Un huis clos mené de main de maître, à l'insoutenable suspense... signé Marcus Malte. Prix du meilleur polar jeunesse de Montigny-lès-Cormeilles 2005. David vit dans une maison isolée, en pleine montagne, avec une vieille femme dont on comprend vite qu'elle est sa seule famille, famille d'adoption en fait. Sa plus grande crainte est que les autorités compétentes se rendent compte que celle qu'il appelle volontiers "Mamie" n'a plus toute sa tête, et qu'il soit contraint de la quitter. Postée à sa fenêtre, la vieille femme attend depuis des années le retour de son fils, qu'elle n'a pas revu depuis son départ pour la guerre d'Algérie. Aussi, lorsqu'un homme blessé se présente à la porte, elle se persuade que son petit Bernard est enfin rentré... A qui David et la vieille femme ont-ils réellement affaire?
Je ne me souviens même pas de la dernière fois où j'ai lu un roman français jusqu'au bout, mais celui-ci m'a vraiment plu grâce à la simplicité de son langage.
L’histoire au complet, qui parle d'un conducteur blessé frappant à la porte d'une maison de campagne occupée par un jeune homme et sa colocataire, offre un mélange de suspense et d’humour assez addictif.
La colocataire du jeune homme est une vieille dame qui semble prendre le blessé pour son fils décédé il y a longtemps. Malgré l'insistance du protagoniste (c'est-à-dire le jeune homme) et de l'homme blessé sur le fait qu'il s'agit d'une erreur d'identité, la vieille dame continue d'affirmer que c'est son fils.
Du coup, l'histoire prend alors une tournure hilarante quand le protagoniste commence à soupçonner que l'homme blessé n'est pas seulement un parfait inconnu pour eux, mais qu'il pourrait bien être un type louche qui cherche à leur nuire... Alors le protagoniste est prêt à tout pour le prouver à la vieille dame.
Je crois que le fait de lire ce livre en été, alors que l’histoire se déroule en hiver, ajoute encore plus de confort à l’histoire, parce que je me sens mieux en lisant des histoires sur des environnements plus froids quand il fait chaud dehors.
Si j'étais plus à l'aise en français, j'aurais probablement fini le bouquin en 1-2 jours, mais comme je suis pas mal occupé par le boulot et que mon niveau de français est encore intermédiaire, ça m'a pris 2-3 semaines pour le terminer.
Vous reprendrez bien un peu de Marcus Malte ?! Me voici de retour avec un roman de jeunesse de la collection Souris noire chez Syros, une collection dédiée aux polars et recommandée à partir de 11 ans.
Il va venir est une histoire qui se déroule en huis clos sur un nombre réduit de pages. Une intrigue toute simple, presque pas de rebondissements ni d'action. Présenté comme cela, on pourrait penser que ce roman est ennuyeux, or il n'en est rien. Une fois encore, je rends hommage au talent de Monsieur Malte qui sait camper une atmosphère en quelques mots et plonger le lecteur dans son récit. David est un jeune garçon qui vit en montagne dans une maison isolée en compagnie d'une vieille dame. Mamie, comme il l'appelle, perd depuis quelques temps la boule et attend le retour de son fils parti depuis trente ans... La situation dans laquelle vont se retrouver ces deux personnages est à la fois surréaliste et très concrète. A partir de presque rien, l'auteur bâtit une histoire qui devient rapidement pesante et effrayante. Cette impression est renforcée par la narration à la première personne. On suit le jeune héros en se demandant ce qui va bien pouvoir lui arriver et le climat - neige et grand froid - contribue à renforcer la tension omniprésente.
A recommander aux jeunes et moins jeunes, un roman sans prétention qui se laisse lire tout seul et fait froid dans le dos !