Ce roman largement inspiré de la vie de son auteur est une bouffée d’air frais ! Raconté par Sybille, la “numéro deux”, c’est l’histoire de 3 sœurs élevées par leur mère comptable et sa tribu italienne. Sybille est toute blonde alors que ses sœurs, sa mère, ses tantes sont toutes brunes. Leur enfance sera rythmé par les évocations fugaces de “Il”, celui supposé être le sourire blond sur la photo volée dans un carton. “Il”, qui terrorise étrangement leur mère Anna, “Il” qui n’a d’existence que cette photo. Jusqu’à ce que trente-deux ans plus tard “Il”refasse surface”. Le style est très agréable et plein d’humour, la façon de traiter le sujet du père absent, est léger, mais dans le bon sens du terme. Pas de larmoiement, pas de pathos ou de misérabilisme. On rit beaucoup, on s’attache facilement à Sybille et ses sœurs. La fin apporte son quota d’émotion, mais toujours avec pudeur et sobriété, on peut s’interroger sur la conclusion et la réaction des sœurs, mais on rit aussi beaucoup lors du face à face père-filles. Une histoire relatée de manière touchante et drôle, tout en finesse.