Perché en haut d’une pile de carcasses de vieilles voitures, Raphaël contemple son nouveau chez-lui. La carrosserie Mirami. Un paysage cabossé, déglingué, qui colle bien avec celui qu’il a dans le coeur. Raph a 14 ans et il vient d’être parachuté chez son père, un inconnu, qui vit au milieu de cet hôtel pour épaves. L’homme est froid, maladroit, il n’a que des grognements dans la bouche et des rebuffades dans les gestes et Raph préfère se concentrer sur autre chose. Sur sa fille par exemple, Mylène. Une demi-soeur de 17 ans, du genre carrément canon, qui a hérité de son père un caractère bien trempé Et puis, de l’autre côté de la route, il y a Kathia. À 8 ans, la petite se déplace en fauteuil roulant, emmenant avec elle une bonne humeur et une maturité qui brisent tous les non-dits. Jour après jour, ces deux là vont réchauffer le coeur de Raph, le remettre sur les rails, pour qu’il retrouve enfin la force et l’envie de foncer droit devant.
Dans un décor métallique aux relents d’huile de moteur, Anne Loyer dresse le portrait puissant et lumineux d’un adolescent blessé qui cherche à remonter à la surface.
3⭐ Le problème principal avec ce roman (qui n'est pas mauvais) c'est qu'on sait déjà au départ comment ça va se terminer. Pas de surprise, pas de retournement de situation. Juste une lente évolution pour Raphaël qui part de "Foutez-moi la paix, je suis en colère, j"haïs tout le monde" pour finir avec "Finalement c'est pas si pire que ça..."
Second roman d’Anne Loyer que je découvre, et ça a été une plutôt bonne surprise !
Car Boy raconte le genre d’histoire dont je suis friande, mélangeant adolescents mal dans leur peau et amitié. On y rencontre Raphaël, qui vient de perdre sa mère et qui est envoyé chez son père, qu’il n’a jamais connu.
C’était un roman touchant, évoquant de nombreux sujets difficiles et importants malgré le fait qu’il soit très court : le deuil, la solitude, le mal-être, l’adolescence, l’amitié, la famille…
Une bonne lecture, que je vous recommande si ce genre d’histoires vous plait !