Je lis peu de nouvelles, alors que c’est une forme littéraire que j’apprécie beaucoup. Dans ce recueil, son premier, Mélanie Fazi nous propose dix récits qui flirtent avec le genre fantastique, dans ce qu’il faut de meilleur : parler de l’âme, des pulsions intimes, de ce qui se cache au fond de nous, et donc tout simplement (mais est-ce si simple ?) de ce qui fait de nous des êtres humains.
Dix récits, disais-je, dix ambiances parfaitement rendues pour une écriture fluide et envoûtante. On passe d’une nouvelle à l’autre comme on passe d’un quartier à un autre en visitant une ville. On rencontre des passants, on observe nos congénères, on écoute leurs conversations, on tente de percer leurs secrets.
Il y a du bon et du très bon dans ce recueil, pas de moyen et encore moins de médiocre. Certaines nouvelles sont plus marquantes que d’autres, mais je soupçonne que ce soit plus une question de sensibilité personnelle à telle ambiance ou tel thème que de qualité intrinsèque de chaque nouvelle. Tout fonctionne très bien, et c’est une plongée réussie dans l’univers de Mélanie Fazi.
Je me suis rapidement lassé de ce qui m’avait au départ séduit dans ce recueil : le style. Ce dernier ne tient malheureusement pas la longueur, plutôt qu’une inégalité dans les nouvelles. Parce que toutes ont en commun d’aborder un angle intéressant et une originalité qui m’intéresse. Que ce soit le fait d’errer dans des espaces liminaux, le mélange du mythe à la réalité ou la mort tout simplement. J’ai préféré Serpentine, et la conclusion des Herbes Aromantiques et ai presque fait la grimace en lisant Rêves de Cendre ou le Passeur. Les autres m’ont certes séduit par leur thème, mais bien moins par leur exécution : que ce soit par le traitement des personnages ou la narration en première personne qui trouve rapidement ses limites. Ou peut-être dans les descriptions. Il a manqué quelque chose pour moi, peut-être un rendez-vous de mon côté avec ce recueil, mais ça arrive.
j'ai beaucoup de mal à noter ce recueil, parce que sur les 10 nouvelles, je n'en ai aimé que 3: mémoire des herbes aromatiques, le faiseur de pluie, et ghost town blues. pour le reste, rendez-vous manqué avec l'auteur, je n'ai pas adhéré à son univers. malgré tout, je ne peux pas mettre une réelle mauvaise note parce que vraiment, "c'est pas elle, c'est moi", et c'est vraiment très très bien écrit.
Je ne me mets pas souvent en colère contre un livre. Je veux dire, franchement, vraiment, en colère contre un livre. Je pardonne aisément les maladresses... Mais quand la préface me vend un plume ahurissante et un style fou, je suis en droit d'avoir des attentes. Bon, ça, Mélanie Fazi n'y peut rien. Le style "mime" à merveille l'adolescence. Les personnages se prennent terriblement au sérieux. Mettons. Les idées, à l'origine, sont plutôt attirantes. Mais ça fait flop. Et ça, encore, ça se pardonne. Une fois, deux fois, trois fois... ça lasse. C'est trop peu tenu. Le manque de rigueur fait qu'au bout de quelques lignes on comprend la trame : "Ah. Bon, en fait elle, elle est morte." (Nous reprendre à la route) Pourquoi lire le reste ? Pas de jolies images. Des poncifs des émotions adolescentes. Quant à écrire la folie (Rêves de cendre)... je crois que je préfère me taire. Ma colère a explosé avec "Mémoire d'herbes aromatiques" : était-ce bien nécessaire ? Qu'est-ce que ça apporte ? Et surtout, de quoi parle-t-on, là ? Alors, c'est non. Je refuse. Je ne finirai pas ce livre. Et je crois que c'est la première fois que je ne finis pas un livre parce que je le considère indigne de mon temps (perdu).
Je repêche avant qu'elles ne se noient "Elégie" dont l'idée est franchement bonne (je pourrais discuter : le titre, la prose...) et qui se situe au-dessus du reste des nouvelles ; et "Petit théâtre de rame" qui retombe comme un soufflé sorti trop tôt mais dont la chute bancale a le mérite d'attirer l'attention sur un vrai problème : les invisibles (du métro, des trottoirs, et autres zones de marges en pleine lumière).
Extrêmement heureuse d'avoir découvert cette auteure et ce style fabuleux grâce au club lecture de l'imaginaire. Ce qui m'a attirée de prime abord : la couverture tout simplement sublime et la diversité des thèmes évoqués par ces 10 nouvelles.
