Les 4 tomes de l'Affaires des affaires réunis en intégrale : (re)découvrez le combat acharné de Denis Robert dans les bas-fonds des paradis fiscaux. Pendant 10 ans et d'innombrables procès, Denis Robert a été poursuivi par Clearstream jusqu'à ce que le 3 février 2011, la cour de cassation annule les condamnations précédentes et juge l'enquête du journaliste sérieuse et documentée. C'est ce combat, dans les bas-fonds des paradis fiscaux, qui est raconté. Formidable thriller véridique, à l'origine du film de Vincent Garenq avec Gilles Lelouch et Charles Berling. Le passionnant thriller qui explore les bas-fonds des paradis fiscaux, signé Laurent Astier et Yan Lindingre, à découvrir dans une intégrale complète.
Denis Robert (born 9 May 1958, Moyeuvre-Grande, Thionville-Ouest) is a French freelance journalist and a writer. Robert formerly worked for Libération newspaper for 12 years.
Denis Robert is best known as co-author of "Revelation$", a book published by Les Arènes on 1 March 2001, which accused Cedel, later Clearstream, of a number of illegal financial activities, such as aiding and abetting money laundering, tax evasion et cetera.
Clearstream then sued Denis Robert for libel and various other counts on multiple occasions.
On 29 March 2004, the Tribunal de Grande Instance de Paris (High Court) judged Robert, his publisher Les Arènes and the French TV company Canal+ France, which had repeated the allegations raised in Revelation$, to have failed in their attempts to prove any and all allegations; furthermore the court ordered damages to be paid to Clearstream and that the judgment be printed in two French newspapers explaining the defamatory nature of the material. Regarding the same allegations, on 16 October 2008, the Paris Court of Appeal confirmed Robert's sentence for defamation on eight counts. In February 2011, in a final judgment, the Court of Cassation overturned all convictions, ruling that his work was protected by freedom of speech and of the press.
Je me souviens très bien avoir emprunté à la bibliothèque gérée par le CE de mon premier employeur un titre qui m’avait intriqué, La Boîte noire. Je ne savais pas du tout ce qu’il y avait à l’intérieur – je m’étais dit que ça devait être le concept. Et j’ai découvert un univers extrêmement complexe que je ne connaissais pas du tout – mais alors pas du tout. Il était question de flux financiers entre des comptes hébergés un peu partout autour du globe, des listings, du blanchiment d’argent. J’étais loin de tout cela, ma seule connaissance était l’informatique – c’était déjà mieux que rien. Mais je me souviens d’avoir paradoxalement été attiré par cette complexité, par cet univers. Ce travail de fourmis de David contre Goliath était l’oeuvre d’un journaliste dont le nom sera pour toujours associé à la société Clearstream, DENIS ROBERT.
Bien des années après, j’ai repéré ce pavé lors de sa sortie en édition intégrale et l’avais offert à mon père pour son anniversaire. Je l’ai malheureusement récupéré depuis et, après avoir laissé passer un peu de temps, j’ai entrepris de le lire. Il faut tout d’abord saluer le travail qui a été réalisé par les auteurs, DENIS ROBERT et le dessinateur LAURENT ASTIER. Non seulement sur le plan documentaire puisqu’il retrace au-delà de ce qui a été appelé l’affaire Clearstream une grande partie de la vie du journaliste, de la découverte de cette “anomalie” en passant par tout le processus qui l’a fait devenir une affaire, qui l’a fait gonfler jusqu’à ce qu’elle parvienne au sommet de l’état et qu’elle explose au visage des politiques en un procès sur-médiatisé. La forme tout en noir et blanc se prête parfaitement à l’histoire. Chaque début de chapitre est soigneusement illustré et agrémenté d’une citation. Le travail effectué pour recoller les morceaux et les présenter sous une forme compréhensible, digeste et même agréable à lire est remarquable. Prévoyez tout de même un peu de temps si vous voulez vous plonger dans la machine à blanchir l’argent, 700 pages, même en BD ça prend quand même un peu de temps.
Intéressant dans ce qu'il raconte du monde politique et de la finance, bien croqué mais parfois difficile a appréhender et le côté victimisation et justification de l'auteur est un peu lourd.