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La porte du ciel

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Sous un morceau de ciel de la Louisiane s’étirent les sillons brun et blanc d’un champ de coton. Deux fillettes grandissent, l’une dans l’ombre de l’autre. On construit au milieu d’un marais une impossible église, un village oublié s’endort dans un méandre du fleuve. Tout près monte la clameur d’une guerre où les frères affrontent leurs frères sous deux bannières étoilées.

Dans ce troisième roman plus grand que nature, l’auteure Du bon usage des étoiles et des Larmes de saint Laurent offre le portrait d’une Amérique de légende qui se déchire pour mieux s’inventer. Roman labyrinthe, livre kaléidoscope, La porte du ciel nous entraîne par cent chemins entre rêve et histoire.

288 pages, Paperback

First published September 1, 2011

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About the author

Dominique Fortier

49 books175 followers
Dominique Fortier est née à Québec en 1972. Après un doctorat en littérature à l’Université McGill, elle exerce les métiers de réviseure, de traductrice et d’éditrice. Elle a traduit une quinzaine d’ouvrages littéraires et scientifiques, dans des disciplines aussi diverses que les sciences politiques, la linguistique et la botanique. Elle vit à Outremont. Du bon usage des étoiles est son premier roman.

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12 (8%)
1 star
3 (2%)
Displaying 1 - 18 of 18 reviews
Profile Image for Myriam.
478 reviews286 followers
February 6, 2017
Ma chronique : http://bit.ly/2i17GSN
Un beau roman mettant en lumière les destins de deux femmes en pleine Guerre de Sécession américaine : l'une blanche, l'autre mulâtre. Au fil de leurs péripéties, c'est la condition des esclaves noirs durant cette période charnière qui est dépeinte, sur fond de culture du coton, là où les plantations sont leur coeur économique du Sud.
J'aurais peut-être attendu plus de développement des personnages, et je reste un peu sur ma faim.
D'autant que l'auteur interrompt brutalement son récit au milieu de l'ouvrage pour y insérer des chapitres de digressions sur, par exemple, la condition des Noirs américains de nos jours dans certaines prisons locales. J'ai trouvé ces temps de pause assez perturbants dans leur rupture du rythme du roman.
Profile Image for Henri-Charles Dahlem.
291 reviews12 followers
July 13, 2017
C’est avec son troisième roman que je découvre la canadienne Dominique Fortier. Et autant l’avouer d’emblée, en refermant La Porte du ciel, j’ai bien envie de découvrir les deux précédents tant son style est envoûtant, tant sa façon de relater les événements est particulière, cherchant une symbolique, voire une poésie dans un monde d’abord régi par la violence et l’arbitraire.
Nous sommes au Sud des Etats-Unis au tournant des années 1860. Le commerce des esclaves bat son plein. Parmi la «marchandise» qui est échangée ce jour figure une jeune diablesse mulâtre dont plus personne ne veut et qui finit par échouer chez un médecin, parce qu’il imagine qu’elle sera un joli cadeau pour sa fille Eleanor. Une fois lavée, débarrassée de ses lentes et habillée, la jeune fille va finir par trouver sa place dans cette famille plutôt conciliante dans cette Louisiane ségrégationniste. Eleanor choisit de l’appeler Guenièvre, comme la princesse du livre qu’elle est en train de découvrir. Un prénom qui va vite être simplifié en Èvre puis, en Ève.
Le lecteur est invité à suivre les années qu’elles vont passer ensemble. Un peu comme les deux faces d’une même médaille, on les voit grandir dans un monde qui leur est hostile. Car le destin d’Eleanor, s’il est plus enviable que celui de son esclave, n’est guère plus libre. D’autant que, depuis la bataille du Fort Sumter en avril 1861, une guerre fratricide s’est engagée avec son lot de drames. C’est dans ce contexte que Michael, fils du propriétaire d’une grande plantation, demande la main de la jeune fille. « Nous avons été mariés le 15 mai 1864, trois semaines après mon dix-huitième anniversaire, alors que les magnolias embaumaient l’air dans le salon de la maison où j’avais grandi et que je laisserais moins d’une heure plus tard. J’avais du chagrin à l’idée de quitter la seule demeure que j’eusse jamais connue, mais on m’avait promis que je pourrais amener Ève avec moi, et que ma nouvelle maison serait plus grande et plus belle encore.»
