"Tu voulais être peintre comme tout le monde et tu es devenu dessinateur comme personne. La rue t'appartient, Poulbot. Continue d'être le porte-parole de ces pauvres gosses."
Avec Poulbots, l'auteur change d'univers et met en scène le quotidien d'une bande de gamins sur fond de vieux Paris, avec ses personnages et ses lieux emblématiques dans le Montmartre de l'avant-guerre.
Patrick Prugne commence à dessiner dès son plus jeune âge, et s’entraîne en imitant ses artistes préférés : Pratt, Manara, Juillard, Loisel, Breccia ou Prado. Il entame sa carrière comme illustrateur publicitaire avant de se lancer dans la bande dessinée. Sa première œuvre, un pastiche de la fable de La Fontaine Le Lièvre et la Tortue, reçoit en 1990 l’Alph-Art Avenir au Festival de la bande dessinée d’Angoulême, une récompense qui aura, selon ses propres termes, l’effet d’un déclic. Il sonne alors à la porte des éditeurs et publie en 1991, avec Goupil au scénario, le premier opus de la série humoristique Nelson et Trafalgar chez Vents d’Ouest, qui remporte un succès immédiat. En 1999, il dessine une histoire de Fantasy, Fol, avant de se lancer dans la trilogie de L’Auberge du bout du monde avec Tiburce Oger chez Casterman, avec lequel il sort dix ans plus tard le très remarqué Canoë Bay aux éditions Daniel Maghen, avant de publier seul Frenchman (2009), Pawnee (2013) et Iroquois (2016). Il fait une pause avec les sagas indiennes en 2018 avec l’album Vanikoro pour sublimer le destin tragique de Lapérouse. Son dernier album, Tomahawk, sort en août 2020 aux éditions Daniel Maghen.
Há já algum tempo que tencionava ler alguma coisa de Patrick Prugne e calhou ser este “Poulbots” porque gostei da capa e, numa primeira olhadela, pareceu-me ter uma arte engraçada. Efectivamente, a arte é o ponto forte da obra (sem ser em demasia para o meu gosto), sendo o argumento uma historinha desenxabida acerca das crianças pobres de Monmartre (retratadas frequentemente por Francisque Poulbot, daí o nome).
Raubířské jednodenní pididobrodružství na ploše (tehdy) chudinského předměstí Paříže. Pokud vám někdy přišlo na mysl "jak by asi vypadalo Bylo nás pět v komiksové podobě", tak toto album na to dává jasnou odpověď. Přesně vystižená atmosféra klučičího dobrodružství, které se tak trochu vymkne z rukou.
Jediná výtka je, že si autor honí triko a co pár okének dává do popředí s dějem nesouvisející slovutné osobnosti spjaté s Montmartrem tehdejší doby. Tu a tam by se to dalo vydržet, ale tohle už je skoro jako komiksové provedení lexikonu "Kdo byl kdo".
Montmartre je pre turistov miesto, ktoré nemôžu pri návšteve Paríža vynechať. Pre množstvo umelcov bola táto štvrť zdrojom inšpirácie a miestom, kde sa miešali umelecké smery, filozofia, múzy a chuť žiť. Pre partiu chlapcov to bolo prostredie, v ktorom prežívali svoje obyčajné fantastické príbehy, kde chytali žaby a dospievali.
Príbeh komiksu Děti z Montmartru sa dá označiť ako triviálny a porovnanie so seriálom/knihou Bylo nás pět je viac ako na mieste. Prostredie, v ktorom sa však dobrodružstvá hlavných hrdinov odohrávajú má v sebe niečo magické. Na každom rohu tu totiž stretnete umelca alebo filozofa, ktorý vám rýchlo a jasne vysvetlí tajomstvo života. Magická je aj kresba, ktorá je hlavnou devízou komiksu a podčiarkuje atmosféru, z ktorej idú veľmi silné emócie.
Decká z Montmartru vrelo odporúčam pre všetkých, ktorí si dokážu vychutnávať atmosféru a chcú sa ponoriť do magického a melancholického Paríža detskými očami.
Bohužiaľ, opäť kniha, kde forma prevýšila obsah. Ilustračne fantasticky spracovaný komiks s príbehom so začiatku storočia, ktorý je podľa formy určený deťom, ale dnešným deťom nemá čo povedať. Tým pádom jeho cieľovou skupinou budú dospelí, ktorí majú radi Poláčkovo Bylo nás pět, či foglarovky, ktorým som ja niky na chuť neprišla a už ani neprídem. Dobrodružstvá malých francúzskych uličníkov, mi nič nepovedali.
