Bill Herrington est un homme heureux. La cinquantaine approchant, mari et père comblé, il occupe un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse université américaine. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... Jusqu'au jour ou il trouve dans son casier l'exemplaire d'un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu: R. P. Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler Bill.
A un détail près: il s'agit d'une histoire vraie. Celle d'un crime dont il était persuadé que personne n'en avait jamais eu connaissance. Sur une île qu'il aurait voulu oublier pour toujours.
Cet ouvrage envahit bientôt l'existence de Bill et contamine tout autour de lui. Sa vie paisible et confortable ainsi que son équilibre psychologique vont vite menacer de voler en éclats sous l'effet dévastateur de ce livre vengeur qui a réveille tous les fantômes du passé.
Tu m'avais dit qu’après minuit c'en serait fini, Que nos âmes tourmentées trouveraient le repos, Mais tu te trompais, car rien ne s’achève a minuit, et ce moment Sur le point d'arriver ne se produit jamais Parce qu'il est toujours minuit quelque part dans le monde pour les criminels de notre espèce, Et que c'est la le point indépassable de notre horizon.
Amito que el título y el diseño de la portada fueron mis "máximos criterios" para comprar el libro y conocer al autor. La premisa me gustó, aunque no era desconocida para mí. Lectura entretenida pero que, en mi opinión, no tiene la solidez que me gusta encontrar en este tipo de novelas.
Bon, ne tournons pas autour du pot, je n'ai pas grand chose à dire de ce roman. Dépeint comme un thriller psychologique, de fait, on est immédiatement, dès la première page, plongé dans les méandres du cerveau compliqué de William (Bill) Herrington. Personnage assez antipathique, nous apprenons à le connaître au fil des pages, en tentant de comprendre son comportement blasé, las, irrité, irritable... un peu comme un "vieux loup", mal léché. Bill Herrington est un personnage de professeur d'université qui se croit légèrement au-dessus des autres, sans devoir le crier sur les toits, comme soudain pris d'une culpabilité qui lui vient d'on ne sait où. On apprend vite que cette culpabilité provient d'une sombre histoire criminelle, quelque chose qu'il avait essayé d'enterrer il y a fort longtemps, au plus profond de lui-même, mais que quelqu'un s'acharne à faire ressurgir.
Bien que le pitch du thriller soit extrêmement intéressant, qu'à bien des niveaux, le thriller soit réussi (et notamment la part mystérieuse et légèrement ésotérique, avec l'apparition du loup comme élément fantomatique et récurrent du roman, qui est une belle réussite), je n'ai pas pu "adhérer" à cette histoire. Les problématiques du héros, celle de retrouver l'auteur du livre mystère qui dénonce son crime, celle de se réconcilier avec sa famille, celle d'effacer le passé, m'ont sincèrement laissée de marbre. Le personnage de l'étudiante Alan n'est pas très intéressant.
Sur les thèmes de la mémoire, de la résurgence du passé, l'auteur Cédric Lalaury aurait pu me séduire mais seule la fin est impressionnante. On a l'impression que Bill Herrington est le seul personnage à s'énerver et à s'éreinter tout au long du roman, tandis que ses anciens amis ne sont plus là pour renforcer le sentiment d'empathie d'un roman qui aurait été sûrement plus intéressant en roman choral. Dommage. La plupart du roman semble vouloir tendre vers l'introspection mais à chaque fois la connexion avec le personnage principal est perdue et ses retrouvailles avec des personnes de son entourage qui ont reçu le "livre mystère" paraissent tomber à l'eau.
Néanmoins, le dénouement est intense et bien sombre comme on les aime. La rencontre avec l'auteur du livre mystère est assez mouvementée pour que l'on y prenne goût et la tension monte subitement ! La colère éclate, les sentiments sont exacerbés, comme si tout devait exploser à la fin car le début était trop sage.
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Par contre, je vous conseille à 100% les yeux fermés, les doigts dans le nez (ou pas) de lire : Mon Amie Adèle - Sarah Pinborough et Dis-moi que tu mens - Sabine Durrant
Une 4ème de couv’ accrocheuse. Même si le thème de la résurgence d’un crime passé n’est pas de la plus haute originalité, qu’elle le soit par le biais d’un roman et non d’un chantage direct est une idée sympathique.
Mais j’ai eu énormément de mal à me le laisser captiver par ce roman. Et ce, pour plusieurs raisons.
