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La révolte des premiers de la classe

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Vous vous ennuyez au travail malgré de bonnes études ? Vous vous sentez inutile ? Rassurez-vous, vous n'êtes pas seul. Ceux qu'on appelle encore les « cadres et professions intellectuelles supérieures » n'encadrent plus personne, d'ailleurs ils n'utilisent plus vraiment leur cerveau et sont menacés par le déclassement social. Chez ces anciens premiers de la classe, les défections pleuvent et la révolte gronde. Vous ne les trouverez cependant pas dans la rue à scander des slogans rageurs, mais à la tête de commerces des grands centres urbains : boulangers, restaurateurs, pâtissiers, fromagers, bistrotiers ou brasseurs, derrière leur comptoir et les deux mains dans le concret. La quête de sens de ces jeunes urbains n'a pas ni de redessiner nos villes, notre consommation mais aussi notre vision du succès, car ces nouveaux entrepreneurs marquent peut-être le renversement des critères du prestige en milieu urbain. Alors, faut-il vraiment passer un C.A.P. cuisine après un bac +5 ?

186 pages, Paperback

Published May 8, 2017

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Displaying 1 - 15 of 15 reviews
Profile Image for Myriam.
22 reviews22 followers
May 26, 2017
Une ballade qui commence avec les néo-artisans pour finir avec le capitalisme hipster.
Profile Image for Zéro Janvier.
1,722 reviews125 followers
July 4, 2019
La révolte des premiers de la classe, sous-titré Métiers à la con, quête de sens et reconversions urbaines, est un livre de Jean-Laurent Cassely. Lors de sa sortie en 2017, je crois me souvenir qu’il avait fait un peu de bruit, et cela m’avait donné envie de le lire. Malgré tout, il m’attendait depuis dans ma pile à lire. J’ai enfin pris le temps de le lire ces derniers jours.

Vous vous ennuyez au travail malgré de bonnes études ? Vous vous sentez inutile ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Ceux qu’on appelle encore les « cadres et professions intellectuelles supérieures » n’encadrent plus personne, d’ailleurs ils n’utilisent plus vraiment leur cerveau et sont menacés par le déclassement social. Chez ces anciens premiers de la classe, les défections pleuvent et la révolte gronde. Vous ne les trouverez cependant pas dans la rue à scander des slogans rageurs, mais à la tête de commerces des grands centres urbains : boulangers, restaurateurs, pâtissiers, fromagers, bistrotiers ou brasseurs, derrière leur comptoir et les deux mains dans le concret. La quête de sens de ces jeunes urbains n’a pas ni de redessiner nos villes, notre consommation mais aussi notre vision du succès, car ces nouveaux entrepreneurs marquent peut-être le renversement des critères du prestige en milieu urbain. Alors, faut-il vraiment passer un C.A.P. cuisine après un bac +5 ?

Le thème principal de ce livre, c’est le phénomène – plus ou moins massif – des cadres hautement diplômés qui quittent leurs “métiers à la con” (bullshit jobs en anglais) pour ouvrir un restaurant, un bar, ou pour devenir boulangers, fromagers, artisans, etc.

Je dois avouer que j’avais quelques appréhensions en commençant ma lecture mais j’ai été agréablement surpris. Pour le dire clairement, c’est moins con-con que je le craignais. Je redoutais que le livre se contente d’une suite de témoignages à la gloire de ces courageux et si originaux reconvertis, mais c’est plus nuancé que ça, l’auteur libre une analyse claire et objective du phénomène.

Jean-Laurent Cassely ne se contente pas de présenter le phénomène avec quelques exemples typiques, il l’analyse sous plusieurs aspects : il commence par le définir et le quantifier, même si ce n’est pas simple.

Il essaye ensuite d’en décortiquer les causes, avec le développement des “métiers à la con”, ou le déclassement et la préconisation relative des cadres depuis l’après-guerre.

L’auteur insiste ensuite sur les tenants et les aboutissants de ces reconversions : le retour vers le concret et la fabrication artisanale de A à Z, qui contrastent avec les métiers très souvent abstraits de nombreux cadres, très éloignés des chaines de production ; le contact direct avec les clients, y compris dans des mises en scène du parcours des entrepreneurs et dans la proposition non pas d’un produit mais d’une “expérience”

Jean-Laurent Cassely évoque également la tentative de reconstituer des villages au coeur des villes, ainsi que la montée en gamme, consistant à se ré-approprier, notamment dans la restauration, des produits populaires pour les “réinventer” et les “sublimer” pour les vendre à une clientèle plus élitiste et plus fortunée, donc à des prix bien plus élevés.

Il conclut en définissant une nouvelle “bourgeoisie de proximité”, dont le modèle vivrait en parallèle de l’élite telle qu’on la connait aujourd’hui, avec d’un côté une majorité de cadres travaillant dans de grandes entreprises comme on les connait aujourd’hui, et une minorité reconvertie dans les métiers de bouche, de l’artisanat et des services, dans des espaces de consommation proposant des produits plus ou moins réinventés et destinés à ces cadres restés du côté “classique” de la société.

Comme je le disais, j’avais un peu peur en commençant ce livre mais je l’ai finalement trouvé très intéressant : l’auteur ne tombe pas dans l’angélisme et décrypte à mon sens parfaitement le phénomène, dans ses causes, ses aspects, ses conséquences, mais aussi ses excès et ses dérives. Pour en témoigner, je vous propose quelques extraits qui m’ont particulièrement plus :

Or les nouveaux entrepreneurs urbains s’écartent du modèle du soixante-huitard néo-rural sur au moins deux aspects. Tout d’abord, leur révolution personnelle et leur rupture se vivent à territoire constant : si le bonheur est dans le concret, il n’est plus vraiment dans le pré mais en centre-ville. Ensuite, leur projet s’intègre dans l’économie de marché, dont ils ne contestent pas tant le principe que la forme actuelle et les excès.


