Tunisia 1955-1956: de retour au pays après de longues études a Alger puis a Paris, Albert Memmi assiste à la révolution nationale qui aboutit à l'Indépendance. Il en décrit au jour le jour le déroulement dans un récit minutieux, journal d'une libération collective et d'une émancipation personnelle. Témoin des doutes d'un jeune intellectuel aux identités multiples, ce journal intime montre aussi la naissance d'une ambition littéraire qui veut se fait connaître bien au delà de son pays natal. Le jeune écrivain qui espérait partager les destinées de la nouvelle nation doit se résoudre à l'exil, mais au fil de l'Histoire qui avance, son journal, fourmillant de témoignages inédits, nous offre - de Bourguiba a Mendès France - les portraits, pris sur le vif, de ceux qui ont fait l'actualité, mais aussi de belles figures de second plan qui font revivre cette société tunisienne a la recherche d'elle même.
Tunisian Jewish writer and essayist who migrated to France.
Born in Tunisia under French protectorate, from a Tunisian Jewish mother, Marguerite Sarfati, and a Tunisian-Italian Jewish father, François Memmi, he speaks French and Tunisian-Judeo-Arabic. He claims to be of Berber ancestry. He was educated in French primary schools, and continued on to the Carnot high school in Tunis, the University of Algiers where he studied philosophy, and finally the Sorbonne in Paris. Albert Memmi found himself at the crossroads of three cultures, and based his work on the difficulty of finding a balance between the East and the West.
His best-known nonfiction work is "The Colonizer and the Colonized", about the interdependent relationship of the two groups. It was published in 1957, a time when many national liberation movements were active. Jean-Paul Sartre wrote the preface. The work is often read in conjunction with Frantz Fanon's "Les damnés de la Terre" ("The Wretched of the Earth") and "Peau noire, masques blancs" ("Black Skin, White Masks") and Aimé Césaire's "Discourse on Colonialism." In October 2006, Memmi's follow-up to this work, titled "Decolonization and the Decolonized," was published. In this book, Memmi suggests that in the wake of global decolonization, the suffering of former colonies cannot be attributed to the former colonizers, but to the corrupt leaders and governments that control these states.
« La politique a ce trait commun avec le commerce : le bluff ». Je vous conseille sincèrement de lire ce roman autobiographique. C’est sous forme d’un journal de bord que l’indépendance tunisienne est racontée. Malgré des pages de remplissage pas nécessaire c’est un livre honnête( donc pas d’éloge de bouguiba ou des youssefistes).Très intéressant car il aborde la perception de tout le monde face à l’indépendance ( juif, musulman, chrétien et encore français) et la fameuse querelle entre la méthode de Bourguiba et de Ben Youssef. La question de racisme est abordée également sous forme d’anecdotes. Après il faut être au courant de la situation car ce n’est pas un manuel d’histoire. Cependant il y’a beaucoup de références à des articles donc il faut lire les articles avec c’est très cool et plus enrichissant! Petites paroles en rapport à l’actualité : « L’attachement des juifs à l’Israël est un acte de méfiance envers tous les autres pays parce qu’ils ne sont pas sûrs du lendemain, ils ne sont pas sûrs d’être considérés pleinement comme les autres citoyens. »