" Et enfin, à cinquante-trois ans, j'ai entrepris d'apparaître. " Et si tout ce qu'on racontait sur les cheveux blancs était faux ? Et si ces monceaux de teinture, sur des millions de chevelures, aux quatre coins de la planète, cachaient en fait une beauté supplémentaire que les femmes pourraient prendre avec le temps, beauté immense qui les sauverait de bien des angoisses, de bien de servitudes ? C'est en partant de cette intuition que Sophie Fontanel, un soir d'été, décide d'arrêter les colorations et de regarder pousser ses cheveux blancs. Comme elle est écrivain, elle en fait un livre, sorte de journal romancé de ce qu'elle n'hésite pas à appeler une " naissance ". Les semaines, les mois passent : un panache lui vient sur la tête, à mille lieues des idées préconçues sur les ravages du temps. Elle réalise que l'âge embellit aussi les femmes et que les hommes n'ont pas pour les cheveux blancs l'aversion qu'on supposait. Elle découvre que notre société n'attendait qu'un signal, au fond, pour s'ouvrir à une splendeur inédite, d'une puissance extraordinaire. Ce roman est une fête. Celle de la liberté.
Sophie Fontanel has been an editor at Elle France for more than a decade. A novelist and essayist, she lives in Paris. The Art of Sleeping Alone is her first book to be published in English.
J'ai beaucoup aimé ce roman très autobiographique (et justement, qu'est-ce qui ne l'est pas, autobiographique, dans ce livre ?) au ton très intimiste, brut et sensible.
On suit l'évolution de la couleur des cheveux de Sophie, du brun artificiel au blanc naturel, et elle passe des doutes aux éclats de rires (j'ai adoré son caractère pétillant, et sa fragilité mise à nu) à travers diverses anecdotes et moments de vie.
C'est ça : c'est un livre plein de vie et de joie, et qui donne envie d'être soi, aux yeux de tout le monde.
Inspirant : voilà le mot qui résume ce témoignage de Sophie Fontanel. Un message qui nous donne envie de dépasser la pression sociale pour s’accepter tel que nous sommes, et revendiquer nos différences.
J’adore Sophie Fontanelle depuis longtemps et j’avais suivie son aventure des « cheveux blancs ». Je pense beaucoup de bien de son livre, j’aime beaucoup son écriture, son humour, sa sincérité. C’est un livre témoignage, il faut le prendre comme ça et aimer le personnage. Mais j’ai passé un chouette moment (et je suis contente d’arrêter les couleurs ^^)
Chronique sur 250 pages d’une pousse de chevelure (Blanche ) Sophie Fontanel décide de ne plus se colorer ses cheveux après « une apparition ». J’ai adoré la suivre, ses rencontres, les discussions sur ses cheveux et bien sûr des réflexions sur l’âge.
Récit du parcours de l’autrice qui, à 53 ans, décide de ne plus se teindre les cheveux et de les laisser blancs. Ce bouquin aurait pu être une merveille féministe, réflexive et engagée, mais à la place, c’est d’un inintérêt absolu. Creux, superficiel, égocentré. Bref, don’t.
Sophie a 53 ans, elle est loin d'être vieille, elle le sait. Malgré ça, elle doit déjà lutter pour ne pas paraître négligée, dépassée, à la traîne. Religieusement, régulièrement, elle teint ses cheveux déjà très blancs d'un brun foncé. Rater une teinture ? Un drame. Sophie travaille dans le journalisme, dans la mode, des milieux où paraître apprêté est une exigence si évidente qu'elle n'est jamais explicite. L'idée même de laisser tomber, ou du moins de relâcher un peu la pression ? Certainement pas.
Un jour, Sophie croise une apparition. Une femme entre deux âges, qu'on pourrait encore qualifier de jeune femme tant elle irradie l'énergie, la volonté, la détermination. Une femme aux splendides cheveux blancs qui lui tombent jusqu'au creux des reins.
Pour Sophie, c'est un déclic. Elle aussi veut être cette naïade aux cheveux immaculés, elle aussi aspire à cette forme de vérité, elle aussi veut se lancer le défi de s'offrir au jugement de la société avec une chevelure non-conforme, une chevelure de vieille dame, voire de sorcière pour les plus malveillants.
