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Évanégyre

Port d'âmes

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Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.
Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d'Aniagrad, où tout se vend et tout s'achète, pour reconquérir l'honneur de sa famille. L'occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques. Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville, le jeune homme s'investit de tout son coeur dans le projet.
Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l'ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s'il veut atteindre son but sans perdre son âme.

688 pages, Mass Market Paperback

First published August 20, 2015

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About the author

Lionel Davoust

74 books21 followers

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21 (38%)
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6 (11%)
1 star
2 (3%)
Displaying 1 - 13 of 13 reviews
Profile Image for L'ours inculte.
465 reviews8 followers
March 1, 2017
J’avais beaucoup apprécié ma lecture de La route de la conquête par Lionel Davoust donc j’ai pas mis longtemps à replonger dans l’univers d’Évanégyre avec ce Port d’âmes, dernier né de l’auteur, édité chez Critic. Bon, faut être honnête, vous attendez pas à replonger dans le même délire, la soupe a pas du tout le même goût.

En effet, on passe de la grandeur de l’empire d’Asreth à une ambiance urbaine pleine de rues pourries et d’aristos corrompus dans une ambiance de début de révolution industrielle. Port d’âmes se passe des centaines d’années après tout ce qu’on a lu, le grand empire du passé n’est plus qu’un vague mythe auquel plus personne ne croit vraiment. A Aniagrad, nous suivons Rhuys ap Kaledán, héritier d’un baron déchu qui revient après huit ans de travaux forcés sur un navire pour rembourser les dettes de la famille. Enfin libéré de ses obligations, le jeunot n’a qu’un but : Retrouver son statut et sa place dans la société. Il va s’allier à un ancien ami de son père qui travaille sur un projet de recherche très ambitieux et a besoin d’investisseur. Mais Rhuys va bien vite apprendre qu’à Aniagrad, personne n’est vraiment honnête, le seul pouvoir absolu c’est le commerce.

On va y aller tout net, j’ai été franchement moins emballé par Port d’âmes que La route de la conquête. J’y suis allé avec l’espoir de retrouver le souffle et la magie de tout ce que j’avais lu sur cet univers mais l’auteur a décidé de faire complètement différent. Même si c’est un autre délire, on a quand même de belles choses ici, cette ville a une pure ambiance, de la vie et beaucoup de cachet. Le travail sur les descriptions est très immersif, donnant à la cité une vraie identité, avec ses pierres noires et son marché géant. L’écriture est toujours belle et invite à l’aventure, Lionel Davoust n’a plus rien à prouver de ce côté-là.

Tout le roman se suit du point de vue quasi-exclusif de Rhuys, ce baron déchu idéaliste et solide. Ce héros part sur de bonnes bases, il a beaucoup de ressources, il est malin et débrouillard. Mais très vite, je me suis désintéressé de lui. L’auteur reste très près de son personnage et nous expose ses états d’âmes à chaque chapitre, on a droit à tous ses doutes, ses réflexions et ses certitudes mais c’est trop. Beaucoup trop. On lit des pages et des pages de Rhuys qui doute, Rhuys qui chiale, Rhuys qui sait pas quoi faire, Rhuys qui se reprend et fonce tout d’un coup jusqu’au prochain obstacle qui va le refoutre au fond, puis il re-doute. Ses humeurs virent d’ailleurs d’un extrême à l’autre assez souvent, il est difficile à suivre le bougre. Globalement, on a beaucoup trop d’introspection, ce qui donne un rythme vraiment lent et une furieuse envie de secouer ce p’tit gars inconstant qui change de tempérament à chaque chapitre.

J’arrivais pas à lire plus de 30 pages par session, j’ai mis quasiment un mois pour arriver au bout de l’aventure. Mais ce problème de rythme et de « Fitzification » n’est pas le seul obstacle à ma lecture. Je l’ai surtout jamais compris ce héros, un comble quand on voit le nombre de pages dont le but est de nous mettre dans sa tête ! J’ai vraiment trouvé qu’il faisait n’importe quoi tout le long de l’histoire. Le gars revient de 8 ans de travaux forcés et veut à tous prix regagner son statut de riche bourgeois, et la première chose qu’il fait c’est de s’allier à un inconnu en y foutant toutes ses billes parce que « j’étais un ami de ton papa ». Il subit un chantage par un autre mec qui a un moyen de pression très vague (mais il est trop puissant, il faut pas le fâcher) et commence à se prendre pour le Jason Bourne le plus bancal du monde. On a alors une série d’aventures où il se foire à peu près à chaque fois, il se laisse mener par le bout du nez sur la quasi-totalité du récit avant de réagir enfin et de faire quelque chose.

