Au cœur de la jungle amazonienne, les Jivaros Achuar conversent quotidiennement avec les plantes, les animaux et les esprits grâce aux anent, de petits poèmes fredonnés à voix basse ou récités mentalement.
Du moins en était-il ainsi il y a quarante ans, lorsque l’anthropologue Philippe Descola partagea leur vie pendant trois années.
Fasciné par son récit, Alessandro Pignocchi repart aujourd’hui sur ses traces…
«Anent revient avec beaucoup de sincérité et de talent sur la quête d'Alessandro pour mieux comprendre, au milieu des bévues et des malentendus, ce que sont devenus les Achuar contemporains, faisant ainsi écho, quelques décennies plus tard, aux bévues et aux malentendus qui avaient émaillé mon propre parcours de découverte.» Philippe Descola
Chercheur en sciences cognitives et philosophie de l'art à l'Institut Jean Nicod (CNRS/ENS/EHESS), Alessandro Pignocchi s'est lancé dans l'illustration et la bande dessinée avec son blog Puntish, dans lequel il imagine que les dirigeants de la planète ont adopté l'animisme des Jivaros. Il a publié chez Odile Jacob L'oeuvre d'art et ses intentions en 2012 et Pourquoi aime-t-on un film ? Quand les sciences cognitives discutent des goûts et des couleurs en 2015. Philippe Descola est professeur au Collège de France dans la Chaire d'Anthropologie de la nature et directeur du laboratoire d'Anthropologie sociale (ENS/EHESS).
Le dessin et le sujet sont magnifiques. C'est un façon de voir plus profondement qu'un film. Les personnes sont plus naturels / réels. Personnellement, j'ai trouvé le texte un peu lourd - pas besoin de tous ces extraits du livre - question de style.