Après quelques années plutôt paisibles, on bascule alors dans une période troublée : « La guerre avant de s’apaiser s’était démultipliée en luttes sans nombre. Partout le territoire était traversé de frontières où s’affrontaient le Nord et le Sud, larges déchirures dans le paysage où venaient s’engouffrer par dizaines de milliers des hommes dont certains étaient à peine sortis de l’enfance. »
Eleanor et Ève sont en quelque sorte des témoins privilégiés de ce monde qui bascule. On sent la première envieuse de s’émanciper, de goûter à d’autres émotions, on voit la seconde se risquer dans l’inconnu en prenant un matin la route vers son destin. Tout comme d’autres jeunes esclaves désormais affranchis. « Ce mot de "liberté" et ses frères – "égalité", "émancipation", "union" - étaient des osselets qu'on secoue dans sa main avant de les jeter par terre, où ils forment des amoncellements précaires. La bouche qui y mordait n'était point rassasiée; ils ne protégeaient ni de la pluie, ni du soleil, ni à plus forte raison du fouet ou de la guerre. »
Dominique Fortier fait davantage un travail de romancière et de sociologue que d’historienne en choisissant notamment d’agrémenter son récit de descriptions de courtepointes, ces quilts réalisés notamment à Gee’s Bend, qui racontent aussi à leur manière ce que furent ces années : « Ce n'était pas un pays en guerre, ni même deux pays dont l'un cherchait à se détacher de l'autre : c'étaient trente pays tenant ensemble par des liens plus ou moins lâches, qui tantôt se défaisaient et tantôt se renouaient, comme si les pièces d'une courtepointe tout à coup prenaient vie et s'avisaient de changer de place et de couleur, arrachant les coutures au passage, traînant derrière elles des bouts de fils inutiles. » Entre les prêtres qui défendent l’esclavagisme et l’arrivée du Ku Klux Klan, on se rend aussi compte que les mentalités ne vont pas changer aussi vite que peuvent le laisser croire la paix revenue. L’actualité venant du reste montrer combien les Noirs sont toujours en lutte. L’auteur pose du reste avec beaucoup d’à-propos la question suivante : «puisque nul traité de paix n’est venu marquer la fin de cette étrange guerre fratricide, comment prétendez-vous savoir qu’elle est bien finie ?» http://urlz.fr/5pdH
50 reviews2 followers
April 30, 2021
Un roman aux teintes historiques qui a voulu montrer comment les choses étaient et étaient conçues avant et durant la guerre de sécession.
Par hasard je venais de lire également March de Geraldine Brooks qui traite de la même période.
C'est un sujet dur. Je note les guildes de Courtepointe. Je me souviens avoir lu un livre qui parlait d'un groupe de femmes qui travaillait la Courtepointe et qui faisaient également partie de chemin souterrain ou secret qui faisait fuire les noirs au Canada.
Je devrais chercher plus et trouver.
Profile Image for Lydia Arsenault.
79 reviews1 follower
June 19, 2021
Une lecture intéressante pour les situations de racisme qui y sont présentées et pour se familiariser avec le contexte de la guerre de Sécession. J’ai néanmoins eu du mal à m’attacher aux personnages. Cette impression me vient de leurs enchevêtrements : nombreux, il y avait un certain manque de substance chez les personnages décrits et leurs influence dans le cours du récit s’en est pour ma part ressenti.
Profile Image for Elyse NG.
449 reviews23 followers
December 22, 2020
3.5*
La guerre civile américaine racontée comme une courte-pointe, ou bien un morceau d'histoire de la courte-pointe de cette guerre, je ne sais trop.
Pour moi, une initiation poétique à ce pan d'histoire. Peut-être un peu trop décousu pour que je sois réellement tranportée, mais le fait est que la plume de Dominique Fortier est magnifique.
Profile Image for Hélène Lambert.
76 reviews1 follower
March 5, 2025
J'adore l'écriture de Dominique Fortier ❤️ J'ai bien aimé le côté historique de celui-ci: la guerre de Sécession, le mariage imposé, l'esclavage des Noirs, la religion... Ce n'est pas mon roman préféré de cette autrice, mais c'est une belle lecture.
Profile Image for Hamisoitil.
510 reviews21 followers
February 7, 2017
En Louisiane, au coeur des plantations de coton, un peu avant la guerre de sécession, et même pendant, où les noirs n'étaient pas libres et travaillaient comme des acharnés, sous l'oeil avisé du contremaître, le docteur Mc Coy, accompagné de sa fille, Eleanor, remarque Eva, une petite mulâtresse que l'on nomme aujourd'hui, métisse. Il décide de repartir avec elle ; et, c'est ainsi que les deux fillettes vont grandir ensemble, partageant la même chambre, presque comme deux soeurs, jusqu'à l'age adulte ; l'age où Eleanor prendra son envol pour vivre avec son époux et sa belle-mère.