Le lien avec le reste du monde d’Évanégyre est très mince sur une grosse partie du livre, c’est simplement le projet dans lequel Rhuys investit qui concerne l’énergie dranique qui a donné toute sa puissance à l’ancien empire mais qui a été perdu depuis. Le fait de placer l’empire d’Asreth sous forme de mythe du passé, mélange entre histoire et religion, donne une nouvelle profondeur à l’ensemble de la saga, c’est très bien amené. Mais pour le reste on est sur une histoire de bourgeoisie et de corruption, des ruelles qui suintent et la pègre qui fait des trucs louches. Il y a une trame globale de complot pas très passionnante et qui s’étale beaucoup trop sur la longueur. Ce n’est que dans les 100 dernières pages que la lumière se fait et qu’on raccroche un peu les wagons, et là l’intérêt du lecteur revient à la charge ! On voit où ça va, on ajoute une belle brique à l’édifice de cet univers mais je ne pouvais pas m’empêcher de penser que les 400 pages précédentes étaient vraiment superflues pour arriver à ça. En taillant une bonne moitié du roman, je pense que le propos aurait été aussi puissant… Mais que je me serai moins ennuyé…

Autre obstacle : La « relation » que vit Rhuys, éperdument amoureux d’une Vendeuse qui s’adonne à un commerce fort étrange, je n’y ai jamais vraiment cru. Il croise deux fois cette femme et elle l’obsède en permanence. Tout ce pan de l’histoire fait une grosse parenthèse où Davoust se lâche sur les symboles de la transmission de récits, de création et de partage, où on voit bien que l’écrivain parle d’écriture en faisant du méta et du poétique, et pris à part c’est une belle thématique. Seulement, on se demande ce que ça fout là. La Vendeuse joue la mystérieuse bohémienne torturée à l’excès et j’avais plus envie de lui mettre des gifles que de la comprendre. C’est juste une fille paumée en pleine dépression qui fait le truc le plus stupide qu’elle ait pu trouver pour se sortir de ça. Et on est censés trouver ça beau et touchant !

Sur ce roman, j’ai apprécié l’ambiance de cette ville et les cent dernières pages qui apportent vraiment quelque chose, qui proposent une réflexion sur la course à la technologie, la puissance et la guerre. Là on a vraiment apporté quelque chose à Évanégyre, sa mythologie, son histoire et la beauté de cette fresque. Seulement, cette belle qualité arrive après 400 pages d’une histoire de trafic et de corruption beaucoup trop étalée et quelconque, malgré la beauté et l’inventivité de son cadre. C’est un peu frustrant.

http://ours-inculte.fr/port-dames/
Profile Image for Tim.
649 reviews83 followers
April 29, 2019
Having read only some short-stories by Mr Davoust's hand, which were published in Fées et Automates - Anthologie des Imaginales 2016 (2016; see my review here) and Destinations - Anthologie des Imaginales 2017 (2017; see my review here), and the republished and enhanced version of Les Questions dangereuses (2018; see my review here), I found it time to finally read one of his novels.

As his most current work is a series (of which part 3 will very soon see the light of day), I wanted a stand-alone novel. Port d'âmes (Haven of Souls, roughly translated) was my only option.

It's a story in which corruption and political power are central, next to friendship, love, fighting for your beliefs, ... It's also a story about growing up, finding your way in life, ...

The events take place a long time ago, a steampunk-setting, a (neo-)victorian setting, I would say, judging by the descriptions of the world, the characters' clothes, and so on.

Rhuys ap Kaledán (this reminds me of the Italian metal band Kaledon, one of my favourite bands) is the son of Brevel ap Kaledán, a baron who seems to have accumulated a lot of debt towards Armitán Gheze, a wealthy entrepreneur with eyes and ears across the country, in a manner of speaking. To pay off the debt, Brevel has no other option than to send his son, Rhuys (then 8 years old, if I'm not mistaken), on a ship and works his a** off for ten years. After this period, Rhuys would be a free man, Mr Gheze promised. This sort of debt repayment reminds me of Andreas Eschbach's excellent Die Haarteppichknüpfer (English version: The Carpet Makers), which I reviewed back in 2012.

And so it begins. Much spoiling coming up.


Theme-wise, this is a wonderful story, although it's not exactly a happy one, what with all this deceiving, betraying, poverty (physically and spiritually), and so on. Aniagrad is a hard place to live in, despite its "false" freedom to do business and lead a fulfilling, "successful" life. While the book ends on a positive note, it's overall very dark and discouraging. But well-written, of course. The first half was pretty good. The second half was not as satisfying, mainly because of Rhuys ap Kaledán.

