Après le décès de son compagnon, Camille décide d’emménager au milieu de nulle part, en pleine campagne, à des kilomètres de ce qu’il a toujours connu. Il vient de faire le pari le plus risqué de sa vie. Non content de rénover la vieille bicoque en ruine de son oncle, il doit de plus s'occuper de son frère, s’habituer à son nouveau boulot dans un nouveau collège, s’accommoder des bestioles qui viennent régulièrement squatter son jardin, et supporter les propos déplaisants de Pierre, l’ours borné qui fait office de garde-forestier dans la région et qui traîne autour de sa propriété été comme hiver. Heureusement, les villageois vont se révéler des amis sincères. Avec sa joie de vivre et sa volonté d’acier, son petit frère Tom va l’aider à reprendre confiance en lui. Leur maison ne deviendra jamais un modèle d’élégance, inutile de croire aux miracles. Mais un vrai foyer, pourquoi pas ? Et Camille lui-même va tout doucement réapprendre à vivre.
Il suffit d'un seul paragraphe et le lecteur n'a pas besoin de plus pour entrer à pieds joints dans le récit. Bienvenue dans une histoire qui se révèle à la fois douce et captivante.
Les personnages qu'on y rencontre nous donne l'impression de faire partie de ceux que nous pourrions croiser à chaque coin de rue. Ils sont ainsi construits qu'ils nous donnent cette sensation d'appartenir à la réalité que nous connaissons. Chacun de ces hommes et femmes possèdent un caractère unique et pour la majeure partie fort et affirmé. L'équilibre est cependant bien maintenu entre ce petit monde puisque pas un n'empiète ou ne prend le pas sur l'autre. Quant aux deux hommes qui nous intéressent, on aime les voir se rapprocher presque à reculons et malgré eux. Car cette histoire porte aussi sur la reconstruction et un nouveau départ. Un nouveau départ pour Camille et son frère Tom qui, suite à un héritage, recommence ici une nouvelle vie. Un nouveau souffle pour Pierre chez qui la rencontre de ce nouvel habitant provoque un léger trouble.
Ce roman nous fait voyager. Pas très loin, c'est certain. Mais il possède un petit quelque chose qui nous transporte. Que l'on songe aux fils qui se nouent et qui tissent peu à peu la relation entre Camille et Pierre ou lorsqu'on se laisse submerger par des descriptions de nature à vous laisser rêveur. On est littéralement transporté dans un ailleurs qui pourtant pourrait être ici. C'est ce qui me marque le plus dans ce roman. Cette sensation qui nous donne le sentiment que le récit est ancré dans un univers criant de vérité. Même si les différents portraits de la nature sont faits d'une manière à nous sembler presque féeriques, ils n'en reste pas moins qu'il est très facile de nous imaginer marcher dans les bois et observer tout ce que l'auteur dépeint de sa plume de façon à nous faire rêver. Toujours avec cette touche de réalisme. Les blessures passées de Camille entrent aussi dans cette optique. Ce n'est ni trop ni trop peu. Juste savamment dosé pour apporter ce petit quelque chose de douloureux et qui justifie certains côté de sa personnalité. Tout comme la profession de Pierre s'accorde avec ce que le géant est profondément.
C'est une vie de village que nous aimerions tous connaître car elle donne cette impression que les gens sont plus proches et, tout en se mêlant de la vie de chacun, se préoccupent les uns des autres. Des liens forts qui unissent ces villageois sans qu'un quelconque statut social ne vienne corrompre cette vision.
Un roman à lire et à relire, dont les descriptions, les personnages et l'histoire vous touchent de bien des manières mais à bien des égards toujours positivement.
