La vie n’est pas tendre avec Chihaya... Et elle le lui rend bien. Un jour, son pied heurte accidentellement la canne d’Ichitarô, un non-voyant. À partir de cet instant, ce jeune homme à la joie de vivre communicative va tout faire pour entrer dans la vie de Chihaya et lui faire voir le monde autrement.
J’ai mis quelques pages avant de rentrer dedans, notamment parce que j’avais du mal avec la protagoniste. Nous suivons une jeune femme au quotidien compliqué, son père est alcoolique et sa mère absente. Elle trime pour arrondir les fins de mois, possède plusieurs petits boulots dans l’espoir de joindre les deux bouts. En outre, rien de très excitant ni de très joyeux. En effet Chihaya est une jeune femme toujours en colère, elle a perpétuellement les sourcils froncés et n’arrive pas à voir le positif. Un jour elle va percuter la canne d’un homme, celle d’Ichitaro, un jeune homme aveugle, qui est tout l’opposé d’elle : positif et détendu. Mais Chihaya est plus irritée par le fait d’être rentrée en contact avec quelqu’un qu’autre chose, elle ne se souci pas plus que ça d’avoir pu blesser Ichitaro. Mais les jours qui passent vont faire que Chihaya et Ichitaro vont de plus en plus se croiser. Ichitaro qui est malvoyant est toujours plein de gaieté, de positivité. Apprécié de tous, il va montrer à Chihaya que la vie peut également être belle. Chihaya va apprendre à regarder, observer, ressentir, grâce aux personnages qui composent le récit. Nous suivons un petit quartier, les habitants se connaissent, et cela permet à nous lecteur, d’apprendre à les découvrir, et faire partie le temps de cette lecture, de cette vie de quartier.
Au final nous avons droit à une histoire assez poétique, qui se lit plutôt vite et qui nous met du baume au cœur.
Attention il s’agit d’un ouvrage en arrêt de commercialisation, pour autant, il est toujours trouvable en seconde main à prix raisonnable.
Nos yeux fermés est un très bon manga qui met en scène Chihaya, une jeune fille malheureuse et amère qui n’a que peu d’égard pour son entourage… Jusqu’à ce qu’elle rencontre Ichitarô, un jeune homme aveugle plein d’optimisme et d’énergie positive qui semble être contagieuse. Mais tout n’est pas rose dans la vie du jeune homme, marqué par un traumatisme d’enfance qui refera soudainement surface lorsque le fils du riche amant de sa mère défunte tentera d’exproprier le restaurant de sa tante. La relation entre Chihaya et Ichitarô leur sera mutuellement bénéfique—leur faisant découvrir le monde sous un jour nouveau, prouvant qu’un sourire et l’entraîde résout bien des problèmes—avant de fleurir en un sentiment qui va au-delà de l’amitié…
C’est un très beau récit, qui se lit bien. Il nous apprend que la cécité n’est pas nécessairement un handicap car on peut voir tout aussi bien (ou encore mieux) avec le coeur. Le style graphique de Sasô est très simple et propre (trait de plume mince et zip-a-tone) mais demeure assez agréable à l’oeil. C’est donc une bonne et agréable lecture.
Un superbe manga traitant de la non voyance. J'ai eu peur du trope "un handicapé aide un valide à se sentir mieux" mais l'auteur évite ce cliché avec talent.
Je n'ai pas accroché, ni au style de dessin, ni à l'histoire, ni aux relations. Tout était trop rapide, les personnages tirés du chapeau et les rencontres des deus ex machina.