Commençons par la première nouvelle qui donne son nom au recueil : - "Serpentine" : Mais quelle idée géniale ! Je ne suis pas tatouée et pourtant c'est tout à fait de cette façon que je conçois un tatouage avec une histoire et une volonté précédant l'acte. Un style percutant et assez viscéral. - "Elégie" : Sans doute, la nouvelle que j'ai le moins aimée du recueil, peut-être celle qui m'a le moins touchée bien qu'elle soit très tactile mais l'atmosphère est très (trop) dérangeante à mon goût. Ici tout est suggéré, insinué, insidieux presque. Ça m'a mise assez mal à l'aise. L'enchaînement avec la première est pour le moins déroutant. - En parlant de route (transition pourrie bonjour), la nouvelle suivante s'intitule "Nous reprendre à la route". C'est un étrange voyage terriblement actuel. Au-delà du génie de l'auteur qui transforme un lieu somme toute banal en refuge, le moins que l'on puisse dire que vous verrez les aires d'autoroute d'une toute autre manière, après... - "Rêves de cendre" : fascination qui confine à l'obsession dans un style toujours ciselé et poétique qui fait rimer Bérénice avec phénix. - "Matilda" : Loin des cris des groupies hystériques, le son ici pénètre chaque fibre adorative des fans tremblant sous les assauts de cette voix venue de si loin. - "Mémoire des herbes aromatiques" : jubilatoire et délicieuse, la magie des mots laisse l'eau à la bouche et fait resurgir, des tréfonds mythiques, une bonne dose de rancœur assaisonnée avec soin. Une merveille gustative ! Miam... - "Petit théâtre de rame" : triptyque de portraits en mouvement, une descente dans un monde de passage, grouillant et mystérieux, où la lumière n'entre jamais. Comme un chassé-croisé sous le regard de l'invisible. - "Le passeur" : artiste en quête d'une solution à son mal-être intérieur, à cette voix obsédante qui le musèle dans son passé. - "Le faiseur de pluie" : Jolie histoire d'enfance où les légendes familiales font la pluie et le beau temps. - "Ghost town blues" : entre western, gangsters charismatiques et ville fantôme, un trio d'escrocs "recueille" les voyageurs égarés. Parfaitement ancrée dans le genre, cette nouvelle est passionnante, haletante et tragique. L'intrigue s'y noue comme une toile et fait ployer le lecteur sous la poussière du désert. On en sort aussi lessivé et rincé que Noah.
Si vous ne connaissez pas cette auteure, ruez vous sur ce recueil qui donne un sens au genre fantastique, l'incursion du surnaturel dans le naturel est réussi à merveille par la dame qui manie les cinq sens, comme la plume, avec une facilité et une habileté déconcertante qui vous laissera pantois d'admiration. Chapeau madame ;)
I preferred the other collection of short stories I read from this author, this one was less memorable with a big focus on the paranormal. My favorite was "Le faiseur de pluie", though "Petit théâtre de rame" was quite interesting. But overall, I didn't feel like those went in a direction that satisfied me personally. The writing style was heavy on descriptions related to the senses, especially smell and taste. While this was initially a strength, it became a little too heavy at some point
Une très belle découverte que la plume de Mélanie Fazi ! Un mélange entre Poppy Z. Brite et Stephen King qui sert une ambiance sombre où la fin est rarement heureuse. Je relirai cette autrice sans hésiter !
Globalement les nouvelles m'ont beaucoup plu. Mélanie Fazi réussi a subtilement engendrer du fantastique autour de thèmes très intéressants. Les nouvelles étaient toutes différentes mais pourtant toutes reliés par une écriture qui nous plonge tout de suite dans l'histoire de chacune.
Une couverture bien étrange, un résumé entraînant bon nombre de questions. Allez hop. Je le prends. J'avais à la base trois semaines pour le lire, deux jours m'ont suffit.
Je ne connaissais Mélanie Fazi que de nom et ce fut pour moi l'occasion de découvrir son monde, ce dont elle est capable de faire et malheureusement ... j'en suis tombée amoureuse ! Elle a la capacité incroyable de nous amener très facilement dans un univers tellement glauque qu'on se demande comment on a fait pour y entrer et comment on va faire pour en sortir. La suite de ces dix petites nouvelles de quelques pages chacune, m'ont fait frissonner. L'une en particulier m'a intriguée, la seconde. Celle d'une femme suppliant une tierce personne de lui ramener ses deux enfants, sauvagement disparu sans laisser de trace avec un mari qui les a catalogués directement comme morts. Ce désespoir qui anime cette femme est poignant, cette envie de les revoir ou alors de les rejoindre, l'appel désespéré d'une mère arrachée à ses deux amours ... Je n'avais pas la larmichette à l'oeil mais je n'étais pas très joyeuse juste après. Et les histoires s'enchaînent, dans un décor à peu près identique.
Cela ne sera pas forcément aux goûts de tous mais pour les plus timbrés, c'est fait pour vous !
Si je n'ai pas accroché a certaines histoires de ce recueilsn, la plume et les thèmes de celui-ci, originaux et sombres m'ont charmé. Lu en une journée à peine, je n'ai pas réussi à décoller les yeux des pages, envoûtée et curieuse de connaitre la suite. Pourtant je ne peux me résoudre à mettre 4 ou 5 etoiles car quelques de ces nouvelles (Matilda, rêve de cendres, le passeur, et Ghost Town Blues) m'ont dérangé profondément. Pas la faute de l'auteur mais les thèmes abordés dans ceux ci étaient triggering vis à vis de mon vécu.
Habituellement, je ne suis pas fan des recueils de nouvelles. Je trouve toujours qu'elles sont trop courtes, qu'on reste sur sa faim. Ici, elles sont toutes abouties. On sent à la fois un grand talent et une grande sensibilité à travers ces nouvelles, toutes plus touchantes les unes que les autres. Mes préférées ont été "Le faiseur de pluie" et "Petit théâtre de rame". À lire!
Je n'aime pas les nouvelles, du moins je ne suis pas très intéressée, mais mes lectures m'ont fait croisé la plume de Mélanie Fazi et mon petit cœur a fait boum.
Chaque nouvelle vous mettra deux claques : une pour la première page et une autre pour la dernière.
Il y en a pour tous les goûts, à déguster comme on le souhaite.
Plus sombre que les autres recueils, dans la veine dérangeante. Certaines plus que d'autres, mais toujours la finesse de plume. Mes préférées: Copeland falls, Matilda et Petit théâtre de rame.