La principale et non des moindres: Bill Herrington. Un personnage fade, à l’image de sa vie qu’il dit sans prétention mais imbu de son savoir professoral, méprisant de la littérature « populaire ». Il est condescendant dans son attitude et poussiéreux comme une vieille veste de tweed! Même avec un personnage aussi antipathique, j’aurais eu plaisir à le voir malmené par les bouleversements apportés par la lecture de ce roman mystérieux. Mais il n’en ai rien. Le prof est passif, il essaye de faire le dos rond en espérant que l’orage passe, de noyer le poisson. Sa vie paisible et confortable est certes bouleversée mais à aucun moment, je n’ai senti de réel danger ou de mise en danger. Je n’ai senti que la lâcheté du personnage qui, de surcroît, survole ce mystérieux roman au lieu de le décortiquer, de l’analyser, de chercher l’auteur véritable de cette prose. Le roman est le prétexte, pas un élément essentiel de l’intrigue et, au final, trop peu de détails sur le passé sont divulgués pour créer un réel suspens captivant. Même si la curiosité de connaître l’identité de celui qui sait nous anime tout au long de la lecture.
Crime il y a eu et à aucun moment une aura de culpabilité ne semble crédible. Le manque de sentiment de culpabilité de Bill et l’absence physique de son ami Neal annihilent tout aspect dramatique à l’intrigue. Je n’ai pas ressenti que Bill ait été torturé par son crime passé et cela créé donc une sorte d’indifférence au sort qui lui est réservé.
L’impression que le sujet reste en surface est tenace tout au long du roman et comme les compagnons d’infortune de Bill ne sont principalement que des fantômes d’un passé remisé dans un tiroir, guère d’alternative que de supporter les angoisses de ce personnage pas très sympathique!
Si je n’ai pas accroché à l’intrigue, je n’ai pas adhéré non plus au style de l’auteur. Un manque de fluidité qui m’a donné l’impression que l’auteur a hésité entre une écriture résolument classique ou une écriture moderne plus nerveuse. Tel le professeur de lettres qui cite Shakespeare mais dénigre Harlan Coben…
Dommage mais je suis passée totalement à côté de cette lecture!
Cédric Lalaury est né à Montluçon. Après avoir étudié les lettres modernes à l'Université Blaise Pascal de Clermont II où il a notamment travaillé sur Giono, Aragon, et les littératures des XIXème et XXème siècles, il décide de se consacrer à l'écriture. Grand admirateur de littérature classique (Proust, Henry James, Virginia Woolf, Faulkner...) et aussi de roman contemporain (policier, thriller, roman noir, roman populaire), il aime aussi bien Stephen King, Fred Vargas et Maxime Chattam que Borges, Joyce Carol Oates ou John Irving. Sa vie se résume à la lecture, l'écriture, le cinéma, sa famille et ses animaux. Il porte un grand intérêt aux séries télévisées comme Lost, Sons of Anarchy, The Walking Dead. Il publie en 2015 son premier roman, Des Silhouettes dans le brouillard. Il a plusieurs romans en cours d'écriture dont une série romanesque qui conciliera l'esprit du roman-feuilleton et celui de la série télé moderne. Il aime à dire qu'il est habité, comme Diane de Margerie, par « la passion de l'énigme ». Dans Il est toujours minuit quelque part, on sent bien la passion de l’auteur pour la littérature. Les références sont nombreuses, mais ce sont surtout les thématiques que Cédric Lalaury aborde qui sont captivent et donnent tout son sens à ce thriller psychologique à l’humour ravageur et à la tension implacable. Entre mécanique du groupe, sentiment de culpabilité et paranoïa, le portrait qu’il brosse de ce prof respectable, bien sous tous rapports, en proie à une véritable crise morale, est incroyablement addictif ! Cédric Lalaury n’a pas son pareil pour décrire le poids de la honte et le malaise grandissant qui « grignote » l’équilibre psychologique de son personnage principal. Si tout le monde a des secrets, celui que cache Bill Herrington pourrait bien être dévastateur. Lorsque la vérité éclate et que son passé ressurgit, on ne peut s’empêcher de tourner les pages de ce roman vengeur au charme vénéneux ! Cédric Lalaury a écrit un thriller psychologique intense et bouleversant, dont l’issue va crescendo. Avec une bonne dose d’humour (qui nous fait plutôt rire jaune), l’auteur nous renvoie à nos propres failles et à la perversité que chacun dissimule sous le vernis social. En découvrant le passé de Bill, on s'interroge forcément sur la question de la responsabilité, de la culpabilité et de la lâcheté. Faut-il avouer ses fautes au risque de voir basculer sa vie et de faire souffrir ceux que l'on aime ? Aussi impardonnable soit-il, un seule et unique acte peut-il définir une personne à jamais ? La réponse n'est pas si simple... Vous vous délecterez à coup sûr de ce roman psychologique glaçant qui s’inscrit dans la même veine que les romans de Liane Moriarty. Il est toujours minuit quelque part plonge le lecteur au cœur des redoutables mensonges et des secrets inavouables de l’âme humaine. C’est fin, saisissant, jubilatoire ! Une excellente découverte !
