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Sans Véronique

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« Plusieurs secondes ont passé, durant lesquelles Bernard s’est efforcé d’ordonner les mots qu’il venait d’entendre, et qui s’enchevêtraient dans son esprit : Sousse, la Tunisie, un attentat, ce matin, Véronique – tout cela n’avait aucun sens, Monsieur, vous m’entendez ? a articulé la voix, tandis que, de l’autre côté, Bernard se mettait à trembler, écrasant sa main gauche sur la tablette du téléphone, ici les chiens, qui avaient perçu son état, se sont approchés, avant qu’une phrase enfin s’échappe de sa bouche : Qu’est-ce qui est arrivé à ma femme ? »

256 pages, Kindle Edition

First published January 1, 2017

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About the author

Arthur Dreyfus

32 books16 followers

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Displaying 1 - 5 of 5 reviews
Profile Image for Paco Montañez.
99 reviews9 followers
March 6, 2025
Si en tu mundo las prostitutas citan a Foucault déjame decirte que eres demasiado pijo.
Profile Image for Granny Sebestyen.
497 reviews23 followers
July 26, 2018
Bonjour les lecteurs ...
Bernard et Veronique sont ce qu’on appelle un couple fusionnel. L’un ne va pas sans l’autre.
Véronique ayant reçu comme cadeau de retraite un voyage en Tunisie, c’est donc seule qu’elle s’embarque pour une semaine de vacances.
C’est l’été 2015 et un Tunisien radicalisé vient de massacrer à la kalachnikov trente-huit personnes sur une plage de Sousse, avant d’être abattu par la police..
Véronique fait partie des victimes. C’est son corps qui a été, le premier, montré à la télévision.
Bernard anéanti décide « d’en tuer au moins un « et part pour la Syrie.
Deux hommes, deux destins, celui de Bernard, homme sans histoire qui rêve de vengeance et celui du tueur qui de simple étudiant tombe dans le radicalisme.
L’écrite fluide alterne le récit d’un malheur programmé avec les souvenirs heureux du couple.
Nous suivons les raisonnements des deux protagonistes, chacun tombant dans une sorte de folie.
Ce livre revient sur le mode d’endoctrinement des jeunes par les troupes djihadiste jusqu’au point de non retour.
Arthur Dreyfus ne nous laisse guère d’illusions: La violence va continuer d’entraîner la violence. Le terrorisme va perdurer.
Petit bémol ... les phrases sont longues ( parfois plusieurs pages ), rendent le style particulier. Heureusement la ponctuation est judicieusement utilisée
Profile Image for Aimes.
26 reviews6 followers
January 30, 2018
I was referred to this author by a friend and this novel was the first of his that I've read. It stuck with me for a long time after I read it. Compelling and although at one point the two narratives take a bit of a cliched turn (into each other), you don't really care because it's really not about that at all. Excellent novel.
Profile Image for Henri-Charles Dahlem.
291 reviews12 followers
February 14, 2017
Méfiez-vous des écrivains. Ils peuvent faire leur miel d’une situation banale et, sans le savoir, vous vous retrouvez au cœur d’un roman passionnant. À entendre Arthur Dreyfus, venu présenter son nouveau livre la semaine passée à Mulhouse, la scène d’ouverture de Sans Véronique s’est déroulée exactement telle que décrite : assis dans le métro, il croise le regard d’un couple au moment où le mari et la femme se quittent. Ils sont à l’âge de la retraite, mais leur amour ne semble pas usé. Dans leurs gestes, dans leur attitude, on sent l’affection qu’ils se portent.
Ils s’appellent Véronique et Bernard. Elle est caissière à Intermarché, il est plombier. Sils se retrouvent sur la ligne 11, c’est parce que Véronique part pour la Tunisie. Ses patrons lui ont offert une semaine en Tunisie, «ça ne valait sans doute pas une fortune à l’échelle d’Intermarché, mais ils l’avaient fait, c’était important de retenir la gentillesse, avait souligné Véronique, parce que c’est pas tous les jours.»