Parallèlement, en Alabama, nous avons Jena, une esclave qui pleure ses enfants vendus. Où sont-ils ? Que deviennent-ils ? Sont-ils toujours vivants ?
C'est autour de ces deux histoires, voire, trois (l'auteure nous propulse, un bref instant, dans une autre époque, la nôtre, avec un prisonnier noir), que Dominique Fortier greffe des faits historiques de cette époque ségrégationniste mais sans trop s'attarder dessus, comme les prémices du ku klux klan, en 1865, l’émancipation des noirs, l'abolition de l'esclavage et cette guerre, où les noirs affranchis et esclaves étaient envoyés sur le terrain pour protéger les soldats blancs. L'une des plus meurtrières.

Dans l'ensemble, mon avis en ressort mitigé. J'ai trouvé l'histoire assez plate, presque sans saveur, et par moments, très longue, malgré une plume remarquablement belle. L'auteure fait le choix de ne pas approfondir certains faits, et de ne surtout pas approfondir le lien qui unit Eva et Eleanor même adultes. On survole, frôle du bout des doigts et pendant toute ma lecture, je me suis demandé où Dominique Fortier voulait m'emmener. J'étais en attente de quelque chose, d'un passage qui me prend aux tripes, qui me donne envie d'avancer sans m’arrêter. Ce moment là est arrivé seulement vers la fin du livre à la venue du beau-frère. Bien dommage ! Moi qui adore lire et recherche encore et encore des romans sur la guerre de sécession, sur la ségrégation... je suis complètement restée sur ma faim.
Alors oui, je ressors de là mitigée parce que l'auteure n'a pas réussi pleinement à me toucher avec ce roman, néanmoins, certains passages restent touchants et convaincants.
Profile Image for Mireille Duval.
1,702 reviews106 followers
July 27, 2015
Grand défi de littérature québécoise : Catégorie 2011. 3 points (total: 31 points).

L'écriture de Dominique Fortier est toujours très évocative. Lire La porte du ciel c'est se laisser porter dans la Louisiane du temps passé, et sentir l'épuisement d'un pays bâti sur des fondations instables.

Il y a toujours une variété de points de vue dans les livres de Fortier, et dans ce cas-ci l'histoire d'Ève m'intéressait beaucoup plus que toutes les autres, et j'étais un peu déçue de passer à la moitié d'Eleanor. J'aimais le docteur avec son complexe de "white savior" mais qui s'intéresse pas du tout à Ève une fois qu'elle est sauvée, j'aimais Michael qui laissait des livres ouverts pour Ève, et j'aurais voulu lire mille page de plus sur eux. J'aimais l'église rafistolée, et j'aime la finale, malgré son occasion manquée qui m'a fait verser quelques larmes. Aussi, le racisme démontré par certains personnages m'a donné mal au coeur, littéralement, tellement c'était pernicieux. (On ne déclare peut-être plus qu'esclaves, vaches et porcs ont tous été créés pour servir l'homme blanc, mais les adolescents tués par des policiers dans la rue sans raison, c'est pas tellement plus subtil.)

(Ah, aussi, je suis tellement peu visuelle que les descriptions de courtepointes en entre-chapitres me passaient mille pieds par-dessus la tête. Ça aurait été le fun de les voir dans le livre... la note finale mentionne qu'on peut les trouver sur le site d'Alto mais ça a dû changer depuis 2011.)
1,352 reviews58 followers
January 1, 2019
Etrange roman que celui-ci : nous suivons Eleanor et celle que la maison appellera Eve.

