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Crimes au musée

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Dix-huit nouvelles de grandes dames du noir, européennes et québécoises.Elles écrivent des polars. De ceux que l'on dévore. Et à la demande d'un lecteur passionné, elles se sont réunies autour d'un thème séduisant : le musée comme lieu de tous les crimes.Musée d'art moderne, d'histoire, d'anthropologie, de sciences, du tatouage, de cire, toutes les salles sont ouvertes. En y pénétrant, l'atmosphère feutrée génère une impression de calme, presque de recueillement. Le sentiment de paix semble total et pourtant, nous sommes déjà sur une scène de crime, les œuvres en présence ont été témoins de la violence, de l'horrible et du machiavélique. Crime d'honneur, meurtre passionnel, vengeance, copie meurtrière d'un tableau ou petit meurtre sans conséquence... Qu'on soit simple visiteur, touriste ou gangster aux mains rougies par le sang, tous les coups sont permis.Les auteures européennes (françaises et belges) : Karine Giebel, Barbara Abel, Ingrid Desjours, Dominique Sylvain, Elena Piacentini, Marie Vindy, Danielle Thiéry, Nathalie Hug, Stéphanie de Mecquenem.Les auteures québécoises : Andrée A. Michaud, Claudia Larochelle, Marie-Chantale Gariépy, Martine Latulippe, Geneviève Lefebvre, Florence Meney, Claire Cooke, Ariane Gélinas, Catherine Lafrance.Ouvrage dirigé par Richard Migneault

325 pages, Kindle Edition

Published June 8, 2017

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About the author

Barbara Abel

44 books138 followers

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Community Reviews

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8 (23%)
1 star
1 (2%)
Displaying 1 - 8 of 8 reviews
Profile Image for Anne-Marie.
409 reviews15 followers
November 6, 2017
Deux étoiles et demi. Honnêtement, plutôt décevant. Ce n'était pas MAUVAIS (sauf dans le cas de certaines nouvelles), mais je ne le recommanderais pas. On aurait dit un exercice d'écriture commandé à des adolescents. C'était souvent maladroit ou carrément sans intérêt. Peut-être que le sujet était restrictif? Sans parler qu'il y avait beaucoup beaucoup beaucoup de clichés, de lieux communs et même de préjugés. Les personnages féminins étaient globalement ennuyants ou clichés (à part quelques exceptions, notamment ceux d'Ariane Gélinas et celle de l'Homme à la machette), ce qui m'a beaucoup étonnée et déçue dans un recueil de nouvelle exclusivement écrit par des femmes. Bref, pas mon meilleur.
Profile Image for Eve.
298 reviews63 followers
November 4, 2017
Ça doit pas arriver souvent qu'on aime toutes les nouvelles d'un recueil, encore moins si c'est un collectif. Cette lecture n'est pas l'exception. J'ai adoré Homme à la machette, mais sinon il n'y a aucune autre nouvelle qui m'a vraiment marquée : il y en avait des bonnes, il y en avait des moins bonnes. C'est pas mal ça! Aussi : suis-je la seule à avoir complètement sauté les profils des auteures...? 😝
Profile Image for Vincent.
24 reviews
November 5, 2017
Des histoires parfois convenues, mais quelques bons récits !
7,003 reviews83 followers
November 6, 2017
3,5/5. Des nouvelles très inégales, des excellentes tout comme des très ordinaires. La moyenne demeure assez basse tout de même. Des nouvelles qui manquent souvent de «punch», parfois trop prévisibles. Une lecture agréable que je ne regrette pas, mais certainement pas un incontournable.

Mention particulière pour celle de Karine Giebel, certainement la meilleure nouvelle du recueil!
Profile Image for BlackKat.
321 reviews7 followers
July 28, 2017
Je remercie tout d’abord NetGalley et les éditions Belfond pour l’envoi de ce recueil de nouvelles.

Crimes au musée est le troisième recueil autour du polar, à l’initiative d’un blogueur québécois passionné, Richard Migneault.
Mais alors que les deux premiers, Crimes à la librairie et Crimes à la bibliothèque, réunissaient essentiellement des auteurs du Québec, ce troisième volet a traversé l’océan, pour le plaisir des lecteurs certes, mais aussi pour solliciter l’imagination fertile de quelques uns de nos auteurs belges et français, de concert avec des voix québécoises.
L’occasion de découvrir des plumes féminines peu connues car oui, en effet, vous avez le plaisir de lire les femmes et rien que les femmes du crime.

Richard Migneault titille votre intérêt pour l’auteur qui vient de poser le point final de sa nouvelle en écrivant quelques mots sur sa personnalité et son parcours et vous donne envie d’en savoir davantage sur ses écrits. Très intéressant, surtout pour les auteurs du Québec que nous ne connaissons que très peu voire pas du tout.

Il est toujours difficile de donner une « note » globale pour un recueil quand certaines histoires nous ont davantage marqués que d’autres.

Que le musée soit le théâtre de crimes ou que, par extension, l’art en soit le mobile, ces dames ont su nous offrir 18 nouvelles originales et totalement différentes les unes des autres, nous plongeant à chaque fois dans des univers uniques.