J'avais envie de lire un petit thriller et de faire une pause dans mes romances. Je me suis donc dit que c'était le moment de sortir celui-là qui traînait dans ma pal depuis presque 2 ans.
Le résumé m'avait donné bien envie mais malgré que je l'ai terminé en une journée, j'ai été globalement déçue.
J'ai pas plus accroché que ça avec le personnage principal, je le trouvais "mou" et avait envie de le secouer un peu. Il y avait également quelques longueurs et plusieurs passages où je n'ai pas bien compris leurs intérêts.
Idem pour certains personnages, je pensais qu'ils incarnaient une certaine part de mystère, qu'ils allaient jouer un rôle plus important dans l'histoire alors que non.
Je m'attendais à certains plot twist qui auraient pu être sympa et dynamiser la fin de l'histoire mais il n'y en a eu aucun.
Justement au dénouement j'avais un sentiment de trop peu et d'inachevé "tout ça pour ça", j'ai trouvé ça bâclé et je n'ai pas aimé.
Je pense également que des flash-backs auraient été sympas et plus immersifs au lieu de seulement se référer à "ce qu'il s'est passé il y a 20ans" sans réellement jamais approfondir la tournure des événements.
Ah et j'attends encore de comprendre le rapport entre l'histoire et le titre ??
En bref, une déception mais un livre de moins dans ma pal.
Voici un bon roman à suspens, malgré son côté « déjà vu au cinéma ».
Je m’explique : Bill Herrington est un professeur d’université qui mène une vie de famille tranquille jusqu’au jour où il reçoit un roman racontant sa dernière soirée arrosée entre amis qui s’est mal terminée (« Souviens-toi, l’été dernier » de 1997). Sauf que l’incident ne s’est pas déroulé l’été dernier, mais il y a plus de 20 ans.
Le fameux roman apparaît comme par magie dans son casier de professeur, sur la table de sa cuisine, ses parents le reçoivent aussi.
N’oublions pas le personnage ambigu d’Alan, la jeune nouvelle étudiante de Bill au prénom bien masculin arrivée fort à propos et si serviable.
Tout l’intérêt de ce roman réside donc dans le fait de découvrir qui est l’auteur du livre maudit.
J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui propose une fin logique bien que cruelle, et ça, ça change.
L’image que je retiendrai :
Celle des loups que Bill voit partout en ville depuis quelques temps.
Un livre, il faut le dire, surprenant. Sous ses airs assez simples, il s'avère addictif et j'avoue m'être retrouvée happée par l'histoire. Une envie folle de comprendre ce qui a bien pu se passer sur cette île 20 ans auparavant. Une montée crescendo. Des pièces de puzzle qui s'emboîtent l'une après l'autre. Des bribes d'histoire qu'on récolte pour comprendre. Pourquoi ? Comment ? Une atmosphère oppressante. Des personnages intéressants, torturés par les démons du passé. Une vision de la culpabilité, de la conséquence des actes, de cet effet papillon qui peut poursuivre quelqu'un des années durant. Et peut-être ou devrais-je dire surtout la recherche de rédemption. Tout se passait admirablement bien jusqu'à la chute 😕 Cette dernière m'a quelque peu frustrée. Pas assez développée. Pas forcément à la hauteur de ce qu'elle aurait pu être. Un manque d'explication certain. L'envie d'en savoir plus, d'aller plus au fond des choses. C'est fort dommage... J'ai, toutefois, eu du plaisir lors de cette lecture et, bien entendu, votre avis restera le meilleur 🙂
L’intrigue a de quoi écrire un bon bouquin, mais c’est mal ficelé, les personnages inconsistants, et les rebondissements incrédibles. Je passe sur les passages médicaux complètement à côté de la plaque. Le personnage de Bill qui semble tirer le fil du narrateur passe du professeur charismatique, vieux sage respecté, en petit chien à la botte de sa mère, puis en criminel en repentance. D’ailleurs le passé chez les parents est complètement incredible. Plusieurs passages qui décrivent des scènes ou des personnages accessoires qui ne semblent là que pour remplir des pages. Le style est simpliste, sans profondeur, ponctué par-ci par-là de quelques références littéraires ou artistiques qui ne sont pas étayées, qui n’apportent rien au récit, et semblent juste vouloir attiser - sans y parvenir - la curiosité du lecteur.