My biggest issue, like a few other readers, was with the characters of Rhuys and Vibeka, whose role was minor, yet important for Rhuys, as she helped him see light at the end of the tunnel, despite all the problems and difficulties. Rhuys, being the main character (protagonist), isn't the most believable character. Very naive in his beliefs, knowing nothing about politics, about leading a House. He's also very sloppy, as he believes no one will find out he broke in by using certain tools, for example. Another such problem: all of a sudden, our little son of a baron has found the right shops for this or that tool or other product. All of a sudden, the lad has acquired the skills of Sherlock Holmes. How he did it, is not mentioned. Not that an author should mention everything, not at all. But Rhuys can do, purchase and acquire many things in a very short period of time. While remaining naive and at times annoying.

But I repeat, this was a good story... aside from Rhuys's character.
Profile Image for Loreline.
18 reviews1 follower
December 10, 2019
Le style d'écriture de l'auteur est aussi agréable que d'habitude. Malheureusement, le héros de l'histoire est d'un chiant.... Idéaliste, naïf, avec un foutu côté "chevalier blanc/servant/sauve la veuve et l'orphelin" (même lorsque les personnes ne veulent pas de son aide), clairement idiot par moment et en plus de cela je ne comprenais pas ses motivations qui le poussent à faire tout ce qu'il entreprend (en soi c'est cohérent, disons juste que cela ne me parle pas, personnellement. Je n'aurais jamais fait comme lui).

Par conséquent, la bonne première moitié du livre a été incroyablement pénible à lire. Par la suite, cela a été plus simple car le héros devient UN PEU moins con. Qui plus est, "La vendeuse" est un autre personnage important qui m'a beaucoup plu (une femme indépendante, au clair avec sa situation et ses choix de vie, ça fait plaisir). Il n'y a donc pas que du mauvais dans ce livre, mais clairement si vous n'adhérez pas au héros principal, vous risquez probablement de très mal vivre le début de l'oeuvre.

Tout ceci explique finalement ma note, ça aurait pu être un bon livre, mais je n'ai malheureusement pas du tout accroché avec la personnalité du héros.
Profile Image for Skye26 (beereadsff).
418 reviews28 followers
January 8, 2018
2.5/5
Je sors de cette lecture assez déçue au final d'où le 2.5/5 et j'ai mis 3 étoiles car cela se rapproche quand même plus du 3 que du 2. Pourquoi? Parce que ce n'est pas un mauvais roman, c'est très bien écrit j'ai tout de suite accroché à l'écriture de Lionel Davoust et le prologue me promettait des choses intéressantes mais malheureusement le reste n'a pas pris. La suite de l'histoire ne m'a pas touchée, Rhuys est un personnage pour qui je n'avais pas d'empathie. Il était beaucoup trop naïf, et je ne sais pas si cela était fait exprès de le voir tellement croire en quelque chose (alors que le lecteur lui se doutait bien qu'il se fourvoyait tant on insistait là dessus) mais à un moment cela a fini par m'agacer. Je n'ai d'ailleurs aucunes surprises sauf sur l'identité de la vendeuse d'âmes. (mais ce n'était probablement pas le but). Je n'ai pas compris non plus son attachement soudain pour la vendeuse d'âmes et comme la plupart de ses actions sont liées à cette fascination/cet amour pour elle, j'ai eu du mal à adhérer à cette facette du personnage. Et comme tout le roman est un roman d'introspection avec Rhuys, quand celui-ci ne vous touche pas ça devient un peu long. La vendeuse d'âmes est un personnage intéressant mais là encore je n'ai pas été touchée par elle. C'est un personnage clé de l'histoire mais en même temps une partie de moi me disait que toute l'histoire aurait pu se faire sans elle. On aurait perdu le côté âmes mais cet aspect là de l'histoire aurait pu ne pas exister au final mais c'est ce qui donne l'originalité au récit, je le concède. Je pense que ma déception vient de là, je pensais vraiment que les côté "âmes" serait au cœur du récit, limite que l'intrigue tournerait autour de ça, mais en fait c'est juste l'histoire d'un jeune héritier qui dans sa naïveté, se retrouve embarquer dans des jeux de pouvoirs et de politiques et qui finit par se rebiffer pour et grâce à la vendeuse d'âmes.
Et tout cela ne m'a pas vraiment intéressé en fait peut-être parce que j'en attendais autre chose.
Mais j'insiste sur le fait que c'est un roman qui peut plaire, il y a des thèmes intéressants : la fin de l'innocence, le premier amour, les regrets, devenir adulte, la désillusion fasse à ses croyances, le renoncement, les doutes, peut-on tout faire et accepter pour atteindre ses objectifs etc.... Il y aussi toute la desciption de la ville, de ses ambiances, des différents gens qui la peuplent etc... Ici l'auteur a su allier l'ambiance urbaine avec l'histoire sans que l'une étouffe l'autre.
Donc je résumerai cette lecture de cette façon, c'est un bon roman qui ne m'a pas plu. Je lirai d'autres romans de l'auteur car j'ai aimé sa plume. Les quelques touches du récit qui parlait du passé du monde ont attisé ma curiosité et je risque de lire les autres œuvres qui se sont passées dans le passé de cet univers.
Profile Image for Elinor.
1,380 reviews37 followers
June 19, 2017
10 étoiles, c'est possible ?
Port d'Âmes est un très beau roman. Prenant, à l'intrigue riche et parfaitement amenée, bien rythmé, et merveilleusement bien écrit. Un roman de fantasy empli de mystères et d'intrigues politiques mais aussi et surtout de poésie. Un roman parfaitement maîtrisé, surtout dans ses personnages - Rhys et la Vendeuse sont éblouissants de vie.
Un chef d'oeuvre, en somme.
Profile Image for Nicolas.
1,399 reviews77 followers
July 22, 2017
Mettre deux idées très différentes dans le même roman, parfois ça passe parce que ça crée une tension romanesque, mais souvent çà échoue. Et honnêtement, ici, on se situe du côté de l'échec. En effet l'intrigue politico-économique est confuse, bourrée de poncifs, et occulte totalement cette histoire de transfert d'âme, qui aurait pu sans problème d'être le seul point final d'un récit qui aurait alors d'être dans doute plus contemplatif, mais qui aurait à mon avis nettement gagné en profondeur.
Profile Image for emybouquine.
46 reviews1 follower
July 31, 2021
Quelle poésie ! Cette écriture, magnifique 😱😍
J'ai été incroyablement touchée par le personnage de la vendeuse, sa relation avec notre héros est juste belle.
L'univers est dingue même si clairement on en distingue qu'une infime partie à mon avis.
Complètement convaincue de continuer à lire Lionel Davoust 🥰
Profile Image for Amaia.
25 reviews
April 25, 2022
Livre plutôt bien écrit avec des idées très intéressantes (comme le transfert de moments de vie).