L’ombre d’Alphonse de Danielle Thiéry nous entraîne dans un musée où la fascination pour Alphonse Bertillon, fondateur du système anthropométrique judiciaire, suscite, bien au-delà de la mort, passion et crime. Ce qui peut nous sembler absurde est une obsession pour un autre, histoire cocasse si le sang n’avait pas été versé!

Il faut savoir se salir les mains de Claudia Larochelle où quand l’art est poussé à l’extrême, voire à la folie. Méfiez-vous si votre conjoint est un artiste, l’auteur suggère fortement mais l’étude de la personnalité de l’artiste ne laisse aucun doute! Machiavélique!

Le chef d’œuvre de Dominique Sylvain explore le monde du tatouage alors que l’art est vivant et peut même survivre à la mort au travers de sa toile humaine. Une ambiance un peu glauque mais savoureuse dans sa morbidité.

L’intérieur de Karine Giebel est une nouvelle violente dans son analyse sociale du marché du travail actuel, alors que les plus faibles de notre société alimentent le nouvel esclavage moderne, juste pour survivre. Et quand la victime est une maman célibataire, on lit cette nouvelle malheureusement pas si fictionnelle que cela avec la rage au ventre.

Les météores saignent d’Ariane Gélinas nous parlent d’une artiste ratée, qui tel un guerrier buvant le sang de ses victimes pour en acquérir la force, puise chez ses conquêtes le talent qu’elle n’a pas. Une nouvelle noire ironique, délectable et… glaciale!

Mobster’s Memories d’Andrée A. Michaud est une histoire rocambolesque où les balles pleuvent dans une course-poursuite folle et se termine dans une salle de musée où réalité et mise en scène s’entremêlent. Difficile de ne pas avoir le sourire avec cette nouvelle!

Avec Charogne de Marie Vindy, nous nous glissons dans la mort esthétique inspirée d’un tableau, une mise en scène d’une fin en apothéose de deux amants qui obsédera même l’inspecteur venu enquête et tombé sur le charme de tant de beauté. Ironie de l’adultère, ne jamais sous-estimer le cocu!

Le Christ couronné d’épines de Catherine Lafrance ou quand certains se permettent quelques privautés sous couvert de culture, d’œuvres d’art et de mille précautions pour leur préservation! Une petite enquête rapide mais rudement efficace pour élucider la mort de trois conservateurs de musée!

Dentelles et dragons d’Elena Piacentini est une magnifique nouvelle sur les liens forts et profonds entre un fils et sa mère. Certes les broderies si délicates sont un peu gâchées par le sang mais la vengeance, c’est aussi tout un art, non?

Le second linceul d’Ingrid Desjours nous entraînent dans la vie des poupées de cire. Comment? Elles ne vivent pas? Vous êtes certains? C’est que vous ne connaissez pas Ingrid Desjours alors! Une petite pointe de mystère et de fantastique au creux du musée Grévin!

La Mort à ciel ouvert de Florence Meney met en scène un couple déséquilibré, usé, de faux-semblants. Il y a diverses manières de rompre, différentes solutions pour en finir. Mais celui qui semble avoir les cartes en mains devrait attention à la marche… les pierres s’usent tellement au fil des décennies sous les pas des visiteurs d’un musée à ciel ouvert! Excellent et jouissif de voir qu’amour et haine sont étroitement liés!

L’art du crime de Barbara Abel nous parle d’un triangle amoureux où l’adultère conduit à la mort. Le musée d’Art contemporain devait consacrer la grande artiste Vera Charlier, la maîtresse de Monsieur le maire… mais un si jeune innocent qui fera les gros titres. Une nouvelle cruelle et sombre… Les adultes sont parfois si stupides et égoïstes…

Homme à la machette de Geneviève Lefebvre évoque les massacres ethniques en Afrique avec force et pudeur. Et quoi de mieux qu’un musée racontant la genèse des génocides à travers le monde pour réaliser la vengeance qui couve depuis tant d’années. Une nouvelle sombre, dure et particulièrement prenante!

La vieille de Martine Latulippe est une nouvelle qui m’a beaucoup émue. De part l’amour et la relation étroite qui lient une mère à son fils, de ce fil invisible unique, indestructible et intouchable. Et parce que je me suis identifiée à cette vieille dame qui ne peut pas profiter en paix de sa visite au musée à cause d’une bourgeoise atteinte de diarrhée verbale! Allons! L’art, ce n’est pas du blabla saoulant, c’est du sérieux que diantre!

La mystérieuse affaire du Codex Maya de Stéphanie de Mecquenem est un huis-clos à la Agatha Christie où chacun pourrait être le coupable mais nous savons bien qu’il n’y en a qu’un seul… encore faut-il le trouver! Et que ne ferait-on pas pour avoir tous les honneurs d’une fabuleuse découverte! Intrigue classique et efficace.