Huit jours, cela passe vite. Mais en rentrant chez lui, Bernard a immédiatement senti le vide, cherché à le compenser en «s’occupant». Pas avec sa maquette de train miniature, mais en allant se promener du côté des prostituées. À son retour, il constate que son épouse et sa fille Alexia ont cherché à le joindre et que ses deux heures d’absence ont déjà semé un vent de panique, sa fille s’apprêtant même à signaler sa disparition à la police.
Le temps de rassurer tout le monde, il se seul chez lui, entouré de ses chiens. Il fait le constat amer que la voix, la présence de Véronique lui manque. Aussi est-il déjà psychologiquement fragilisé quand le Ministère des Affaires étrangères l’appelle pour lui apprendre dans ce jargon diplomatique que sa femme figure parmi les victimes de l’attentat qui vient d’être perpétré en Tunisie.
Tout s’effondre. Après l’incrédulité, il faut bien se rendre à l’évidence, suivre le policier venu l’escorter jusqu’à la cellule de crise du quai d’Orsay. Se retrouver avec les autres familles, avec Alexia, avec cette douleur d’autant plus incompréhensible qu’elle frappe la plus innocente des victimes.
Arthur Dreyfus divise alors son roman en deux, nous offrant de suivre ces deux trajectoires qui n’auraient jamais dû se rencontrer, celle de Véronique et celle de Seifeddine. Le jeune tunisien qui rêvait d’un avenir meilleur et qui, comme son frère, travaille bien à l’école, rêve de liberté, d’un «océan de désirs». Ses professeurs le voient déjà ingénieur, il fait la connaissance de Sophie, une étudiante Belge spécialiste du pilotage des réseaux industriels avec laquelle il goûte à l’amour et échafaude des rêves d’avenir.
Mais alors comment va-t-il basculer dans le terrorisme ? À cette question cruciale, on serait tenté de répondre Inch’Allah, tant les circonstances qui font basculer un jeune vers le terrorisme tiennent – dans ce cas-ci – du destin et de circonstances fortuites. Le frère de Seifeddine est foudroyé lors d’un orage, ce qui entraîne un fort traumatisme et une remise en cause de sa manière de vivre. Ajoutons un refus de visa pour la Belgique et on y trouvera le ferment d’une révolte attisée d’une part par un sentiment de trahison, car Sophie ne lui répond plus, et d’autre part par les «amis» de la mosquée qui sentent le jeune homme prêt à devenir le prochain martyr de leur cause. Son professeur de mathématiques et son père vont bien essayer de le raisonner, mais déjà Seifeddine est «hors de portée», prêt à « frapper l’Occident dans son cœur, là où on insultait le plus effrontément la culture musulmane, dans un hôtel pour Blancs, une station balnéaire où les femmes se dénudaient, où les Tunisiens étaient réduits en esclavage, témoins forcés d’actes de mécréance ».
La grande force du roman tient dans le parallèle fait par l’auteur entre cette dérive et celle de Bernard, lui aussi est bientôt «hors de portée». Après la prostration, l’hébétude, vient cette envie d’agir qu’il va assouvir en prenant un billet pour la Turquie et de là partir se venger en Syrie.
Bien loin de toute propagande ou d’une démonstration manichéenne, Arthur Dreyfus met le doigt sur le point le plus sensible… et ne nous laisse guère d’illusions sur l’évolution du conflit. La violence va continuer d’entraîner la violence. Le terrorisme va perdurer. Cette tragédie contemporaine est éclairante.
http://urlz.fr/4O2i
Profile Image for Véronique.
657 reviews6 followers
March 16, 2018
J'ai été étonnée, par tout: les personnages, l'histoire trop vraie, l'indécence... et j'ai beaucoup aimé. (La fin est un peu débile mais on l'oublie vite). :)
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