La mégalomanie est la pire des ennemis.Sur une île volcanique imaginaire, le célèbre peintre Cristóbal meurt violemment dans un mystérieux accident de voiture. Sa notoriété et son action politique donnent à cette mort un retentissement tel que la police estcontrainte d’ouvrir une enquête. Le peintre a en effet réussi à se créer une véritable collection d’ennemis parmi les investisseurs et les industriels locaux et étrangers. Un inspecteur reçoit alors la lourde charge d’aller fouiller le passé de l’un des hommes les plus puissants (trop peut-être ?) de ce morceau de lave perdu au milieu des océans.
Après des années de lycée laborieuses et une année de Faculté d'Arts Plastiques, il entre aux Beaux-Arts d'Angoulême, hésite deux ans entre la 3D et le design Internet, et choisit finalement la bande dessinée.
3.5. I'd never heard of Cesar Manrique or Lanzarote before reading this graphic novel, but I do know a little about towns centered around aesthetics and promotion of artistic visions, notably Santa Fe and Taos. It takes balls to have an overarching vision but in the end it's always overreaching, egotistical, pretends to be for the good of the community but lines the pockets of a select few, just like any other kind of tourism.
It fascinates me that the average tourist doesn't seem to have any scruples about the environmental impact of his tourism, but of course to quote the book, "no one has tourists more than other tourists".
Une bande dessinée douce amère qui aborde talentueusement la question du tourisme de masse, mais n’omet pas de mettre en avant la complexité de tout un chacun et ce qui se passe quand on se trouve face à ses propres contradictions. Le thème n’est pas nouveau, mais il est bien traité avec sa narration à la Citizen Kane. Et très bel hommage au travail de Cesar Manrique.
Une très bonne surprise. Très agréable et nouveau de la part de Duhamel dont les narrations sont généralement plus classiques. Une bd qui se lit très bien et qui aborde bien son sujet : les motivations de l'artiste (le tourisme de masse est sans doute plus un des éléments de réflexion que le sujet lui même à mon avis).
J'ai étonnamment bien aimé ! C'est une BD qui s'inspire très librement du travail de Manrique. Elle traite la question du tourisme de masse au travers du prisme de l'art, de l'artiste, des œuvres. Une chouette découverte !
Un bel hommage à César Manrique, un artiste méconnu qui a permis de valoriser son Île. une belle critique également du tourisme de masse et de ce que peut être un monopole, le tout accompagné d'un dessein agréable.
Ce pourrait être David contre Goliath, la vision d'un artiste qui veut sauver sa terre natale par l'art, la démesure contre l'appât du gain des politiques, la préservation de la Nature contre le surtourisme. J'ai beaucoup aimé ce récit, et les dessins magnifiques qui font voyager.
Genre de bd ou les dessins et l'histoire s'enchainent bien. Le pendu vers la fin m'a completement paru invisible. Ce n'est qu'a la relecture que j'ai d'abord vu ses bottes balancant dans le vide.