Ca sera probablement ma dernière lecture de l’année et je la finis aussi bien que je l’ai commencée.🥰 Ici, on rencontre Camille qui débarque avec son jeune frère, Tom dans un petit village de l’Est pour prendre un nouveau départ. Mais la maison dont ils ont hérité n’a rien d’un petit paradis, tout est à refaire. Camille s’y atèle... Petit à petit, il va se lier avec les habitants du village et tout particulièrement, Emilie, la propriétaire du café du village. Il reprend son travail de professeur et Tom trouve ses marques et se fait de nouveaux amis. Mais la dépression et la colère latente de Camille ombrent la petite maison. Jusqu’à ce qu'un garde-forestier, Pierre vienne tout bouleverser. J’adore ce genre d’histoire ancrée dans la réalité avec ces familles de cœur choisies et ces relations qui se construisent, pas à pas. J’ai une préférence pour Pierre, patient, posé et ouvert. On sent tout l’amour qu’à l’auteur pour la nature à travers ce personnage et son métier, c’est un point que j’ai beaucoup aimé. Camille, lui, est le grand frère soucieux du bien être de son cadet qu'il fait passer avant tout le reste. Il n’arrive pas à faire le deuil de son compagnon et va mettre du temps à accepter de tourner la page (sans fermer pour autant le livre). J’ai adoré tous ces personnages qui gravitent autour du trio principal... Ils sont tous attachants à leur manière. Si je devais émettre un seul petit bémol à cette histoire, c’est sa fin. Tout va trop vite (tant dans l’action que dans la résolution surtout par rapport à la mère ) alors que jusque là, tout avait pris son temps mais ca n’a, en rien gâché ma lecture. NB : L’idée du renard m’a bien plu. Équilibre parfait entre la romance et la nature qui lui sert de berceau. En prime, un bonus de circonstance " les fêtes de fin d’année" qui nous permet de clôturer des histoires en suspens. Bref, une chouette petite lecture qui fait du bien au moral et qui donne envie de promenade en plein air ❤ ❤ ❤
J’ai mis très longtemps à le lire. J’ai été déçu par Cape Cove, du coup, même si j’apprécie l’auteur j’avais du mal. Ce n’est pas un souci, j’ai juste un problème avec les descriptions. Bizarrement ? Je ne l’ai pas vécu ici. J’ai adoré l’atmosphère discrète (au contraire du second roman de Sully), la nature omniprésente, mais j’ai détesté la fin. Il manque trop d’éléments, la fin est correcte si on répond à tout, c’est pas le cas (le Renard, le café(la romance en arrière plan), la mère en demi page(c’était trop facile), des questions notariales en suspend) Et enfin, j’ai adore que l’auteure aille jusqu’au bout dans la cruauté maternelle. Tellement réaliste. Par contre l’apparition de Rodolphe était inutile.
J’ai aime plus que Cape Cove. C’est un très bon premier roman.
Beaucoup de choses sont dévoilées dans le résumé, mais ça ne gâche en rien le plaisir de cette lecture. L'auteur, avec un vrai talent de conteur du quotidien, nous parle de confiture, de voisins amis famille de cœur, de renard, de forêts, de secrets cachés dans de vieilles boîtes au grenier, de deuil, de petit frère absolument craquant, d'un chat appelé Le Chat, d'amitiés, de hérissons, de Pat, de feux de cheminées, de saisons qui passent, de tendresse, de garde champêtre rassurant, de rénovations, de professeur un peu paumé qui répare ses blessures, de mère indigne, de résilience, d'amour ... un pur moment de douceur en ces temps difficiles... Je pense déménager pour aller m'installer à Danmas ... Un coup de cœur en tous les cas. Merci à l'auteur pour sa confiance et ce SP.
Long L’histoire est belle mais beaucoup trop longue à se mettre en place. Beaucoup trop de description sur la nature l’environnement et la foret ce qui devient ennuyeux a la longue. Je n’ai pas aimé le personnage de Camille, pour un prof de français manque de maturité son petit frère est plus censé que lui et plus touchant. Un roman pour adolescent car rien de sensationnelle.