Difficile de mener une vie paisible lorsque l’on a des flammes dans les yeux à la moindre crise de colère et que l’on donne vie aux images et sculptures de reptiles d’un simple regard… Ballotté de famille d’accueil en famille d’accueil depuis qu’il a été abandonné à la naissance, le jeune Elliott fait de son mieux pour dompter son tempérament de feu, malgré la sournoiserie de certains élèves de sa classe. À quelques jours de son dixième anniversaire, une sphère lumineuse tombe du ciel tout près de chez lui. Accompagné de ses amis Tamara et Gédéon, Elliott découvre qu’il s’agit d’un passage vers un monde merveilleux, Draconia ! Les enfants y font la rencontre de Gulliver, un gentil géant. Ce qu’il va leur révéler va changer la vie d’Elliott à tout jamais…
Un livre dont j’ai lu le début avec les deux aînés de mes petits-fils et dont j’ai eu envie de connaître la fin. Et pourtant, je n’apprécie pas, d’habitude, la science-fiction ou la « fantasy »
Étant une amatrice de dragons, j’ai immédiatement été intriguée par la réédition de la saga L’Héritier des Draconis. Ma curiosité a redoublé lorsque j’ai découvert que l’autrice n’était autre que Carina Rozenfeld, dont j’avais adoré La Prophétie de l’Ambre. J’ai eu la chance de lire les deux premiers tomes, et je dois dire que j’en suis ressortie ravie. Même si cette lecture n’apporte pas une grande originalité au genre, elle est maîtrisée, fluide, et surtout très plaisante.
L’histoire repose sur une trame assez classique, ce qui la rend très accessible, notamment pour un jeune lectorat. Pourtant, cette simplicité n’est jamais synonyme de facilité. Au contraire, l’écriture de Carina Rozenfeld est efficace, rythmée, et elle parvient à nous embarquer dès les premières pages. Le postulat de départ est simple : Eliott, un jeune orphelin, découvre à l’âge de dix ans qu’il est destiné à régner sur un royaume caché. Cela pourrait sembler déjà vu, mais c’est traité avec justesse et sans tomber dans les clichés habituels.
Parlons justement d’Eliott. J’ai trouvé ce personnage touchant, profondément humain. On perçoit très vite que son histoire personnelle, marquée par les abandons successifs, l’a fragilisé. Il cherche à se reconstruire, à trouver sa place. Son arrivée à Draconis est une forme de renaissance, un souffle d’espoir dans une vie jusque-là teintée d’ombre. Il est épaulé par deux compagnons fidèles, dont les personnalités complètent parfaitement la sienne. Le trio fonctionne à merveille, chacun ayant sa place sans jamais écraser les autres.
L’univers de Draconis est, quant à lui, un vrai coup de cœur. Pour un roman jeunesse, il est étonnamment riche, bien pensé, et visuellement très parlant. Il invite à l’évasion et stimule l’imaginaire des jeunes lecteurs – et des moins jeunes aussi, soyons honnêtes.
Bref, une très belle découverte pour moi. J’ai passé un excellent moment de lecture, et je suis impatiente de découvrir la suite !
Le début est très classique, ce qui est d'ailleurs signalé à plusieurs reprises par des clins d’œils appuyés (c'est comme dans "le roi lion", c'est comme dans, ect...). Mais malgré tout, cela se laisse bien lire, donc l'histoire marche tout de même ! Et, même si je ne vais pas détailler pour ne pas spoiler, il y a certains détails qui me plaisent et peuvent augurer d'une belle suite possible. A voir la suite donc ! Ce premier volume assez classique pourrait fort bien déboucher sur une belle série !
Dans l’ensemble, j’ai bien apprécié cette lecture, il y a d’excellentes idées et notamment le pouvoir des Draconis que j’ai trouvé super intéressant. Ça s’est lu très vite et le suspens est relativement bien dosé – les moments que j’ai préférés sont ceux des combats et course-poursuites, on sent que l’auteure maîtrise le genre. http://psylook.kimengumi.fr/2017/04/2...