Honnêtement bien meilleur que son 3,37 laisse croire. Non ce n’est pas le thriller le plus percutant, ni le plus psychologique comme la citation en couverture le laissant sous-entendre et oui quelques intrigues sont prévisibles et quelques revirements sont cousus de fils blancs. Néanmoins, ce roman offre un personnage principal fort intéressant par ses failles, ses peurs, ses envies et l’auteur nous offre une intrigue divertissante et agréable. J’ai bien aimé le côté réaliste de la fin, on aurait pu facilement tomber dans une confrontation classique, mais l’auteur à choisi une fin plus sobre, plus vraie. Une belle lecture et un auteur que je relierai avec plaisir!
Il est toujours minuit quelque part by Cedric Lalaury (Français). Editions Préludes (15/09/2017). 3.36/5 (227 notes). « Un Thriller psychologique impossible à lâcher. » (« Lire »). Eh bin ce n’est pas mon avis ! Un Livre, pour moi, très difficile à pénétrer. L’accroche est totalement foiré. La mayonnaise ne prend pas. Il y a de longs passages où il ne se passe rien. Pas assez de dialogues… Non, vraiment, je dois sanctionner au niveau de la note sinon ce n’est pas juste pour les autres. Phoenix ++
4/5 Le début est top, beaucoup de suspens et on s’attend à un bon thriller. Après c’est un peu long, ça tourne un peu en rond et on a l’impression de s’éloigner un peu de l’intrigue ; mais en soi on a quand même des infos intéressantes tout du long donc ça donne envie de continuer. Et les 50 dernières pages sont top, tout prend enfin forme. Et c’est bien écrit ! J’étais mitigée sur la note à donner mais j’étais super curieuse je voulais le finir vite pour savoir !
Well well, I would’ve loved to actually read the book, that this book is talking about, instead of reading this book. The first 250 pages wasted my time. No build up tensions, no intrigue or twists and turns, no emotion, just void. I was very disappointed The last 50 pages are good, but predictable The ending is waaay to fast, the beginning unnecessary
Un roman qui se lit assez facilement. Je m'attendais à un suspens un peu plus important au vu des critiques que j'ai pu lire, mais j'ai pris du plaisir à le lire
je n’ai pas vraiment été convaincue par le personnage de Bill, qui a pu se montrer exaspérant pendant le récit, ni par le personnage d’Alan, dont j’attendais plus. La fin m’a laissée sur ma faim, et je n’ai pas été séduite par cette dernière. Toutefois, le roman est bien écrit, plutôt bien dosé, et j’ai aimé le personnage de Dick ainsi que l’ambiance proposée, avec toutes ses questions et l’angoisse qui monte au fur et à mesure, même si elle aurait pu être davantage développée. C’est donc un roman que je vous conseille, même s’il ne m’a pas marquée.
Voici un roman bien singulier. Une lecture que j’ai beaucoup apprécié.
William Herrington, dit Bill, est un personnage assez tonitruant. Professeur de littérature, il ne voue son grand amour qu’aux grands romans classiques de la grande époque, la littérature contemporaine ou dite populaire, il la désavoue littéralement. D’ailleurs Bill tient un discours abscons et malvenu. Personnage dédaigneux et horripilant, il se retrouve mêlé à une histoire surgie du passé, de son passé. Ce dernier se trouve retranscris dans un roman déposé dans son casier. Tous les éléments présents sont d’une justesse redoutable et témoignent d’une scène qu’il a oublié. Cet auteur est inconnu du très grand public, et c’est ainsi que Bill par à la conquête de son identité afin de préserver son secret. Il va être aider par une nouvelle étudiante, Alan, qui après avoir lu le roman, sans connaître la véritable teneur, va porter sur un piédestal ce nouvel auteur, R.P. Kirkpatrick. Bill va totalement paniquer et échafauder tout un scénario pour trouver le traitre. Malgré lui, il va devenir un de ces personnages de romans populaires auxquels il porte un aversion sans nom. Pour ma part c’est ici que ce roman est singulier. La manière dont l’auteur va jouer sur les paradoxes entre ces personnages distingués des romans classiques et ceux des romans modernes. Il survole les frontières pour créer ainsi un personnages mixant les deux codes. Je ne vais pas vous cacher que Bill est une personne imbue de lui même, égoïste, sans scrupule et parfois sans cœur. Il arrive facilement à mettre de côté sa famille et à rompre avec celle ci, pour arriver au but ultime : se protéger. Alan à le merveilleux rôle d’unifier les deux univers : passé/présent et roman populaire/ roman classique. Alan est ce personnage clé qui ne faut absolument pas sous estimer.
