1936. Le vampire Navarre est contraint de faire équipe avec un Lancelot vieux de mille ans pour sauver une princesse des griffes d'un dragon invoqué par les nazis. "Lance" se déroule dans l'univers de Métaphysique du vampire de Jeanne-A Debats.
Jeanne-A Debats est née en Aquitaine. Elle y est retournée récemment, après trente-cinq ans en région parisienne qu’elle n’est jamais arrivée à quitter réellement pour autant. La preuve ? Elle vient de revenir à Paris ! Elle y élève ses enfants, ses chats et ses chiens, à moins que ce ne soit le contraire. Écrivain par nécessité, professeur par vocation, elle enseigne le latin et le français. Jeanne-A Debats est venue à la SF parce que tombée dedans quand elle était petite, grâce aux efforts conjugués des grands auteurs américains Arthur C. Clarke et Robert Heinlein (qui n’en surent jamais rien). Beaucoup plus tard, dans les années 2000, la rencontre avec un éditeur de fantasy renommé scelle son sort : si le roman qu’elle lui présente n’est pas mature, et ne sera donc pas retenu, le directeur de collection l’encourage vivement à persévérer. En attendant, comme beaucoup d’auteurs d’imaginaire, Jeanne A. Debats se fait connaître en publiant des nouvelles. On citera par exemple L’Ogre de Ciment, dans l’anthologie « Les Ogres » d’Anne Fakhouri (Les Trois Souhaits, 2007), ou Fata Organa et Parfum d’Etoile dans les anthologies de Magali Duez (Griffe d’Encre). Le texte qui l’a propulsée sur la scène littéraire, La Vieille Anglaise et le continent, est un vrai choc : la critique est enthousiaste, le public suit et ce superbe récit écologiste, qui se refuse à toute mièvrerie, truste quatre prix littéraires ! On comprend pourquoi Jeanne-A Debats fait aujourd’hui partie du club très fermé des auteurs que tous les anthologistes sollicitent (elle est, par exemple, au sommaire de Victimes & Bourreaux, l’anthologie 2011 du festival). Défenseuse ardente de la littérature de jeunesse en classe, il a semblé logique à cette touche-à-tout de s’y essayer avec un succès insolent – EdeN en sursis a fait partie de la sélection 2010 du Prix Imaginales des Collégiens – comme elle a tâté et tâtera encore de la fantasy et de tous les autres genres de l’imaginaire. Plagueurs, son dernier roman de SF, pour adultes cette fois, a fait l’événement. Jeanne-A Debats n’a pas fini de surprendre !
The only story Jeanne-A Debats I've read so far is 'Maman, Papa, la machine et moi' from the anthology Utopiales 2016 (my review here).
'Lance' was previously published in the anthology Lancelot (2014; several stories with Lancelot starring in various contexts) and in the re-edition of Métaphysique du vampire (2015), in whose world this short-story also takes place. Earlier this year, the story was made available by Éditions ActuSF. See here.
Jeanne-A Debats is a fan of vampires, has written several stories about them. I'm not a fan of vampires. Or maybe my idea of a vampire-story is too classic/cliché? Maybe Mrs. Debat can offer me a different view on the matter.
In this short-story, we go back to 1936, the year in which the Nazis have summoned a dragon to hold captive a specific selection of babies in order to retrace the Language of Old, i.e. the Tower of Babel. Deprived of any human contact, these babies may share a large mattress, but they can not take each other's hands.
The vampire Navarre is sent out on a mission to save these children, among whom is a princess, but first he must row to Avalon and awaken Lancelot, who's been sleeping in a sort of cryogenics tank for many centuries. Lancelot thus must adapt to a modern world very quickly, but seems not really bothered by the many cultural and other changes that have occurred over the centuries.
The story is written in a first-person-mode, as told by Navarre himself. The writing is fluent, humourous here and there, yet wordy and not only because Lancelot likes to use many words for simple things. Jeanne-A Debats uses a good slab of psychology, for example, in her story/ies. This enriches the reading experience, of course, but can sometimes slow down your reading. The descriptions and monologues also make the story more realistic, as if you're inside the story, as if Navarre is telling you personally how it all went.
As you can imagine, all's well that ends well. A little love here and there, be it male-female or male-male, though (not?) always by mutual consent. What happened to the princess? No idea, but I guess, as she was saved, she will have been taken care of. Lancelot's return to his "tank" or "casket" would be delayed a bit, but he and his lance should have made it safely back "home".
All in all, a good story, especially with the psychological aspect, but I'm still not a fan of vampires (or horror-stories in general, even though the horror here was very light).
And yet, two points of critique: 1) commas for principal and subordinate clauses. Too much confusion that could easily be avoided. 2) different font sizes. From 8 or 9 to 12 and back to 8 or 9. Again, didn't anyone check the lay-out before unleashing this text onto the world?
Aaaaah Navarre <3 Plus je le lis, plus je suis amoureuse ! Dans Lance, il se tape quand même pas n'importe qui, mais le grand Lancelot ! ... qui en prend pas mal pour son grade puisqu'il est plus proche de l’elfe peureux que du valeureux chevalier qu'on connaît ! Quand j'y repense, j'en ris encore !
Une sympathique petite nouvelle qui permet de retrouver brièvement mais agréablement l'univers vampiriquement farfelu de Jeanne-A Debats.