L'actualité place sans cesse la violence sur le devant de la scène. Thème important pour les sociologues et les politiques, elle est aussi un objet d'histoire. À rebours du sentiment dominant, Robert Muchembled montre que la brutalité et l'homicide connaissent une baisse constante depuis le XIIIe siècle. La théorie d'une " civilisation des mœurs ", d'un apprivoisement, voire d'une sublimation progressive de la violence paraît donc fondée.
Comment expliquer cette incontestable régression de l'agressivité ? Quels mécanismes l'Europe a-t-elle réussi à mettre en œuvre pour juguler la violence ? Un contrôle social de plus en plus étroit des adolescents mâles et célibataires, doublé d'une éducation coercitive des mêmes classes d'âge fournissent les éléments centraux de l'explication.
Progressivement, la violence masculine disparaît de l'espace public pour se concentrer dans la sphère domestique, tandis qu'une vaste littérature populaire, ancêtre des médias de masse actuels, se voit chargée d'un rôle cathartique : ce sont les duels des Trois Mousquetaires ou de Pardaillan, mais aussi, dans le genre policier inventé au XIXe siècle, les crimes extraordinaires de Fantômas qui ont désormais à charge de traduire les pulsions violentes.
Les premières années du XXIe siècle semblent toutefois inaugurer une vigoureuse résurgence de la violence, notamment de la part des " jeunes de banlieues ".
L'homme redeviendrait-il un loup pour l'homme ?
Robert Muchembled
Professeur à l'université de Paris-Nord, Visiting Professor à l'université du Michigan à Ann Arbor, ancien membre de l'Institute for Advanced Study de Princeton, il a écrit plus de vingt ouvrages traduits en une vingtaine de langues. Il a notamment publié, au Seuil, Une histoire du diable (2000) et L'Orgasme et l'Occident (2005).
Né le 4 mars 1944 à Liévin (62), Robert Muchembled est agrégé d'histoire (1967), docteur de troisième cycle (1974) et docteur d'État en histoire (1985, Université de Paris I-Panthéon Sorbonne, sous la direction de Pierre Goubert). Sa biographie figure dans le Who’s Who et le Who’s Who in the World. Actuellement professeur de classe exceptionnelle à l'Université de Paris XIII, où il a été nommé en 1986, il avait successivement enseigné dans un lycée, à l'École Normale de Lille, puis à l’université de Lille III, comme assistant et maître de conférences de 1969 à 1986.
Il est l'auteur de 24 ouvrages, dont 7 en collaboration et de plus de 70 articles. Ses travaux sont traduits en 16 langues.
Il pratique l'anglais, comprend l'allemand et le néerlandais. Membre du Centre de recherches en Études Québécoises, de l'Advisory Board du N.W. Posthumus Institute (Pays-Bas), il participe chaque année à de nombreux colloques et congrès internationaux. Il a été membre en 2003-2004 de l’Institute for Advanced Study de Princeton (U.S.A.).
Ses recherches d’histoire culturelle et sociale portent sur l’Europe, notamment sur la France, Paris et sa région.
De 1999 à 2004, il a dirigé un programme de recherches international sur les transferts culturels (European Science Foundation), accueillant plus de 80 chercheurs de 20 pays, qui a produit 6 volumes de synthèse sur le thème de l’intégration culturelle européenne.
El recorte de Muchembled es muy caprichoso. Las formas de violencia que le interesan son las más personales y menos estructuradas: en particular, las ejercidas por jóvenes solteros mal posicionados para acceder a la propiedad, los trabajos y las mujeres. Si los presupuestos que ocupan el lugar de un marco explicativo o interpretativo no fueran tan pueriles y Muchembled no generalizara sus observaciones a las formas de violencia instrumental y estructurada (llega a desestimar las revueltas campesinas medievales como actos histriónicos de autoafirmación, por ej.), Una historia de la violencia sería un libro mucho más aprovechable. Tal como está, no dice nada nuevo y original.
No me ha gustado mucho este libro, me ha resultado su lectura muy farragosa y por momentos excesivamente tediosa. Es un tanto localista en los datos que aporta, que en mi opinión no siguen un orden concreto; por ejemplo, constantemente se va de un siglo a otro, avanza y retrocede en el tiempo. Otras veces va y viene sobre ciertos temas como es el caso de los "duelos". Creo que le falta coherencia y una estructura más precisa en los datos que aporta. El capítulo 1º: "¿Qué es la violencia?" y el capítulo 9º (y último): "El retorno de las bandas. Adolescencia y violencia contemporáneas", son los que me han resultado interesantes, el resto del libro, me ha resultado ciertamente muy difícil de leer. Echo en falta una mayor reflexión en los datos que aporta, por ejemplo, una mayor explicación sobre el hecho de que el inicio de las fábricas en la Revolución Industrial, la institucionalización de la escuela y del ejército contribuyera a reducir la violencia. Finalmente, me llama mucho la atención (por no decir otra cosa), que aún tratándose de un libro reciente utilizase continuamente la expresión "las hijas de Eva" como sinónimo de mujer; y lo que es peor los conceptos de "sexo débil" y de "sexo fuerte".