Renaissance de Nathalie Hug est touchant dans le rapport maternel difficile qu’entretient une artiste avec son fils. Il n’est pas rare de rencontrer des artistes qui se dévouent totalement à leur art au point de se dire ou qu’on dise d’eux qu’ils sont difficiles à vivre. Et lorsque c’est un enfant qui en paye le prix, il ne faut guère s’étonner qu’il se trouve de l’attention… ailleurs! Une nouvelle mystérieuse et flippante!

Un thé pour le gaijin de Claire Cooke. Boire du thé c’est dangereux… super dangereux. La cérémonie du thé au Japon répond à de multiples codes… c’est tout un art et malheur à celui qui y déroge! Un voyage nippon aux côtés d’une geisha qui ne s’épanouira jamais. Dépaysement total!

Le retraité de Marie-Chantale Gariépy est jouissif d’ironie! Un vieil monsieur si paisible en apparence, englué dans ses petites habitudes, se laisse entraîner dans le musée de sa vie. Passé, présent mais que lui réserve l’avenir?

Ce recueil de nouvelles est idéal, par son format, pour les vacances. Il est idéal également pour découvrir de nouvelles plumes et pour dépoussiérer un peu les clichés que trop d’entre vous se font des musées que vous rencontrerez sur la route de vos voyages… ils vous réservent quelques surprises…
Mention spéciale pour les nouvelles de Karine Giébel, Elena Piacentini et Martine Latulippe que j’ai adorées!

18 nouvelles, 18 auteurs de talent et 18 personnalités féminines à découvrir! 18 femmes rien que pour vous mais… attention, elles sont redoutables!
Profile Image for Stef Eleane.
96 reviews3 followers
September 16, 2017
Un bouquin qui contient 18 nouvelles, 18 auteures féminines dont de grands noms du thriller, 18 histoires belges, françaises et canadiennes …C’est un plaisir qui ne se refuse pas !

Les auteures françaises et belges : Karine Giebel, Barbara Abel, Ingrid Desjours, Dominique Sylvain, Elena Piacentini, Marie Vindy, Danielle Thiéry, Nathalie Hug, Stéphanie de Mecquenem.
Les auteures québécoises : Andrée A. Michaud, Claudia Larochelle, Marie-Chantale Gariépy, Martine Latulippe, Geneviève Lefebvre, Florence Meney, Claire Cooke, Ariane Gélinas, Catherine Lafrance.

Le tout dirigé par Richard Migneault grand manitou du blog Polar, noir et blanc qui entre chaque nouvelle vous laissera une présentation de l’auteure et ses habitudes d’écritures. Très instructif !

Pas facile l’exercice de la Nouvelle, car il faut réussir à attraper le lecteur en très peu de temps et lui faire vivre autant d’émotions que sur 300 pages. Je trouve l’exercice encore plus périlleux et exigeant que d’écrire un roman.

La particularité de ce recueil est bien entendu son lien commun : Le musée plus ou moins prononcé, en toile de fond ou suggérée, mais toujours bien présent.

La seconde et j’en ai déjà parlé plus haut : Les auteures ne sont que des femmes. Certaines sont d’illustres inconnues et pourtant elles sont aussi bluffantes que les plus émérites ! Le plaisir est aussi de découvrir des auteures canadiennes qui n’étaient pas arrivées jusqu’à moi.

Je pourrais vous écrire un petit speech sur chaque nouvelle, mais je vais finalement vous laisser le plaisir de découvrir par vous même ces intrigues. Toutes ont un univers. Certaines vous emmènent au Japon, dans un commissariat, au sein d’un conflit familial …Chaque femme à sa personnalité, leur nouvelle également.
https://lesciblesdunelectriceavisee.w...
Profile Image for Isabelle Larocque.
Author 18 books8 followers
July 6, 2017
D’abord, je donne 5 à Richard Migneault. Que ferait la littérature sans sa grande dévotion et ses idées collectives ? Je n’ai pas étudié en littérature, je n’ai fait qu’un cours litt au CEGEP mais depuis toute petite je suis adepte des nouvelles. En voici la définition : • La nouvelle est un récit court, écrit en prose. Cependant, plus que sa longueur, c'est bien davantage la concision et l'efficacité de son écriture qui la caractérisent. En règle générale, les personnages d'une nouvelle sont peu nombreux et brièvement décrits. Son action est assez simple mais construite de façon à ménager un effet de surprise au dénouement : c'est ce que l'on appelle la chute. Maîtriser ce style ne semble pas donné à tous. Dans ce recueil, je donne 5 étoiles à Ariane Gélinas et Ingrid Desjours qui ont un réussi la chute qui semble si difficile à obtenir. 4 étoiles, l’histoire correspondant à une nouvelle mais une fin sans grande surprise à Claudia Larochelle, Dominique Sylvain et Catherine Lafrance, 3.5 à Barbara Abel pour le développement et la dureté de son personnage principal (il faut oser !), à Nathalie Hug, malgré que je trouve l’histoire trop longue, on perd le suspense et Marie-Chantal Gariépy dont l’histoire est intéressante mais n’a absolument aucune chute et 3 aux autres, qui ne manquent pas d’imagination. Donc un recueil à lire absolument et à commenter. Aimez-vous les mêmes nouvelles que moi ?
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