De beaux moments poétiques mais qui ne rentrent pas forcément en cohérence avec le reste du livre.

Profile Image for Luce Basseterre.
Author 14 books16 followers
September 18, 2018
De la fantasy qui sort des sentiers battus et rebattus, qu'est-ce que ça fait du bien !
Profile Image for Zéro Janvier.
1,713 reviews126 followers
April 19, 2018
La plume de Lionel Davoust n'est pas exempte de défauts et de tics de langage, mais il a indibutablement du talent pour construire un univers imaginaire et des récits qui s'y déroulent. Ce long roman situé dans un monde fétiche d'Evanégyre est passionnant du début à la fin.

On y suit les aventures d'un héritier de l'aristocratie qui débarque dans une cité franche où règnent le commerce et la toute-puissante Administration, après huit années de servitude suite à la déchéance de sa famille noble. Il va se retrouver au milieu d'intrigues politico-commerciales tout en s'intéressant au sort d'une mystérieuse femme qui vend des morceaux de sa mémoire et de son âme pour survivre.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman dense et rythmé. Tout n'est pas parfait mais la grande force de Lionel Davoust est d'écrire des histoires intéressantes dans un cadre cohérent, avec des romans et des nouvelles qui dévoilent des aspects et des époques différentes du monde imaginé par l'auteur. Cela me donne clairement envie de plonger dans la trilogie Les Dieux Sauvages située dans le même univers, même si je vais sans doute attendre la sortie des deux prochains tomes pour cela. Une certitude cependant : je reviendrai me promener dans Evanégyre.
Profile Image for Romain.
4 reviews
September 20, 2016
"Magnifique". C'est le premier mot qui m'est venu en refermant Port d'Âmes. Ce livre recèle de longs passages descriptifs riches et parfois même bouleversants. Quelques lignes peut-être un peu trop surfaites au début, mais l'œuvre prend ensuite son envol et il est difficile de la lâcher tant on veut apprendre l'identité de la vendeuse mais surtout la teneur de son si grand secret, tandis que l'on observe Rhuys grandir de la plus belle des façons. Je ne veux pas en dire plus au risque d'en dévoiler trop. Lisez-le.
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