Dans la première de ses lettres sur la crise de l’esprit, Paul Valéry constate : « L’espoir n’est que la méfiance de l’être à l’égard des prévisions de son esprit. » Or cette méfiance n’est pas un fait simple. L’homme a plus d’un tour dans son sac et les raisons de sa raison s’échafaudent en sournoiseries qui, pour monumentales, n’en sont pas moins infiniment variées avec, à leur fronton, des prétextes de logique, de tradition. Ainsi l’espoir, qui désigne justement dans ce qu’elle a de primesautier, de plus ingénu, la résistance individuelle, ne saurait dépeindre certaines de ses façades compliquées. D’ailleurs, si nul ne peut même songer à en vouloir aux beaux animaux de sang assez riche, de chair assez confusément opulente pour opposer une tête et un corps en toute spontanéité victorieux des pièges sentimentaux et des méchancetés de l’intelligence, quel moyen d’accepter les calembredaines et syllogismes truqués des anémiques, sots et pédants qui, à grand fracas, se réclament de civilisation, parlent avec ostentation de vie morale et, en fait, se contentent d’user de principes à double fond pour composer un bonheur dont la source n’a point jailli de ce morceau d’eux-mêmes où il eût été, sinon héroïque, du moins décent qu’ils tentassent de la faire sourdre. Qu’il y ait des degrés dans leurs tricheries et des degrés aussi dans la conscience qu’ils y apportent, voilà qui ne saurait nous leurrer, ni nous empêcher de dénoncer leur mensonge glorieux ou sournois comme un véritable crime contre l’esprit...
Crevel was born in Paris to a family of Parisian bourgeoisie. He had a traumatic religious upbringing. At the age of fourteen, during a difficult stage of his life, his father committed suicide by hanging himself.
Crevel studied English at the University of Paris. He met André Breton and joined the surrealist movement in 1921, from which he would be excluded in October 1923 due to Crevel's homosexuality and Breton's belief that the movement had been corrupted. During this period, Crevel wrote novels such as Mon corps et moi ("My Body and Me").
In 1926, he was diagnosed with tuberculosis which made him start using morphine. The 1929 exile of Léon Trotsky persuaded him to rejoin the surrealists. Remaining faithful to André Breton, he struggled to bring communists and surrealists closer together. Much of Crevel's work deals with his inner turmoil at being bisexual. Crevel killed himself by turning on the gas on his kitchen stove the night of 18 June 1935, several weeks before his 35th birthday. -from wikipedia.org