Du coup tous les éléments du passé surgissent pour mettre une sacré pagaille dans la vie bien rangée de Bill. J’ai découvert petit à petit tous les tenants et je me suis prise au jeu de savoir ce qui allait peut être en découler et surtout, mettre un nom sur ce mystérieux corbeau. Il va s’en dire que ce parcours tonitruant que doit affronter Bill, est semé d’embuches et de questions toutes aussi importantes les unes des autres. Bill va suivre un chemin de croix assez éprouvant où toute sa vision de la vie en générale va être remise en question. J’ai pu voir l’évolution de ce personnage qui de détestable va petit à petit devenir un peu plus sympathique. Je me suis même surprise à le trouver attachant.
La rencontre avec Kirkpatrick est assez épique. Scène toute en désolation, sous une pluie battante, comme si ce déluge laver et pardonner les actes à venir. Une relation amicale va débuter. Je dois dire que la présence d’un certain humour noir va enjoliver cette relation inappropriée, sachant que l’un soupçonne l’autre. Non dits, quiproquo et situations embarrassantes vont rythmer ce rapprochement.
J’ai beaucoup apprécié la part symbolique accordé tout au long de l’histoire donnant un aspect mystique à la trame.
Cédric Lalaury est un écrivain à la plume franche et honnête. Sans fioriture, il est arrivé à me plonger dans son univers atypique voguant sur des influences mixtes et généreuses. Il ne m’a privé d’émotions au contraire. Il m’a invité à participer à la résolution de cette énigme tout en me plongeant dans une atmosphére sombre et lourde. J’ai passé un excellent moment de lecture et le final m’a laissé pantois. Je n’aurai pu imaginer une telle fin et bien évidemment je n’ai absolument pas pu mettre le doigt sur les réponses.
« Il est toujours minuit quelque part » est manifestement une très belle découverte ! Un thriller psychologique haletant où je suis allée de surprise en surprise pour mon plus grand bonheur !
On se trouve ici dans un roman plutôt genre policier simple que thriller comme annoncé sur la couverture. Bill découvre dans son casier de son université un roman, qui retrace quasi mot pour mot ce qui lui est arrivé 20 ans plus tôt, lorsqu' il était étudiant. De fil en aiguille, il va découvrir qui est l'auteur du roman, une amitié va se lier entre les deux hommes, grâce à Alan, une nouvelle étudiante de son université. Ce roman se lit tranquillement. Au vu de la couverture n'imaginait un thriller addictif, prenant, rempli de suspense mais pas du tout. Si c'est ce que vous cherchez, passer votre chemin.
Voici un bon roman à suspens, malgré son côté « déjà vu au cinéma ».
Je m’explique : Bill Herrington est un professeur d’université qui mène une vie de famille tranquille jusqu’au jour où il reçoit un roman racontant sa dernière soirée arrosée entre amis qui s’est mal terminée (« Souviens-toi, l’été dernier » de 1997). Sauf que l’incident ne s’est pas déroulé l’été dernier, mais il y a plus de 20 ans.
Le fameux roman apparaît comme par magie dans son casier de professeur, sur la table de sa cuisine, ses parents le reçoivent aussi.
N’oublions pas le personnage ambigu d’Alan, la jeune nouvelle étudiante de Bill au prénom bien masculin arrivée fort à propos et si serviable.
Tout l’intérêt de ce roman réside donc dans le fait de découvrir qui est l’auteur du livre maudit.
J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui propose une fin logique bien que cruelle, et ça, ça change.
L’image que je retiendrai :
Celle des loups que Bill voit partout en ville depuis quelques temps.
Bonjour, fini "Il est toujours minuit quelque part" de Cédric Lalaury. J'ai choisi ce roman pour sa couverture qui m'a attirée et son titre aguicheur. On en apprend peu dans la présentation, ce qui me convient tout à fait n'aimant pas lire par principe les 4ème de couverture. Et au final, c'est un récit où l'on se trouve entourée d'ombre du début à la fin. Une histoire bien noire où les secrets en sont le fil conducteur. Je me suis bien demandée où l'auteur allait m'emmener, un peu sceptique… et au cours de la lecture les secrets se dévoilent petit à petit. Alors, j'ai été captivée, très curieuse et éprise dans ce roman psychologique, le romancier a su maîtriser ces mots pour nous perdre dans l'ombre de Bill. Je n'en dirais pas plus sur la fin et cet excellent dénouement. On y trouve aussi une légère pointe de fantastique qui donne du pétillant à l’histoire (le style des romans de S. King). Merci à Netgalley et aux Editions Préludes pour cette lecture. J'ai bien apprécié et je le recommande.