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Discorde

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Ce livre rassemble les textes de Jacques Dupin demeurés dispersés, parus en revue ou en éditions limitées, parfois envoyés à des amis, et ses tout derniers écrits.
Tout au long de sa vie d’écrivain, Jacques Dupin avait coutume de publier ses poèmes en revue, puis de les reprendre dans des ouvrages à tirage restreint, accompagnés d’interventions d’artistes amis, avant de les regrouper enfin dans les recueils qu’il destinait à ses éditeurs principaux : Gallimard de 1963 à 1982 puis P.O.L. à partir de 1986. Certains toutefois n’ont pas trouvé l’ensemble qui les aurait accueillis, ou n’y ont été intégrés qu’au prix de modifications substantielles.
Ce recueil, qui embrasse toute la carrière poétique de l’auteur, depuis ses tout premiers textes jusqu’aux derniers, s’ouvre sur un document essentiel : la première lettre adressée, en 1948, par Jacques Dupin à René Char, qui préfaça quelques années plus tard le premier recueil du poète, Cendrier du voyage, repris ici même in extenso (cette lettre, exemplaire, est jointe au présent argumentaire). Prélude d’une longue amitié, cette lettre, récemment communiquée par Marie-Claude Char à Christine Dupin, est une page tournée vers l’oeuvre à venir.
La suite des textes s’organise de manière chronologique et respecte l’année de parution de chaque poème. On y trouve les premiers textes publiés en revue : « Comment dire ? », dans Empédocle, en 1949, les poèmes accueillis dans les Cahiers d’art et dans la revue italienne Botteghe oscure au cours des années 50. Armande Ponge, fille de Francis Ponge, a transmis la correspondance entre son père et Jacques Dupin à Gérard Farasse, qui en a préparé l’édition avant de disparaître. A deux reprises, Jacques Dupin joint des poèmes à sa lettre. La plupart sont repris dans Cendrier de voyage ou dans Gravir. Mais quatre d’entre eux demeurent inédits, ils ont trouvé place dans ce recueil.
Les autres textes sont plus récents, postérieurs pour la plupart aux années 90 ou contemporains des dernières années du poète. Les tous derniers ont un statut un peu particulier. Adressés à Francis Cohen par un Jacques Dupin éprouvé, dans le cadre d’une correspondance dont ils étaient convenus, ce sont les ultimes écrits du poète, sa dernière salutation. Ils n’en appartiennent pas moins à son oeuvre.
Ce livre devait avoir un titre. Discorde est celui choisi par Jacques Dupin pour un volume tiré à 36 exemplaires, paru en 2011 avec une peinture de Jan Voss, qui figure intégralement dans le présent recueil. Le terme apparaît également à l’orée de l’oeuvre, dans « Comment dire ? » : « Le chaos extérieur s’accordait à la discorde du coeur, qui lui renvoyait son reflet. Tiraillements et tourbillons s’effaçaient dans une indifférence au pire ».
Il était naturel que Discorde nomme cet ensemble : c’est déjà, et c’est encore la voix de Jacques Dupin que nous entendons dans ce mot.

240 pages, Paperback

Published June 1, 2017

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Jacques Dupin

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Le jeune Jacques passe son enfance en Ardèche, dans un asile psychiatrique — dont son père est le directeur —, élevé avec les pensionnaires, dont l'un notamment donnera son nom à un poème, Chapurlat. À la mort de son père, il est élevé par son grand-père, notaire à Lyon. C'est pour embrasser cette carrière qu'il monte à Paris faire des études de droit. Étudiant à Paris, il consacre une part importante de son temps à l'écriture.
À Paris, il rencontre René Char, qui préface son premier recueil publié, Cendrier du voyage, chez Guy Levis Mano (GLM). Char lui fait rencontrer de nombreux galeristes, par le biais desquels il devient le biographe officiel de Miró. Très tôt attendu comme le successeur de Char, il prend le contre-pied de celui-ci en imposant, de livre en livre, une écriture atypique, souvent en ruptures. Ses textes suscitent l'admiration d'auteurs, de peintres comme Antoni Tàpies. Paul Auster traduit ses poèmes en anglais. Mais c'est dans l'ombre qu'œuvre Dupin, dans le retrait. Jamais tenté par le roman, à peine écrira-t-il une pièce de théâtre, proche tout de même de la forme poétique, L'Éboulement.
Il travaille d'abord pour la galerie Maeght, puis, à la mort d'Aimé Maeght, fonde avec Jean Frémon et Daniel Lelong la galerie Lelong. Cela l'amène à rencontrer de nombreux artistes de son temps, au premier rang desquels Alberto Giacometti et Joan Miró occupent une place majeure dans son œuvre.
Expert de l'œuvre de Miró, il est président du comité de l'ADOM (Association pour la défense de l'œuvre de Joan Miró), qui promeut l'œuvre du peintre et statue sur l'authenticité des œuvres qui lui sont soumises.
Chez Maeght, il participe à la revue L'Éphémère, mêlant critique d'art et poésie, avec Gaétan Picon, Louis-René des Forêts, Yves Bonnefoy et André du Bouchet.
Il meurt le 27 octobre 2012 à Paris, à l'âge de 85 ans1.

1988 : Grand prix national de la poésie

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