L’indulgence que l’on a eue pour quelques-unes de mes fables me donne lieu d’espérer la même grâce pour ce recueil. Ce n’est pas qu’un des maîtres de notre éloquence n’ait désapprouvé le dessein de les mettre en vers. Il a cru que leur principal ornement est de n’en avoir aucun ; que d’ailleurs la contrainte de la poésie, jointe à la sévérité de notre langue, m’embarrasseraient en beaucoup d’endroits, et banniraient de la plupart de ces récits la breveté, qu’on peut fort bien appeler l’âme du conte, puisque sans elle il faut nécessairement qu’il languisse. Cette opinion ne saurait partir que d’un homme d’excellent goût ; je demanderais seulement qu’il en relâchât quelque peu, et qu’il crût que les grâces lacédémoniennes ne sont pas tellement ennemies des muses françaises que l’on ne puisse souvent les faire marcher de compagnie.
🌷 « Maître corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître renard, par l’odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage: Hé! bonjour, Monsieur du Corbeau. Que vous êtes joli! que vous me semblez beau! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. A ces mots le corbeau ne se sent pas de joie; Et, pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le renard s’en saisit, et dit: Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute: Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. Le corbeau, honteux et confus, Jura mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. »
I grew up reading this book. It was a big one. Or so it looked to me big. Hard cover with illustrations. It was bilingual French-Spanish.
To this date, I still remember the stories and use them when appropriate.
I just watch a Quebecois movie ("Monsieur Lazhar") where they talk about "the wolf and the lamb". Where the wolf, whether he's wrong in his arguments, always wins. He eats the lamb.
Il libro: Non c’è nulla di particolarmente nuovo nelle favole di Jean de La Fontaine riguardo ai contenuti, giacché Esopo e Fedro si sono mossi diversi secoli prima, ma lo stile è decisamente innovativo. Come dice lui stesso nella presentazione, il suo intento era solo quello di trasporre in versi le celeberrime favole di Esopo, con una lingua fresca, popolare perfino, e un verso libero in rima velato di senso dell’umorismo. L’intento educativo della favola, che deve narrare esclusivamente di animali, è qui accentuato dal giudizio dell’autore che traspare in ogni testo. Mio malgrado devo ammettere che mi ricordo bene solo delle favole che già conoscevo, alcune per averle studiate a scuola.
La lingua: Non pensavo che sarebbe stato così semplice leggere un testo francese del XVII secolo: forse il fatto di trattare argomenti popolari è stato d’aiuto... I racconti scorrono con facilità e ritmo e, chissà?, forse per l’autore è stato uno sforzo produrre dei versi così fluidi.