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Robert Burns

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...ville ce soir. Vous penserez peut-être romanesque que je vous dise que je trouve l'idée de votre amitié presque indispensable à mon existence. Vous prenez la longueur de figure qu'il convient, dans mes heures de papillons noirs; et vous riez juste autant que je puis le souhaiter, à mes bons mots. Je ne sais pas, après tout, si vous êtes un des premiers dans le monde de Dieu, mais vous l'êtes pour moi. Je vous dis ceci, en ce moment, dans la conviction que quelques inégalités dans mon caractère et mes manières peuvent quelquefois vous faire soupçonner que je ne suis pas aussi chaudement votre ami que je dois l'être 813 . On voit dans quel triste état d'esprit il se trouvait et combien peu ce séjour ressemblait à celui de l'année dernière. L'enthousiasme qui l'avait attendu et les espérances qu'il avait apportées étaient choses du passé. Ce fut au moment même où il pensait quitter Édimbourg qu'il se trouva, pour la première fois, avec celle qui allait devenir célèbre sous le nom de Clarinda. Cette jeune femme s'appelait Agnes Craig. Elle était d'une famille cultivée. Son père, Andrew Craig, était un chirurgien estimé à Glascow; son oncle, le Rev. William Craig, était un des ministres et des prédicateurs de la même ville. Sa descendance était plus intellectuelle encore du côté de sa mère, qui était fille du Rev. John Mac Laurin, un homme d'éloquence et de piété, et nièce de Colin Mac Laurin, le célèbre mathématicien, et l'ami de Newton 814 . Elle avait perdu de bonne heure sa mère et avait été élevée, mais (p. 324) jusqu'à treize ans seulement, par une s

Paperback

Published June 24, 2017

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Auguste Angellier

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Auguste Angellier (1848-1911) fut le premier professeur de langue et littérature anglaises de la Faculté des Lettres de Lille, avant d’en être son doyen de 1897 à 1900. Critique et historien de la littérature, mais aussi poète, il fit sensation à la Sorbonne en attaquant les théories de Taine dans sa thèse sur Robert Burns en 1893.

Né le 1er juillet 1848 à Dunkerque (Nord), d'un père maître-plafonnier et d'une mère secrétaire, Auguste Angellier fut scolarisé à Boulogne-sur-Mer après le décès précoce de son père. Son attachement à cette ville ne se démentit jamais.

Jeune homme, il prépare le concours de l'École normale supérieure au Lycée Louis-le-Grand de Paris en 1866. Entre l'écrit et l'oral du concours, il est expulsé du lycée par le censeur qui le considère, à tort selon certains, comme le chef d'un mouvement de révolte concernant la mauvaise qualité de la nourriture à la cantine. Cet épisode catastrophique de sa vie scolaire le pousse à partir, par manque de moyens financiers, pour l'Angleterre où on lui offre un emploi d'enseignant dans un petit pensionnat.

Engagé volontaire au cours de la guerre de 1870, il se retrouve à Lyon puis à Bordeaux. Une infection respiratoire grave le fait rentrer à Paris, pendant la Commune, et, la guerre terminée, il est nommé répétiteur en 1871 au Lycée Louis-Descartes (il avait été enfin autorisé à rentrer dans le giron de l’Instruction publique). Il décroche sa licence peu après.

Reçu au "certificat d’aptitude à l’enseignement de l’anglais", deux ans plus tard, il professe en tant que "Maître-répétiteur" pendant trois ans, période exigée à l’époque avant de pouvoir s’inscrire à l’agrégation. Il obtient ce concours à 28 ans, et enseigne aussitôt au Lycée Charlemagne, jusqu’à son départ en Angleterre en 1878.

Angellier cultive de nombreuses amitiés littéraires, et développe sa sensibilité de poète (sa notoriété lui viendra davantage de son travail universitaire que de son œuvre poétique). Jusqu’à cette période, il hésite entre le journalisme et l’enseignement, mais le congé qui vient de lui être accordé lui permet de s’intéresser au projet de réforme des études de langues vivantes en France (à travers l’étude du fonctionnement des universités anglaises). C’est avec plaisir qu’il s’éloigne un moment de la lourdeur administrative qui lui pèse tant dans sa fonction d’enseignant.

En 1881, un poste de maître de conférences, à Douai, lui ouvre une brillante carrière de professeur d’anglais (la faculté des Lettres de Douai va être transférée à Lille en 1887). Douze années plus tard, il soutient ses deux thèses, chacune consacrée à un poète : la "majeure" à l’Écossais Robert Burns, et la thèse complémentaire à John Keats, thèse rédigée en latin ! Le titre de cette dernière : "De Johannis Keatsii, vita et Carminibus" ; son auteur : Augustus Angellier, literarum doctor in Universitate Insulensi Professor. Même les citations des poèmes de Keats sont en latin (et l’université dont il est question n’est autre que celle de Lille : "Universitate Insulensi").

Dès lors, Angellier porte le titre de Professeur. De plus, il assure la fonction de président du jury d’agrégation d’anglais de 1890 à 1904 ; et dès février 1897, il assume la tâche de doyen, et les lourdes responsabilités administratives qui s’y attachent. En 1902, détachement (sur un poste de maître de conférences) à l’École normale supérieure, puis retour à Lille en 1904.

Auguste Angellier est mort à 63 ans, le 28 février 1911, à Boulogne-sur-Mer.

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