Un CV imaginaire, une fausse identité, et un crâne rasé. Steak Machine est le récit d’une infiltration totale de quarante jours dans un abattoir industriel en Bretagne. Geoffrey Le Guilcher a partagé le quotidien des ouvriers : les giclées de sang dans les yeux, les doigts qui se bloquent et les défonces nocturnes. Un univers où, selon un collègue de l’abattoir, “si tu te drogues pas, tu tiens pas”. L’usine ciblée par le journaliste abat deux millions d’animaux par an. Une cadence monstrueuse qui mène inéluctablement au traitement indigne des hommes et des animaux.
Après trois ans passés aux Inrockuptibles, Geoffrey Le Guilcher, 30 ans, est devenu journaliste indépendant. Il collabore avec Mediapart, Le Canard enchaîné, Streetpress et Les Jours. En janvier 2016, il a publié une biographie-enquête non autorisée : Luc Besson, l’homme qui voulait être aimé (Flammarion).
J’ai découvert ce livre dans le cadre de mes études, ne mangeant que très peu - voire pas de viande - le sujet ne m’a pas attiré dans un premier temps, néanmoins à peine la lecture commencée que j’ai été transportée dans une véritable recherche de la vérité.
Que se passe-t-il véritablement dans un abattoir ? Vous vous êtes peut-être un jour posé la question et bien Geoffrey Le Guilcher, journaliste et éditeur a décider d’y répondre.
À travers une mise sous couverture, il s’infiltrera dans un abattoir industriel de Bretagne pendant 40 jours pour découvrir ce qu’il s’y cache véritablement. Lors de son infiltration, il se liera d’amitié pour certains ouvriers qui lui compteront leurs histoires, leur choix d’emploi plutôt qu’un autre, la difficulté du travail à la chaîne ou bien encore les techniques de mise à mort des animaux.
Il est ici question d’un sujet dont on entend que rarement parler et pourtant l’auteur l’aborde d’une façon tout à fait ingénieuse. Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce livre, c’est que l’auteur s’intéresse en grande partie à la condition humaine et au traitement que les travailleurs reçoivent ; bien qu’aussi à la condition animale, mais non pas au centre de sa recherche comme dans d’autres ouvrages.
Grâce à son regard neutre et à son enquête en immersion, il témoigne des conditions de travail des employés et remet en question notre consommation de viande.
L’auteur porte un regard neutre sur l’industrie de la viande et expose les faits sans jugement. Il est intéressant de lire un livre qui porte sur cet important sujet qu’est la cause animale mais qui se concentre plus sur les conditions de travailles misérables des ouvriers biens trop souvent oubliés.
Ce livre est très bien écrit, j'ai commencé à le lire en librairie et j'étais tellement happée que je l'ai acheté pour le terminer à la maison. Il est petit et se lit donc très vite. Je suis contente car j'ai appris plusieurs choses sur la manière dont fonctionne un abattoir, cela m'a permis de me rendre que j'avais des a priori complètement faux. Je suis aussi contente qu'on mette l'accent sur ces gens qui travaillent tn toute objectivité dans des conditions de travail épouvantables et qui ne sont pas vraiment à blâmer, plutôt s'en prendre aux directeurs des abattoirs. Cela étant, je suis un peu sur ma faim, le livre est un peu court et j'aurais aimé qu'il aille plus au bout des choses, d'où seulement 3/5.
Une lecture essentielle pour celleux qui mangent de la viande. L’auteur ne se concentre pas tellement sur le bien être animal (bien qu’on y est forcément exposé lorsqu’on lit le nombre d’animaux tués par jour, dans des conditions dignes des meilleures tortures médiévales), mais axe son propos sur les conditions de travail à la chaîne des ouvriers, entre accidents et maladies professionnelles, autorité et contrôle excessif des patrons, compétitivité, angoisses et addictions. En tant que végétarienne, je suis bien contente de ne pas contribuer à ça et je pense que chaque personne qui choisit de manger de la viande devrait avoir accès à ces informations.
Un livre à placer entre toutes les mains. Il questionne notre consommation de viande par sa production, et les conséquences que cela engendre sur le bien-être animal, mais surtout sur les conditions de travail dans les abatoirs. Une approche différente par un auteur infiltré dans un abatoir pendant un mois. Le livre juge peu, se contente presque de relater les faits et de transmettre les témoignages.
L’industrie de la viande n’est pas seulement l’enfer des animaux qui traversent la porte de l’abattoir mais aussi celui des personnes qui y travaillent. Un livre faisant totalement écho à La condition ouvrière, en délivrant des faits chiffrés et un témoignage détaillé.
La consommation de viande est un danger. Pour les animaux, premiers concernés par cette industrie. Mais egalement pour les hommes.
Les hommes et les femmes qui travaillent dans les abattoirs sont usés, abimés, broyés dans la machine au même titre que les animaux qu'ils sont chargés de tuer.
Je suis végétarienne, ce n'est pas un secret que je sois acquise à la cause animale. Ce livre nous rappelle que nous sommes également Des êtres humains et qu'on se doit aussi d'être acquise à la cause humaine: ces employés, sacrifiés au fric, à la cadence, aux resultats méritent la compassion.
Les conséquences psychologiques d'avoir à tuer 500 veaux par jour, d'avoir à débiter Des morceaux sur Des êtres qui sont parfois encore vivants et, en plus, porter l'hyre de la societé.
La conclusion est la même qu'à chaque fois: tant que l'industrie fera en sorte que les consommateurs me fassent pas le lien entre l'animal vivant et la barquette de Charolais du supermarché , on déplorera autant de victimes animales que de victimes humaines.
Un peu partagée pour la note car je ne m'attendais pas vraiment à ce genre de récit. Pas tellement en profondeur, on s'intéresse plus ici à la souffrance des hommes qu'à la souffrance des animaux. Un sujet rarement abordé et pourtant important. Je vois plutôt ce livre comme comme un recueil de propos.