Depuis la disparition de sa forêt de Brocéliande, M. Merlin s'est réfugié dans la station de métro du même nom, dans le 18e arrondissement de Paris, avec tout son état-major. Lui, il s'est approprié le banc au bout du quai. Ses trois fées, Vivi, Moorgën et Clochette, ont élu domicile dans les poubelles. Bref, rien n'est plus comme avant. A moins que... Mais oui, le vieux Merlin a un plan pour le Renouveau, le retour de la Légende, les châteaux forts, les quêtes et tout et tout ! A la tienne et que ça saute !
Je n'ai pas voulu brûler le livre après l'avoir fini, mais je ne compte pas le relire ni le conseiller à quelqu'un. Je m'attendais à quelque chose de léger rempli de comique de situation un peu à la Pratchett. À la place je le retrouve avec un livre avec un humour constamment lourd et inapproprié, qui se perd dans le sexuel, l'homophobe, le raciste... "c'est juste de l'humour", mais au final le livre n'est pas si drôle que ca, et le scénario n'a rien de bien vraiment intéressant une fois passé au-dessus de l'idée de base originale.
Comment ça finit les mythes celtes et grecs ? Sur un quai de métro, à la Station Brocéliande avec un litron de Gros-rouge-qui-tache. Merlin le clochard qui cherche toujours Arthur à travers un cul de bouteille, demandant conseil à ses fées depuis longtemps ménopausées. C'est pas joli à voir mais c'est très drôle à lire !
Gudule avec cette trilogie vulgairo-culturelle publiée chez Bragelonne nous fait suivre les tribulations burlesques, dans notre monde speedé et pourri de pervers acceptés et de génies ignorés, de Merlin et de sa troupe de joyeux lurons sortis tout droit des légendes arthuriennes et gonflée en cours de route par des personnages de contes populaires et de la faune mythologique grecque.
Certains calembours sont à croquer, certaines contrepèteries à pleurer... Le tout reste cohérent et le style parodique est manié avec vigueur dans une intrigue solide bourrée de références.
Comprend qui peut !
Le premier tome :
L'intérêt est essentiellement le jeu entre monde contemporain et mentalité féérique arthurienne. On s'attache aux personnages !