Les Space-Invaders colonisent les murs de Paris pour qui sait lever la tête. Des corps sont retrouvés au pied des mosaïques. Jalousie, vengeance, cupidité, quels sont les mobiles de ces meurtres ? Une balade urbaine et une occasion de découvrir un Paris insolite.
Nils Barrellon quitte ses intrigues de seconde guerre mondiale, de tueur d’élite ou autres livres noirs pour nous offrir un roman jeunesse. A la réflexion, je raconte n’importe quoi, car il ne quitte pas vraiment son univers puisque nous sommes à la poursuite d’un tueur en plein Paris ! Mais Sarah Turoche-Dromery ( auteure jeunesse) doit surement amener la légèreté, l’insouciance pour que le jeune public apprécie cette intrigue.
Des joueurs de jeu vidéo d’un nouveau genre se font tuer dans Paris.. Un artiste pose un peu partout en France des mosaïques sur les murs, ponts, ou autres lieux publics. Lorsque vous en croisez un, vous le scannez et vous gagnez des points. Nous ne sommes plus à la chasse aux Pokémons, mais bien à la recherche des nouvelles œuvres. Malheureusement, cela s’avère dangereux !
Invader est un artiste de rue Français. Il dépose ses petites mosaïques de par le monde. Ici, il est un personnage central dans ce roman. Lorsque le réel s’invite dans une fiction ! Je ne connaissais pas cet artiste alors que je croise régulièrement ses œuvres dans la rue . Je n’ai jamais eu la curiosité de me renseigner. Et je découvre en plus qu’il existe une application pour flasher ces petits dessins ! (flash-invaders ) . Le monde tournerait-il sans moi ???
Ce roman bien que pour un jeune public est très agréable à lire. J’ai moi-même passé un très bon moment. Alors oui l’adulte a une certaine aisance dans sa lecture, mais l’intrigue n’en reste pas moins sympathique et étonnante.
A aucun moment l’on ne ressent l’écriture à 4 mains. Il y a une vraie osmose entre les deux auteurs. Par contre il ne conviendra pas à un lectorat trop jeune, non pas qu’il soit violent , mais certains mots seront difficile pour eux. Ma fille de 15 ans l’a lu en quelques heures mais c’est une grande lectrice par contre mon fils de 12 ans ne l’a pas terminé. Mais j’ai raté ce gosse ! Il n’aime pas lire !!! (Heu je plaisante, je suis très fière de mon fils sauf pour son incapacité à aimer la lecture).
Un roman de grand pour les plus jeunes c’est toujours très sympa. Je vous conseille donc ce roman pour vos enfants lecteurs. En plus y’a une histoire d’amouuuuuuuuuur 😉
I invade you est une bonne découverte, ou plus exactement une bonne découverte du roman policier. Car ce roman étant destiné en priorité aux jeunes lecteurs, ce roman est une très bonne entrée dans ce genre littéraire. Si l’auteure a la bonne idée de ne pas mettre en scène de meurtres sanglants ou de détails morbides, comme dans le passage à la morgue, elle aborde tous les points de l’enquête avec la terminologie exacte. Elle fournit en fin de livre un petit lexique pour les jeunes lecteurs qui ne connaîtraient pas certains acronymes ou termes spécifiques de la police. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ne se moque pas de son public, bien au contraire.
Les autres bons points de ce roman sont le parallélisme de deux histoires (l’enquête et l’histoire des adolescents), l’actualité du sujet (le vandalisme des œuvres de street art dans Paris), de la modernité avec un hacker-geek et une pointe de romance. L’écriture est parfaitement fluide qui nous fait voyager dans les rues parisiennes.
Enfin, si cela peut sembler secondaire mais c’est essentiellement elle qui nous décide de l’achat du roman, la couverture. Dans le cas du roman de Sarah Turoche-Dromery et Kuhn-Barrellon, je la trouve particulièrement réussie, en totale adéquation avec le roman, ce qui n’est pas une généralité dans le monde de l’édition. Si je le fais remarquer pour I invade you, c’est que la maison d’édition Thierry Magnier n’est pas particulièrement reconnue pour cette qualité, bien au contraire si l’on regarde les autres couvertures des romans de Sarah Turoche-Dromery.
Un beau roman inter-générationnel pour débuter avec l’univers des romans policiers.
La thématique du street art est clairement le point fort de ce roman. Ensuite c'est plutôt rythmé, on ne s'ennuie pas. Mais hélas les personnages sont à peine développés, l'intrigue est simplette et l'idylle adolescente tout juste décorative. Un roman qui plaira malgré tout aux adolescents mais rien de transcendant.
Un très bon polar pour les ados, avec des auteurs qui aiment Paris (et ça se sent)! La seule chose qui m'a fait enlever une étoile (spoiler): la façon dont Yalim a stalké Ether et est pardonné par tous à la fin... sous prétexte que l'amûûûr rattrape tout !