Quatre amis se promènent dans le parc de Versailles pour admirer les fastes du Roi-Soleil. Ils agrémentent leur visite en écoutant l'un d'eux raconter l'étrange histoire de Psyché et Cupidon version mise à jour d'un mythe vieux comme le monde, la Belle et la Bête. De la Grèce primitive à la France de Louis XIV, de l'allégorie platonicienne sur le destin de l'âme au divertissement galant, La Fontaine cherche, et trouve, un merveilleux équilibre. Les Amours de Psyché tiennent du reportage et du conte de fées, ils exorcisent une sombre affaire de monstre par l'humour et par le style.
Cette édition reproduit pour la première fois le texte dans sa version originale. Outre l'introduction de Michel Jeanneret, elle offre de nombreuses notes, un glossaire des mots difficiles et un index des noms propres, qui permettront de saisir les ruses et les résonances d'un récit dont la grâce pourrait masquer la profondeur. Une série d'images sur le Versailles de 1670 vient compléter les descriptions de La Fontaine.
Depuis un long moment, je voulais connaitre l'histoire de psyché et cupidon que j'avais découvert pendant mes cours de grec. J'aime beaucoup les mythologie et celle-ci m'attirait plus que les autres. J'ai donc sauté le pas en me procurant l'édition du livre de poche. Première surprise, le texte est très cours , le reste n'est que du blabla et des annotations des sources et références historique. Seconde surprise le texte est en ancien français du 17 ème siècle. Je me suis dis ok on tente quand même. Et en effet passer quelques pages le cerveau fait automatiquement la conversion des mots en français moderne et l'histoire se lit toute seule. Bien que ce soit un langage du 17 ème c'est assez agréable à lire et j'ai pu me plonger dans l'histoire parsemé de passages poétiques. Mon seul bémol viendra des coupures dans l'histoire car c'est à la base un groupe d'amis qui écoute un membre leur raconté cette histoire. Leurs avis et blabla inutile mon ennuyer et à chaque fois que je venais a lire leur réactions , je passais ces pages pour retourner directement dans l'histoire de psyché et cupidon. Pour l'histoire en elle-même, c'est Vénus ou Aphrodite qui est jalouse d'une jeune fille, fille de roi qui est très jolie et douce. Elle demande a son fils cupidon de la faire tomber/ épouser un homme froid , cruel... Mais ce qu'elle n'avait pas prévu c'est que cupidon tombe amoureux de la jeune fille. Et décide d'en faire ça femme. Pourtant , il lui refuse le droit de voir son visage et une nuit après que ses sœurs la poussèrent à passer cet interdit, Psyché blesse accidentellement cupidon et celui-ci de colère la rejette et s'enfui. Bien des épreuves attendent la jeune fille protégé dans l'ombre par son dieu de mai qui malgré sa colère ne peux s'empêcher de l'aider... Pour finir je dirais que cette lecture était plaisante et répondait à mes questions mais que certains éléments comme les discutions entre le narrateur et ses amis auraient pu facilement passer à la trappe.
Vous voulez de la prose et des vers ? Vous voulez rire et pleurer ? De la fiction et de la réflexion ? Des dieux et des fourmis ? Du surnaturel et du naturel ? De l'amour et de la vengeance ? D'accord, semble dire La Fontaine, qui reprend à un épisode fameux de "L'Âne d'or" d'Apulée le récit des amours mythiques de Psyché et de Cupidon. Ces "Amours" sont de fait une oeuvre assez étourdissante, inclassable, propre à satisfaire un lecteur naïf qui ne manquera tout de même pas, en certains endroits, d'être interloqué, cependant que s'y déploie dans tous ses paradoxes l'esthétique de La Fontaine. Par sa liberté de ton et de manières, le livre correspond idéalement à ce qu'aujourd'hui nous appelons roman, mais à l'époque de La Fontaine, un roman, c'est plutôt "L'Astrée" (citée plusieurs fois) ou "Le Grand Cyrus", à la rigueur "La Princesse de Clèves" pour aller jusqu'au bout de l'esthétique classique. Ici, nous avons plutôt affaire à un roman baroque. Mais "plutôt", car ici plus que jamais les étiquettes de baroque et de classique s'avèrent défaillantes. La Fontaine revendique dans sa préface une unité de ton qui nous rapprocherait plutôt des exigences classiques. Mais outre qu'il ne fait pas le moindre effort pour ramener les aventures de son héroïne à des proportions vraisemblables — bien au contraire il joue à mêler différents folklores — La Fontaine joue à enchâsser plusieurs niveaux de récit entre lesquels il tisse de subtils échos, prend le temps de descriptions luxuriantes concernant des lieux imaginaires ou le bien réel parc de Versailles, dans la tradition de l'ekphrasis (description littéraire d'une oeuvre plastique), et finalement place au milieu du récit, en un moment de grande tension dramatique, une discussion entre deux personnages sur la prééminence de la comédie et de la tragédie, tissant ainsi une poétique où les arts, et les différents modes d'écriture poétique, se répondent et se correspondent, sinon les sens comme ce sera le cas plus tard chez Baudelaire. La visée théorique du dialogue accorde une part au caprice et à la contemplation, et l'éloge final de la volupté insiste sur sa fonction esthétique. Bref, La Fontaine développe ici largement ce qu'il entend dans ses contes en affirmant "Diversité, c'est ma devise". C'est une poétique de l'irrégularité, du caprice, qui rencontre le classicisme dans l'étonnant naturel des "Fables" et des "Contes", alors qu'ici l'artificialité sans masque du récit et de sa construction incite à contempler pour eux-mêmes les chatoiements du style, dans une optique qu'on peut dire plus baroque. La Fontaine impose finalement l'idée que le souverain bien est de jouir en bonne compagnie d'histoires bien tournées, dans une perspective épicurienne que le lecteur des "Fables" connaît bien. La distance légère ainsi créée entre le conteur et son récit, comme les affectations de misogynie qui le traversent, se résolvent en un humour affectueux qui, loin de toute querelle d'écoles, est la griffe personnelle de notre auteur.
J'ai lu ce livre dans le cadre de mes études et j'ai juste adoré ! Effectivement, j'avais eu l'occasion auparavant de lire Amour et Psyché d'Apulée, le conte original qu'a réécrit Jean de La Fontaine. Ce dernier nous propose une vision + humaine du conte avec des dieux qui sont loin d'être parfaits. J'aime beaucoup la mentalité du conte et de sa portée philosophique. Sachez que l'amour est majestueusement mis en avant. Jean de La Fontaine a su en alliant conte et fable nous rappelle le symbole de l'amour éternel. Je ne peux que vous recommander de découvrir une version de ce mythe avec ce livre-là.
The plot would be interesting if this text wasn't SO difficult to get through! The writing is dense and it drags on forever. I didn't care for this book very much and it took me quite a while to get through simply because I couldn't go two pages without being bored out of my mind, which is unfortunate as La Fontaine's other works are quite good.
Une histoire digne d'une grande tragé-comédie. La fontaine joue entre le récit et le vers ce qui renforce son talent d'écrivain et montre sa passion pour l'écriture.On retrouve également sa passion pour la nature et les jardins de Versailles qui sont une grande source d'inspiration pour le poète.
A beautiful rendition of the classic myth told by Apuleius. I'd recommend this particular edition for the introduction and the notes that I personally found very useful and interesting.