Depuis ma rencontre avec le superbe univers graphique de Patrick Prugne, j’ai envie de posséder chacun des tableaux qu’il a imaginé et celui de ce Montmartre de carte postale m’a tapé dans l’oeil !
J’avais pourtant plus l’habitude de ses tableaux amérindiens et cela m’a fait bizarre de me retrouver à Paris cette fois, dans le quartier de Montmartre mais pas celui qu’on connaît, celui d’avant, quand il y avait encore plein de terre en jachère et que tout n’avait pas été bétonné. Au milieu y vivent une population capturée par les crayons d’un célèbre artiste, Poulbot, que j’ai découvert ici grâce à Patrick Prugne : les enfants de Montmartre, ces sortes de nouveaux Gavroche et Cosette, à la gouaille exquise.
L’auteur, au détour d’une histoire qui n’a un peu ni queue ni tête, nous plonge dans le quotidien de ces enfants de la rue, qui gambade partout, fond des bêtises de leur âge et tiennent tête aux adultes. Le but du groupe dans lequel se retrouve notre jeune héros, issue d’une famille bourgeoise mais souhaitant devenir peintre, est de protéger le coin d’herbe où ils jouent et où évoluent des grenouilles, alors que les adultes souhaitent suivre la marche du progrès et le transformer en square. Le temps d’épisodes rocambolesques, on va donc les voir tout faire pour le protéger, quitte à trouver de fausses reliques de notre Histoire pour en faire un lieu protégé. Savoureux !
Cependant, je dois dire que malgré tout le talent de l’auteur pour faire de cette aventure une aventure immersive, avec la gouaille et le décor de l’époque, cela n’a pas trop fonctionné sur moi. J’ai adoré une fois de plus son univers graphique, rempli en plus de clin d’oeil à la Montmartre de l’époque, via des cartes postales qu’il a repris ici, ou encore via les illustrations du vrai Poulbot qu’il a réinterprétées à sa façon également. C’et truffé de clins d’oeil et on croise même quelques noms connus. Mais l’histoire en elle-même, elle m’a peu intéressée. Je ne me suis pas attachée à ce groupe de gamin dont la façon de parler, trop éloignée de la mienne, m’a souvent plus sortie de l’histoire qu’autre chose. Leur histoire était trop rocambolesque en plus, avec un fil rouge qui n’arrêtait pas de se couper. J’avais plus l’impression d’une juxtaposition de tableaux pour reprendre justement la documentation de l’auteur que d’une vraie histoire pensée de A à Z s’incluant dans Montmartre. Le décor a pris le pas sur le récit.
Amateurs de beaux tableaux du Paris populeux d’autrefois, vous serez gâtés dans Poulbots, cet hommage au Montmartre des enfants libres et gouailleurs d’alors. Patrick Prugne fait presque oeuvre d’historien ici en retraçant et dépeignant ce que pouvait être leur vie avant que la Grande Guerre ne les fauche. C’est émouvant et magique à la fois. Cependant, amateurs de récits d’aventures à hauteur d’enfants, vous serez peut-être déçus comme moi face à la faiblesse de celui-ci, tant il s’efface derrière le décor… Dommage, ce rendez-vous raté qui avait pourtant un si joli potentiel.
Um obra curta que consegue transmitir a atmosfera de uma época e de um lugar gostei muito do estilo narrativo do artista e da sua maneira de retratar o cotidiano com leveza e humor com um certo tom de otimismo, a obra é elegante e tem uma história sobre infâncias, pobreza e ambição vale a pena, a edição brasileira da editora taverna do rei está impecável
Très beaux dessins, peints à l'aquarelle. Belle histoire du début de XXè siècle sur la butte. C'est toujours émouvant de lire une BD de Prugne et j'adore lire son carnet de croquis à la fin où il nous fait partager ses recherches, ses doutes et son exigence.
Kniha o dobe príliš vzdialenej, ktorú autor nedokázala priblížiť tak, aby sa nám zdala blízka a uchopiteľná. Zameral sa navyše len na jeden výsek doby, ktorý mal mať nejaký význam (aj vplyvom na umelecký svet), ale bežnému človeku (a navše nepochádzajúceho z Francúzska) to veľa nehovorí.