"Écorchée est une lettre d'amour stoïque adressée au chagrin, au Grand Nord, aux nuits de St. John's, aux familles dysfonctionnelles et à l'infime possibilité de rédemption. Sara Tilley manie le désespoir, la comédie et tous les registres avec un égal talent et une grâce constante. Une voix complètement crédible et un roman formidable." -Michael Crummy
"Bien qu'il semble en apparence relater la vie d'une jeune fille de douze ans dans le nord, puis sont quotidien dans le milieu des arts de St. John's une fois dans la vingtaine, ce premier roman porte en réalité sur tout autre chose : les possibilités de la prose. Sara Tilley a ciselé un roman cohérent dans ses rouages internes tout en étant doté d'une flamboyance linguistique : elle secoue le langage et atteint la poésie en évitant l'Obliquité qui obstrue souvent les artères de notre littérature, tout cela sans perdre de vue la nécessité de tisser un bon récit... Je crois que Sara Tilley est l'une des étoiles montantes les plus prometteuses de la littérature terre-neuvienne." -Shane Neilson, The Fiddlehead
Sara Tilley est l'auteur de deux romans, "Écorchée" a remporté le prix du premier roman "Percy Janes" et le prix "Fresh Fish" décerné à un auteur de la relève. Ce livre fut aussi présélectionné pour le prix de la fiction de l'Atlantique "Thomas Raddall" et pour le prix "Winterset". Son plus récent ouvrage, "Duke" (publié chez Pedlar Press en 2015), a remporté le prix "BMO Winterset" et a été présélectionné pour le prix de la fiction littéraire de Terre-Neuve-et-Labrador. Elle vit à Saint-Jean de Terre-Neuve en compagnie de ses deux chats.
Un premier roman remarqué, gagnant de plusieurs prix, enfin traduit en français! Étoile montante de la littérature terre-neuvienne, Sara Tiley brode ici un roman d’apprentissage comme il s’en fait peu. Un roman qui alterne le récit de cette jeune fille blanche qui arrive dans une petite communauté du Nord, avec son père qui enseigne l’éducation-physique à l’école. S'entrelacent, au fil de chapitres, des événements, vécus par cette même jeune femme quelques années plus tard. Elle est, certes, un peu plus mature, mais elle semble être toujours à la recherche d’elle-même... Riche et originale, la plume poétique, mais crue de la jeune auteure dépeint avec une belle sensibilité ce passage vers l’âge adulte.
Très bon livre, qui met en lumière les dures réalités de la jeunesse dans le Grand Nord. Une écriture magnifique, qui accompagne parfaitement la personnalité limite de la protagoniste.
One of a pair of novels [the other one Tina Chaulk's A few kinds of wrong] that I finally got around to reading after a long delay and immediately wished I read earlier. A novel full of tremendously evocative imagery of growing up, and of the ways in which early adulthood can be sorely painted by adolescence. I feel great sympathy for Teresa, the narrator and protagonist, despite the fact that she frequently treats others as badly as they seem to treat her. One feature of many contemporary novels is the stress endured by children whose parents have, for whatever reason--death included--split up. There is a great deal in this narrative about a person's slow emergence of comprehension about what it is to be a sexual being informed by uncomfortable recognition that all the adults around her--parents, especially, included--are also sexual beings. Two principal widely divergent settings are united by Teresa's memory and often the progress is reminiscent of Powell's dancers who are "unable, perhaps" to control the steps of their dance, filtering through to the McGarrigle sisters Dancer with the Bruised Knees, until we reach Dalbello's "Heavy Boots" or, in the words of Anne Sexton, "to bedlam and partway back." Bruises heal, though sometimes slowly. For all that this novel shares with others, I found it unlike quite anything else I've ever read.
C'est un roman bien traduit, d'une écriture efficace où l'on dénote l'omniprésence d'un bel humour souvent sarcastique tout au long de la narration assez enfantine. Je n'ai pas arrêté de sourire en le lisant dans l'autobus.
On y suit la vie de Teresa, le personnage principal, sur une alternance de courts chapitres entre sa vie de pré-adolescente alors que son père faisait un contrat dans un village inuit et sa vie dans la jeune vingtaine à Saint-John's. Les thèmes principaux sont les aléas de la vie de famille, les perceptions du monde et l'intensité des sentiments à l'adolescence, l'amour et la peur de l'attachement. L'auteure montre bien le choc des cultures pour de jeunes enfants qui sont les seuls « Blancs » dans une école inuite. Elle tisse tranquillement une idylle amoureuse entre la pré-ado et un jeune Inuit qui oscille entre l'obsession, la folie et le conte de fées.
Le tout m'a rappelé à quel point l'adolescence peut être pénible et complexe et comment les enfants sont des êtres si intelligents. On finit par réfléchir aux impacts de notre enfance et de notre adolescence sur notre personne adulte.
Je note quelques petites longueurs sur 567 pages, mais c'est somme toute un bon roman, d'une belle originalité, qui nous touche autant qu'il nous fait sourire.
On the one hand I thought it was really beautifully written and on the other hand I couldn't finish it. It made me feel sad, desperate and lonely. It was like there was no light. Gave up after one third and felt sorry about it cause I really feel it is a great book if only you don't feel overwhelmed by the cold, the vast, the empty,the hardship...
Amazing book about a young woman's coming-of-age as a 12-year-old living with her dad & brother in the NWT (prior to the creation of Nunavut) but also coming-into-relationships at age 33 (yes, Biblically-significant) in St. John's.
This one baited me into thinking it sucked. After trudging my incredulous way through the hideously millennial melodrama of the first third or so, I just devoured the rest in one big bite and I feel like an idiot for ever judging the prose, which is actually constantly surprising and brilliant in a way I can’t even explain due to the fact I’m not built different like that. Thank you Skin Room for inflicting me with emotions I did NOT think were possible let alone legal.
Also note to self, 10/10 lesbian sex scene in here, buy your own copy you fool
Roman très touchant aux images fortes et abondantes. Certains passages sont un peu maladroits, peut être en raison de la traduction, mais ça ne m'a pas empêchée d'être complètement happée par le récit.
Skin Room is a remarkable novel. Vividly and intensely written, if a bit claustrophobic. After a while I felt trapped, like I was stuck in an elevator with someone who couldn't stop whining about how lousy her life is. But Teresa's plight certainly draws the reader's sympathy, and once you get past the complaints, her story becomes engaging. Individual scenes and episodes are memorable and stand out. All in all, a excellent first book by a very talented writer.