Les deux fillettes grandissent ensemble, Eve n’est pas vraiment considérée comme une esclave, même si elle participe aux tâches ménagères.

Quand Eleanor se marie, Eve la suit dans la nouvelle plantation qui sera la maison d’Eleanor.

Dans le pays, en arrière-plan, la guerre de Sécession se profile, fait rage, et laisse le pays à jamais coupé en deux.

Se profile également la montée du Ku Klux Klan.

Certaines pages s’insèrent dans le récit, descriptions de de courtepointes quiltées.

Il est également question de labyrinthe dans ce roman protéiforme.

Une lecture étrange, comme des bouts de patchworks.

L’image que je retiendrai :

Celle de la belle-mère d’Eleanor qui ne s’en laisse pas compter.

https://alexmotamots.fr/la-porte-du-c...
Profile Image for Susana P..
284 reviews
February 20, 2017
Un sujet noble traité de façon très érudite, pas toujours facile d'accès. Nous suivons le destin de 2 fillettes durant la guerre de Sécession en Louisiane, l'une blanche l'autre noire. Le récit s'interrompt régulièrement pour nous embarquer au 1er plan de l'histoire auprès des assemblées de village ou la signature de conventions, et l'originalité de l'auteur est de nous transporter jusqu'en 2011 dans un centre pénitentiaire rempli majoritairement de noirs. L'auteur interroge l'idée de liberté avec beaucoup d'intellect, pas toujours facile à suivre et manquant de souffle romanesque par moments.
Profile Image for Lecturesdophechups.
330 reviews5 followers
January 20, 2017
http://www.leslecturesdophechups.fr/2...

Ma conclusion, vous l'aurez compris, ce roman a été pour moi une déception, même une très grande déception pour être complète dans mon jugement. Peut-être en ais-je trop attendu en me fiant à la couverture et au contexte de l'histoire bien plus qu'au contenu. Mais une chose est sure : je n'ai clairement pas retrouvé ce que j'attendais ! Certes, il y a des passages intéressants et poignants (notamment sur les esclaves), mais ce n'est pas assez pour me faire changer d'avis.
Profile Image for Susie.
372 reviews5 followers
January 9, 2018
J'adore le ton de Dominique Fortier. Un sujet révoltant - le traitement des esclaves aux États-Unis et la guerre de sécession américaine - mais traité sur un ton poétique et mélancolique. L'histoire de deux fillettes et bientôt jeunes femmes- l'une blanche, l'autre noire. J'ai moins aimé les descriptions des courtepointes même si je comprends où elles prennent leur importance. J'ai adoré la fin et je pourrais relire la dernière page plusieurs autres fois.
Profile Image for Geneviève Bossé.
302 reviews6 followers
December 15, 2019
"Ceux qui partent ne reviennent jamais, même quand ils reviennent."

"Il n'y a pas de limite à ce que l'esprit humain peut inventer, continua Michale [...] Pour le meilleur ou pour le pire."

"Mais il est un autre moyen de sortir d'un labyrinthe : c'est d'inventer soi-même le chemin au fur et à mesure, jusqu'à la sortie, que l'on invente aussi."
Profile Image for AnoukLibrary.
911 reviews35 followers
January 28, 2017
Un roman inaccoutumé écrit avec beaucoup de neutralité, sur un ton didactique, qui laisse très peu de place à l'émergence de sentiments, d'émotions et de prises de consciences ou de révoltes mais qui oriente sa réflexion sur l'histoire sociale des Etats-Unis.
Profile Image for Jean-Pierre Labonté.
Author 4 books1 follower
August 3, 2012
Il y a quelque chose de magique dans les textes de Dominique Fortier. Une délicatesse dans sa façon d'aborder des sujets parfois difficiles. Ses histoires sont d'admirables œuvres d'art.
Profile Image for Constance Billet.
155 reviews2 followers
February 10, 2020
Une très belle écriture, dommage que l'auteure se perde en descriptions géographiques et sociologiques alors que l'histoire manque de corps
Displaying 1 - 18 of 18 reviews

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