Une fable légère et drôle, aux références gothiques, à mi-chemin entre La Famille Adams et les films de Tim Burton. Niniche est une jeune fille comme les autres, accro au portable, avec une mère insupportable, une copine très bavarde et... des ailes ! Une toute petite paire d'ailes dans le dos, dont elle ne sait comment se servir et qui l'encombrent plus qu'autre chose. Mutation génétique, simple difformité, ou signe évident d'une double nature... Ses ailes lui ouvrent pourtant les portes d'un monde inattendu, lorsqu'elle rejoint une mystérieuse école et son curieux professeur.
Daria Schmitt is a French illustrator and comic author, based in Paris. Schmitt studying history and architecture in university. She worked as a visual artist for various entertainment companies and as an art teacher, before becoming a full time cartoonist. Among her books: Ornithomaniacs (2018), a black and white comic that received the Artémisia Prize for Drawing; Le Bestiaire du crépuscule (2022), an homage to HP Lovecraft and fantasy literature; La Tête de mort venue de Suède (2025), a comic with René Descartes' skull as protagonist.
En premier lieu, j'ai été attirée par cette magnifique couverture. Lorsque l'ouvrage est arrivé chez moi, je suis restée plusieurs minutes à le contempler d'un air émerveillé. Il est ma-gni-fique ! Et encore, le mot est faible !
C'est l'histoire de Niniche, une jeune fille dotée d'une paire d'ailes. Véritable curiosité, elle a pris l'habitude de les cacher en portant un sac à dos. Alors que sa mère décide de parler d'elle publiquement pour en faire un phénomène de foire, Niniche décide de partir et, avec la complicité de sa meilleure amie, se rendre dans une clinique pour se faire couper les ailes et ainsi espérer vivre une vie normale. Sauf que rien ne se passe comme prévu et l'adolescente atterrit dans une étrange maison...
La bande dessinée en temps qu'objet est pour moi l'un des gros points forts. Outre la couverture à tomber, l'intérieur est tout aussi subjuguant, avec un coup de crayon assuré et très détaillé. L'ambiance est assez sombre, un peu gothique sur les bords, mais ne se départit pas pour autant d'une certaine forme de poésie.
On évolue un peu comme dans un rêve doux amer. À certains moments, j'avais l'impression de plonger dans une fable pour enfants, avec des détails un peu surréalistes dignes des contes populaires. À d'autres moments, les scènes se veulent noires, plus nébuleuses. On oscille alors entre rêve et cauchemar. C'est ce mélange de douceur et de mystère qui m'a interpellée.
Ma seule petite déception c'est que la fin est trop rapide, un peu survolée, et m'a empêchée de totalement y croire. J'aurais voulu m'immerger encore plus dans cette histoire, me sentir davantage concernée.
J'ai néanmoins passé un bon moment aux côtés de Niniche et je serais très curieuse de découvrir les autres œuvres de l'auteur, car j’ai trouvé dans cette bande dessinée une très jolie histoire, agrémentée de dessins splendides.
2.5 stars Les dessins sont incroyables! On ne retrouve pas souvent ce style gothique en BD. J'ai adoré le côté art déco de la chambre de Ninine avec un noir et blanc très franc. La découverte intrigante de l'école des hommes volants m'a emballée mais mon enthousiasme s'est détérioré avec l'arrivée de l'oiseleur où l'histoire prend (malheureusement) une toute autre tournure. Les dialogues trop crus et comprenant un vocabulaire trop moderne (particulièrement avec la mère et l'amie de Ninine) viennent un peu gâcher le côté mystérieux et fantastique. Mais on rencontre aussi des personnages attachants comme l'oiseau professeur Balaeniceps Rex, le squelette Icare et Lapsus, mi-oiseau mi-chat. Le concept de la fin est assez osé mais je n'y ai personnellement pas du tout accroché. L'objet-livre en soi est absolument magnifique. La couverture-poster est splendide et je suis, malgré mon avis mitigé, contente de l'avoir acheté pour pouvoir admirer à volonté ces planches superbes.
Une bande dessinée en noir et blanc, une esthétique unique en son genre, un univers à la fois onirique et encyclopédique, une revisite du mythe d’Icare, une histoire originale, des illustrations incroyables, j’ai adoré parcourir ce magnifique album !
Lorsque cette bande-dessinée a croisé ma route au Salon du livre... il a fallu que je la possède. Telle l'oiseleur de cette histoire, j'ai senti que ma collection de bandes dessinées graphiques ne pourrait vivre sans cet album. J'avoue qu l'histoire ne m'a pas vraiment convaincue, mais je reste admirative du trait et de l'esthétisme de cet album.