La facilité, ce serait de tout couper, de teindre les quelques centimètres restants, d'en finir avec cette transition. Mais Sophie tient à ses cheveux longs, Sophie aime le romanesque, Sophie veut vivre cette expérience dans sa totalité. Alors elle choisit, mi-effrayée, mi-survoltée, de laisser lentement ses cheveux pousser, centimètre par centimètre, révélant chaque mois un peu plus de blancheur. Une coupe à la Agnès Varda. Un choix qui pourrait n'être que cosmétique, mais qui l'englobe entièrement, la désigne comme une marginale, une bizarre, une vieille.
C'est dur de tenir bon. La tentation est forte. Il suffirait d'un simple petit rendez-vous, et hop, retour dans le monde des gens bien comme il faut. Mais c'est beau, aussi. Sophie se redécouvre. Elle reçoit des commentaires de toutes sortes, la plupart interloqués, certains franchement agressifs, de plus en plus d'admiratifs. Elle comprend que ce qui se joue ne relève pas seulement de la sphère de son coiffeur ou de ses conquêtes amoureuses. Ce qu'elle combat, l'air de rien, petit à petit, c'est l'idée selon laquelle une femme qui cesse de vouloir adhérer à une certaine vision de la beauté a atteint sa date de péremption. L'idée qu'il vaut mieux mentir pour plaire que s'abandonner à être. L'idée qu'il ne tient qu'à elle de réinventer la beauté qu'elle souhaite arborer.
Une Apparition est un drôle de petit livre, qui ne plaira sans doute pas à tous. Son ton est indéfinissable, à la fois autobiographie assumée, avec une plume qui a tout du romanesque, et une réflexion qui pourrait faire l'objet d'un essai à part entière. Objet hybride, texte court, fulgurant, il est à sa manière une transition lui-même, un flux de conscience, la description d'une transformation. Le lecteur ou la lectrice devient témoin d'une odyssée intérieure, tour à tour ému par certaines pensées toutes simples, amusé par les conversations piquantes de Sophie et de son entourage, ou blasé par les réflexions superficielles de certains.
C'est un roman qui s'adresse aux femmes, aux jeunes filles, aux hommes qui les regardent, aux yeux qui les jugent, aux poètes qui s'ignorent, aux individualités encore en quête d'elles-mêmes, à ceux qui osent se transformer. Il ne prétend pas être davantage qu'un témoignage, une contribution, une voix singulière. Et malgré tout ça, grâce à tout ça, Une Apparition offre tellement, tellement plus qu'une simple histoire de cheveux.
Le mot de la fin, je le laisse à Agnès Varda et à ses merveilleux cheveux bicolores, elle-même citée par Sophie Fontanel dans son livre :
"[Les cheveux blancs], ça fait dire aux autres des phrases bizarres. Et il ne faut pas répondre, juste se réjouir. C'est seulement ce qu'on n'explique pas qui donne de l'imagination."
J'ai adoré ce livre ! Mais peut on véritablement parler d'un livre ? Pendant 24h, le temps qu'il m'a fallu pour le dévorer, j'ai eu l'impression d'une discussion avec l'auteur tellement sa plume est spontanée. Son discours est lui très intime, elle nous parle de son choix, évoque avec nous ses doutes, ses victoires et dévoile même quelques-unes de ses photos.
Sophie Fontanel nous ouvre les yeux sur une réalité dont je n'imaginais pas l'existence : le racisme du cheveu blanc. Moi qui à 33 ans espère avoir plus tard de beaux cheveux blancs et le package complet (avec des mains fripées au toucher parchemin), je ne pouvais pas imaginer toutes les réflexions que ces détenteurs de sagesse pouvaient subir.
J'ai toujours aimé son style, sa spontanéité et son naturel mais je n'avais encore jamais lu de livres d'elle et je ne regrette juste une chose : de n'en avoir pas osé avant ! Ce livre est une bouffée d'air, c'est touchant, drôle, sensible, complètement à l'image de l'auteur. Elle nous donne envie de la prendre dans nos bras, de nous prendre nous même dans nos bras et de sauter nue dans la mer ! Vivifiant !