C’est justement en transposant les expertises et les manières de penser propres à cet environnement qu’ils fuient, qu’ils créent de la valeur et de la différenciation lorsqu’ils prennent en main leurs nouveaux métiers. Qu’ils enfilent leur tablier ou se mettent derrière les fourneaux, la capacité de recul critique, de conceptualisation et de réflexion stratégique qui distingue les manipulateurs d’abstractions ne les quitte jamais tout à fait. Tout comme leur enthousiasme pour leur auto-récit, cette forme de mythe d’eux-mêmes et de leur parcours qui les rend si reconnaissables, dans les devantures du nouvel ordre commercial et urbain.


Les néo-sédentaires disposent en outre d’un atout que très peu d’artisans à l’ancienne ont dans leur manche : l’accès aux médias. Par leurs origines sociales, leur formation universitaire et leurs cercles relationnels, les « néos » baignent dans des réseaux au sein desquels la probabilité d’avoir dans son entourage un journaliste qui travaille dans un magazine de mode ou un journaliste est bien plus importante que pour un entrepreneur qui est entré dans le métier par la voie de la formation initiale courte ou par tradition familiale.
Profile Image for Lili VI.
92 reviews22 followers
August 3, 2017
Trop axé sur l'entreprenariat à mon goût...

"Comment ça, vous n'avez toujours pas troqué votre robe d'avocat pour un tablier de boucher bio ? Quitté le salariat pour devenir prof de yoga ? Quel manque de modernité...!"
Profile Image for Xavier Alexandre.
173 reviews3 followers
October 2, 2017
Les grands changements de société commencent souvent par quelques pionniers. Ce livre décrit comment une nouvelle catégorie d'entrepreneurs, déçus par des "métiers à la con", décident de lancer de nouveaux concepts en cuisine, boucherie, ébénisterie, ou autres anciens artisanats.

Il brosse un portrait précis de leurs motivations mais aussi de leurs atouts : grâce à leurs formation et leur expérience de la nouvelle économie, ils créent également un nouveau marketing de produits que l'on pensait tout simples.

Et donc, ils s'écartent moins de leurs métiers précédents qu'il n'y paraît.
102 reviews
April 16, 2021
Ce livre m’a permis de comprendre un phénomène dont j’ignorais l’ampleur.
Un tremblement de système qui est en train de se produire avec la « rébellion » des cadres diplômés qui réinventent et tracent des voies propres, des voies nouvelles, en quittant des chemins battus et ultra battus devenus aujourd’hui oppressants.
Dans ce livre l’auteur se penche principalement sur la reconversion vers les métiers et les commerces de « bouche » mais les tendances doivent bien se retrouver dans d’autres secteurs...
Profile Image for Frederi.
37 reviews
April 2, 2019
Le sujet est intéressant, mais j'ai trouvé le traitement un peu trop brouillon.
On ne comprend pas vraiment où l'auteur veut en venir.
Il n'y a pas vraiment d'ordre ni de logique dans la progression.
Les témoignages sont intéressants, les liens avec les recherches aussi, mais il manque une vision d'ensemble.
Mon ressenti est que l'auteur était intéressé par le sujet et avait envie d'en parler, mais sans forcément prendre un gros recul sur ce sujet.
12 reviews
August 18, 2019
L'approche est journalistique plus que sociologique, elle constitue une bonne introduction. La conclusion est à l'image du livre : explorant plein de piste, intéressant, mais un peu brouillon.

"On ne sait pas, à l'issue de ces lignes, comment délimiter précisément la nouvelle économie urbaine de proximité. On sait du moins qu'elle n'est ni rurale, ni tout à fait urbaine. Ni tournée uniquement vers le passé, ni progressiste par reflexe. Ni [...], ni [...]. Mais un peu de tout à la fois"
Profile Image for Sophia Exintaris.
162 reviews25 followers
July 9, 2017
Excellente vue d'oiseau sur le sujet du déclassement du travail d'un cadre d'entreprise, et du désir d'une génération fatiguée de partir à la recherche du sens perdu... en se reformant en petits commerçants ou artisans.

Absolument à lire pour tous les âges, et toutes les carrières. Surtout, comme le suggère l'auteur, celles des "métiers à la con".
1 review
January 12, 2026
Très intéressant mais malheureusement se focalise un peu trop sur Paris et sur les sur-diplômés qui se reconvertissent nécessairement dans quelque chose de rémunérateur, dans l’entreprenariat (même si c’est pour monter une fromagerie). Je serais très curieux aussi d’avoir une analyse mise a jour de la situation (le livre date de 2017)
Profile Image for Charles.
16 reviews4 followers
February 26, 2018
Pointe du doigt ce dont nous discutons souvent entre millenials (génération en quête de sens et d’épanouissement etc). À part citer des auteurs et proposer des théories plutôt connues et partagées, je trouve que le livre ne nourrit pas de réflexions plus complexes que cela.
Profile Image for Asma Abdelmalek.
8 reviews1 follower
August 8, 2018
Idées intéressantes mais parfois redondantes où l’auteur reformule les mêmes idées sous dans angles différents.
Profile Image for Sarah Yévo.
1 review
October 23, 2019
Sujet bien traité, clair, piquant et bien documenté ! Aide à mettre des mots sur ma situation, de première de la classe révoltée !
Profile Image for Raluca.
553 reviews
June 20, 2021
Nice reading, very interesting stuff, learned a thing or two about our changing society.
Displaying 1 - 15 of 15 reviews

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