées d'électricité. Si René Lévesque était déjà connu des Québécois grâce à sa présence au petit écran, l'homme prend dès lors une stature imposante en devenant le père de la nationalisation.
L'évolution de sa pensée sur l'avenir du Québec, qui débouche sur le concept de la souveraineté-association, l'amène à quitter le Parti libéral du Québec et à fonder le Mouvement souveraineté-association, puis le Parti québécois, ralliant au passage et sous une même bannière les nationalistes et les indépendantistes issus de différentes mouvances idéologiques. À la tête du premier véritable parti de masse de l'histoire du Québec, René Lévesque doit composer avec une culture de démocratie et de délibérations et jouer sur les rivalités, les alliances et les neutralités de cette vaste coalition. Soutenu par la formidable machine électorale péquiste, il va remporter, dans une ambiance euphorique, les élections générales du 15 novembre 1976.
Un livre très intéressant, avec beaucoup d'information. J'ai appris beaucoup à propos de cette partie de l'histoire du Quebec ainsi que sur Rene Levesque et d'autres politiciens qui ont joué un rôle très important dans l'histoire Québécoise. Dans nos jours, Il nous manque des politiciens qui sont si passionné.
Superbe revue historique d'une carrière politique marquante pour le Québec. Inspirant de voir toute une population inspirée par des engagements sociaux pour le bien commun et croire en un État fort.
"Il appartient à l'État de présider à l'orientation générale de notre développement, de coordonner au sommet tous les moyens disponibles pour amener progressivement notre émancipation économique, de stimuler les secteur qui marchent, de ranimer ceux qui ne marchent pas et de prendre l'initiative hardiment là où, sans lui, l'initiative ne serait pas prise. Il faut accepter l'État comme l'un des nôtres, comme le plus puissant des nôtres, dont on ne se méfie pas systématiquement, mais qu'on surveille avec sympathie"
Ce livre m’a tellement appris de choses sur cette époque, époque où j’étais trop jeune pour avoir conscience de ce qui ce tramait. Ce qui m’a davantage frappé, c’est à quel point nos politiques actuels ont tellement peu d’envergure et que la population semble avoir cessé de rêver. C’est très navrant. Très riche lecture. On se tape le tome 2 bientôt.