Je n’ai pas 53 ans, mais les cheveux blancs ne sont plus absents de ma chevelure depuis un moment déjà et encore plus visibles depuis quelques mois puisque j’ai cessé de les décolorer, de les colorer… C’était pour leur redonner un peu de vie car je les avais sacrément malmenés. Depuis, je ne sais que faire… Les laisser ainsi ? Les cacher ? Cette lecture est vraiment l’occasion d’avoir un avis, une vision de plus sur le sujet : mes cheveux blancs, je les assume ou pas ?
Le style de cet ouvrage aide beaucoup le lecteur à se sentir concerné. Déjà que le choix de cette lecture ne se fait pas au hasard (même si parfois cela peut évidemment être le cas). On est présent avec Sophie. On partage certaines de ses questions purement pratiques parce que oui, on reste des pragmatiques au fond. Et puis, ce récit s’étale dans le temps. Cela crée des liens à minima surtout que c’est un écrit bien vivant.
Pas de jugements, pas de propagandes pour un camp ou un autre. On est vraiment dans le témoignage d’une expérience qui intéresse plus d’une personne. A chacun ensuite de voir ce qui le tente le plus. On reste tout de même sur un choix de couleur de cheveux pas sur autre chose. Vous restez vous-même quoiqu’il arrive. Votre personnalité profonde ne change pas. Peut-être serez-vous comme Sophie, plus serein, plus libre d’une certaine manière, plus en accord avec vous, mais n’attendez pas d’autres miracles.
L’image est tellement importante aujourd’hui que même si la thématique du récit n’est pas de la première urgence : faut-il ou non se teindre les cheveux pour cacher l’un des effets de l’âge qui avance ? Cela reste un fait de société. Il faut paraître jeune, en pleine forme, dynamique, plaire… Et pas seulement dans l’univers des paillettes, des people que fréquente Sophie Fontanel. La mode, le style finit toujours pas redescendre vers les couches sociales moins exposées et donc c’est bien toute la société qui est influencée. Les diktats fashions sont d’autant plus durs à dégommer que bien solidement ancrés dans les mentalités depuis des lustres. Il faut donc des aventuriers, des précurseurs et de l’audace. Il y a aussi ce besoin de plus d’authenticité dans ce monde factice, de reprendre le contrôle sur certains pans de son existence. Commencer par ses cheveux, c’est plutôt accessible et en théorie facile…
À 53 ans, Sophie Fontanel a décidé d’arrêter de se teindre les cheveux. Dans une sorte de “journal romancé”, elle nous raconte cette expérience et ce qu’il en ressort. Car oui, il s’agit bien d’une expérience de vie, à la façon d’une renaissance.
J’avais déjà eu l’occasion de tomber sur quelques photos de Sophie sur instagram. Je la trouvais si belle, si courageuse, que j’avais hâte de lire son livre. À la façon d’un journal intime romancé, Sophie nous raconte comment elle est passée du brun au blanc, de ses cheveux teints à ses cheveux au naturel. Le titre du livre est merveilleusement bien choisi car on est finalement loin d’une simple histoire capillaire.
Arrêter de se teindre les cheveux, c’est renaître. Et dire merde à tous ces préjugés sur les femmes qui vieillissent. Bon sang, on l’a donc toute notre vie sur le dos cette foutue pression sociale! Les jeunes femmes se doivent d’être actives, motivées, et concilier sans broncher boulot, sport, hobbies, vie sociale, enfants (oui parce qu’il faut qu’elles aient des enfants hein, ahem). Et les femmes qui vieillissent se doivent de masquer les traces du temps comme il se doit, notamment à coup de teinture sur les cheveux, parce que c’est “sale” et “moche” de vieillir.
Bien que je ne sois pas directement concernée par le sujet des cheveux blancs – pas encore du moins -, je le trouve particulièrement intéressant. Et le livre de Sophie est une merveille de libération en la matière. Je l’ai trouvé si juste en tous points. Oui arrêter de se teindre les cheveux est un acte héroïque. C’est envoyer valser une pression sociale que l’on nous inflige depuis notre plus jeune âge. Avez-vous vu le nombre de pub pour les colorants? Et pire encore, la taille du rayon en magasin? C’est simplement ahurissant. Quant-à la fameuse phrase “les hommes n’aiment pas les cheveux blancs”… Bon dieu a-t-on besoin de plaire aux hommes?! Du moins à tous les hommes?!
