Dans ce Québec des années cinquante, c’est au petit restaurant du coin Chez Gigi que plusieurs vont boire un milkshake lorsqu’ils ont envie de se payer un petit plaisir. Si madame Gigi est la mère de Rita, elle est aussi un peu celle des nombreux jeunes qui traînent à son restaurant, dont Béa et Laurence, les meilleures amies du monde. Différentes à bien des égards, les deux jeunes femmes vivent la même passion du rock’n roll, qu’elles dansent avec brio dans les concours.Leurs familles les acceptent comme elles sont, c’est-à-dire modernes et indépendantes… ce qui est toutefois loin d’être le cas du curé de la paroisse !
Pour voir la chronique complète: https://au-boulevard-du-livre.blogspo... .... Le roman début sur une charmante scène d'échanges familiaux: un souper pendant lequel des anecdotes sont racontées. Cela nous place au cœur de la famille et c'est super chaleureux comme ambiance. .... Ce qui est le plus beau dans ce récit ce sont les liens familiaux, autant chez Béa que chez Laurence, ainsi que la façon dont chaque famille traite les membres de l'autre. ... Je peux assurément vous dire que l'auteure nous fait aimer ses personnages: on s'attache à eux avec une grande facilité. Chaque habitant a une histoire à nous raconter qui est agréable à découvrir.
J'ai donné sa chance à ce livre pour deux raisons. Primo les milkshakes sur la couverture. Deuxio, mon souvenir de Berlin 56, la série féministe d'Arte. Là encore, il est question de femmes qui cherchent à réaliser leur rêve, de concours de danse et du patriarcat.
La première chose qui vous marquera dans ce livre, c'est la lourdeur du machisme et autres obsessions de cette époque couplé à la lourdeur du style.
"Alors que la plupart des femmes sont nées pour se marier et fonder une famille, Béa et Laurence, elles, sont nées pour s’amuser et danser jusqu’aux petites heures du matin, ou jusqu’à ce que leurs jambes n’en puissent plus de les supporter. C’est lorsqu’elles exécutent des pas de danse qu’elles ont pratiqués sans relâche qu’elles se sentent vivantes."
Contrairement à ce que le titre pourrait laisser entrevoir. Le livre n'est pas centré sur Gigi, mais sur la famille Desbiens. La Famille Desbiens est présentée comme ouverte d'esprit parce qu'ils laissent leurs filles accomplir leurs rêves. Ils me font légèrement pensé à la famille Benett dans Orgueil et Préjugé, Jane Austen. Ils ont une fille ainée non mariée, Béa, une seconde qui s'est marié avec le premier venu, France, une cadette qui est embrigadée dans la religion, Juliette, et un petit dernier qui aime les bonbons, Bernie. Ils sont amis avec Laurence, 25 ans, passionnée de bonbons et de danse et son frère William. Ensuite, il y a Gigi, une veuve, femme forte, qui tient un restaurant pro rock'n'roll avec sa fille Rita. C'est le camp des vrais gentils, des confidents.
Dans le camp adverse, des religieux tout puissants s'en prennent à tous ceux qui aiment danser le rock'and'roll, la danse du diable. Une littérature youngadult ?
La mise en situation, les couleurs des années 1950 sont plutôt bien retracées, avec un certain réalisme. Seulement la lourdeur du style et des personnages un peu trop têtes à claques peuvent nuire à votre lecture.
Je pense qu'au vu des thèmes abordés (liberté, rock'n'roll, religion), il peut plaire aux amateurs de littérature youngadult et aux amateurs d'histoire québecoise.
Pour conclure, je dirais que ce n'est pas une lecture transcendante, mais l'histoire peut plaire. Pour ma part, je passe mon chemin et je ne poursuivrais pas jusqu'au Tome 2 !
C'est un roman qui aurait pu tout avoir pour me plaire, s'il avait correspondu à ce que suggérait le quatrième de couverture: une histoire d'amitié et de jeunes femmes qui font tout pour réaliser leurs rêves, envers et contre tous.
Malheureusement, il y a tellement de personnages (les familles des personnages, leurs amis, des gens du quartier...) qui ont chacun leur histoire que c'est impossible de s'attacher à eux, puisque l'histoire ne donne à aucun d'entre eux l'espace dont ils ont besoin pour briller. Lesdits personnages disparaissent presque entièrement pour ne reparaître que plusieurs chapitres plus loin, si bien qu'à chaque fois, je me demandais "c'est qui, lui, déjà?"
Ajouter à ça le fait qu'on ne cessait de se promener des pensées d'un personnage à celle d'un autre, au beau milieu d'une scène, et parfois dans des moments où ça ne nous servait absolument à rien de savoir ce que ce personnage pense.
Je n'ai même pas réussi à m'attacher à nos personnage principaux et j'ai passé plusieurs chapitres à les confondre et à devoir revenir au début du roman pour réussir à dire qui était qui.
Même si j'ai trouvé que ça manquait d'action, j'ai bien aimé les personnages. Ils sont très attachants, pour la plupart, et c'est plaisant de les voir évoluer. Je me demandais comment l'auteure terminerait ce premier tome, et je dois admettre qu'elle a réussi à me surprendre. J'ai hâte de lire le tome 2.