Pour autant, il y a autre chose que j’ai aimé dans ce livre : à aucun moment Sophie ne juge ou ne pointe du doigt les femmes qui ne parviennent pas à arrêter les teintures. Il ne s’agit pas ici d’un discours anti-colorations et d’apologie du naturel à tout prix, mais plutôt d’une expérience, relatée avec douceur, intelligence et bienveillance.
Bref, acceptons de vieillir, c’est si beau. Arrêtons de vouloir effacer à tout prix les traces du temps, elles marquent toutes ces choses qu’on a vécues, accomplies ;-)
Mais alors pourquoi une étoile en moins? Simplement parce qu’il y a quelques passages un peu “bling bling / jet set” qui n’étaient pas vraiment nécessaires à mon sens et qui entaillent un peu la proximité avec le lecteur.
Quand j'ai dit aux gens que je lisais un livre sur une femme qui décide d'arrêter les teintures pour découvrir ses cheveux blancs, les gens étaient interloqués "Mais que peut elle bien raconter sur le sujet ?!"
Et bien pleins de choses chouettes ! Sophie Fontanel a un style de vie à mille lieux du mien, mais elle écrit joliment. C'est lyrique et vivant et ça donne vraiment envie de sauter le pas (le jour où j'aurais des cheveux blancs j'entends, on y est pas encore !!). J'ai aussi beaucoup aimé la dimension interactive : elle raconte aussi son aventure sur instagram. J'ai donc vite retrouvé le hashtag pour trouver les images (et les commentaires) dont elle parle dans son livre.
Et au final, j'ai envie de faire lire ce livre à toutes les femmes qui se taignent les cheveux que je connais !
Lire un livre en une seule journée est toujours bon signe ! J'ai beaucoup aimé ce récit à la fois sincère, spontané et touchant, qui m'a donné presque hâte de vieillir et de voir se multiplier les cheveux blancs. (Ma maman les portant naturels depuis toujours, je n'ai jamais eu la hantise de blanchir, ce qui est une grande chance) Si je ne mets "que" 3 étoiles (mais 7/10 selon mon barème perso), c'est que je m'attendais peut-être à être encore plus émue. Mais à lire, pour toutes les femmes qui doutent de leur beauté.
Une écriture pleine de malice, des réflexions intelligentes et un regard indulgent sur l'idée qu'on se fait des femmes aux cheveux blancs dans notre société. Sophie Fontanel nous raconte sa transition vers les cheveux blancs, transition qu'elle décide de vivre comme une expérience et non comme un renoncement/un relâchement.
A travers cette expérience, elle nous raconte l'émergence de sa propre puissance, en tant que femme.
Un thème intéressant porté par une écriture fluide, toute en élégance et en connivence. Malheureusement un contexte un peu bling-bling à mon goût (hello la fashion week, les copines célèbres et les amis friqués) et qui ne pose pas suffisamment la question de la responsabilité des magazines féminins, notamment.
Référencé dans l'ouvrage Sorcières de Mona Chollet, il était la suite logique de mon parcours dans la littérature féministe... Il me paraissait évident de lire et comprendre les mécanismes qui poussent à être soi, profondément, à contre-courant de la pression sociale et du modèle patriarcal que l'on nous impose.
Sophie Fontanel, dans ce petit bouquin autobiographique fait l'éloge de sa chevelure : un jour, à 53 ans, elle décide de ne plus se teindre les cheveux et d'assumer enfin qui elle est, véritablement, de ne plus être oppressée, stressée à chaque repousse de se demander si la personne en face voit ses racines ou non... sur un ton drôle et fort déculpabilisant, il donne un peu de courage aux femmes et invite à ne plus avoir peur de vieillir et d'être enfin soi-même (facile à dire).
C'est Mona Chollet avec son célèbre Sorcières qui m'a donné envie de lire ce livre. Je pensais y lire une autofiction pleine de force et de féminisme. Un livre dans lequel l'autrice n'aurait plus peur de vieillir et nous montrerait la voie à toutes. Malheureusement, je n'y ai trouvé que des réflexions très superficielles et une écriture très pauvre. Je déconseille.
L'impression d'être une petite souris dans la vie d'une autre. Confidences et réflexions profondes. Un partage qui fait du bien à la femme de moins de 30 ans qui a déjà des cheveux argentés par dizaines que je suis. Écriture moderne, grande culture et références populaires. Très agréable à lire.
Un sujet qui m'intéresse - ne pas se teindre les cheveux blancs! -- traité avec conviction, humour et une bonne perspective sur les enjeux globaux de la question pour la femme occidentale. :)
L’histoire d’une journaliste mode d’une cinquantaine d’années qui décide de se laisser pousser les cheveux blancs, sans les cacher.
J’ai trouvé un de ses propos sur les gays un peu déplacés « on ne fait pas ce métier sans les aimer ». Comme si être gay faisait de ces hommes tous les mêmes, un peu comme si on aime le poulet, on aime tous les poulets !
Un peu trop journal de bord mais en mode Instagram. Même si l’autrice est plus vieille que moi, c’est moi qui ai du mal avec ce mode. J’ai trouvé ce mode d’écriture un peu facile.
J’ai quand même beaucoup aimé tout ses questionnements sur son identité et la possibilité de se métamorphoser « combien de fois dans la vie on a des occasions de se métamorphoser ? ». C’est beau et ça donne de l’espoir.
Alors qu’elle tente de s’affirmer en laissant ses cheveux blancs apparaître, elle est clairement dans une quête identitaire et recherche bien trop souvent l’aval tout autour d’elle (femmes et hommes).
Une Apparition est le journal de bord que Sophie Fontanel, célèbre journaliste de mode, a décidé de tenir pour raconter son arrêt total des colorations. Au fil des semaines et des mois, l’écrivaine dévoile, à ses followers, ses cheveux blancs qui poussent lentement mais sûrement. Elle note ses réflexions, ses doutes et les différentes remarques auxquelles elle fait face dans le monde de la mode. Un thème qui paraît superficiel mais qui aborde les questionnements d’une femme de 53 ans sur le temps qui passe, la séduction et le rapport à soi. Sophie Fontanel raconte cette transformation qu’elle n’hésite pas à appeler « une naissance » Le livre est à l’image de son auteure : pétillant et profond, sérieux et anticonformiste
Joli, agréable à lire, d une traite, léger ds le style, mais plus profond qu il n y paraît. Paradoxale, elle remet intelligemment en question certains diktats imposés aux femmes, tout en les reproduisant rien qu en reconnaissant leur existence et en leur accordant de l importance, c est parfois déroutant. Le fait de vivre dans un monde d image je suppose. Et j ai aimé le côté très personnel du parcours. A peu près ds la même phase de vie, 4 mois de repousse tout le monde s en fout, juste s accepter comme on est, et ça passe tout seul.
je ne suis ni follower ni ne connaissait l'auteur avant d'ouvrir ce livre repéré à la rentrée de septembre : quelqu'un qui écrit un livre basé sur l'observation du blanchiment de ses cheveux, ca m'intéressait. Entre la réflexion de vie et la frivolité d'une page de mode de "Elle". C'est donc sans doute très moderne et encore plus sans doute, très féminin. (Et le rapprochement avec le livre lu quasi en même temps "la femme de trente ans de H de BALZAC est amusant)
Facile à lire. Difficile à juger. Sujet à la fois hyper passionnant et heureux : ah, les hommes ne sont pas comme du vin et les femmes comme des fruits. Mais parfois le livre tire en longueur et le sujet devient futile et finalement peu intéressant. Mitigée (et certainement peu objective car je déteste Sophie Fontanel mais qu'est ce que je l'aime sur Instagram !).
Une autofiction étonnante. L'apparition ici n'est pas fantomatique. C'est celle des cheveux blancs qui viennent chambouler l'existence des femmes et leur rappeler le temps qui passe.
"Cette préfiguration de la vieillesse. C'est cela que les gens fuyaient en se teignant les cheveux, en se colmatant les rides."
Faut l’faire, quand même, écrire aussi longtemps sur le sujet des cheveux blancs tout en restant aussi pertinent et intéressant! J’ai adoré cette lecture qui se révèle avec brio comme un genre de roman-essai. Ça semble à priori un sujet futile, mais au contraire… on est amenés, au fil de notre lecture, à beaucoup réfléchir.
J’adore le style à la fois léger et profond de cette auteur. Elle fait de son parcours vers la blancheur de ses cheveux une épopée qui donne matière à réflexion, une ode à la liberté absolue. Ses mots sont justes et touchants. Elle est attachante Sophie, on aimerait l’avoir comme amie.