Officiellement, Alicia Delgado est une Singulière, une personne possédant un pouvoir spécial, à la différence des Réguliers, sans pouvoirs, ou des hybrides comme les loups-garous. Officieusement, c’est une autre histoire qu'Alicia est bien décidée à garder pour elle. Car, voyez-vous, Alicia a un plan. S’inscrire à la faculté de Myria, devenir la meilleure, trouver un bon poste, devenir la meilleure, monter en grade, être toujours la meilleure, et gagner un paquet de thunes. Pour acheter un paquet de chaussures. Et si, au passage, elle peut sortir avec un de ses supérieurs sexy et boire un coup avec sa meilleure copine rouquine, pourquoi se priver ? C’était donc son plan, et personne, absolument personne, n’aurait dû l’en faire dévier. Mais le meurtrier qui la fait chanter en a décidé autrement, et il est peut-être temps pour Alicia de changer ses objectifs et de dévoiler qui elle est.
Les nouveautés en Urban Fantasy se font rare, alors je reste toujours attentive et très curieuse quand il s’agit de découvrir un nouvel univers. Le résumé m’a de suite alpaguée et la couverture de Fleurine m’a finalement emballée. Myria a beaucoup de qualités mais souffre également de quelques incohérences qui m’ont fait tiquer pendant ma lecture. J’ai passé malgré tout un bon moment de lecture et je serais là pour le deuxième tome. Dans cet avis, je vais plus parler de mes déconvenues que des bons points car ces petits trucs m’ont vraiment chiffonnée.
Le résumé nous préparait à avoir un personnage féminin plutôt superficiel, vénal et avec un objectif précis de vie. Ça change des héroïnes badass du genre, j’ai dis oui. Je regrette néanmoins son absence d’évolution. Alicia a manqué d’empathie à un moment crucial, ce qui a mes yeux est incompréhensible. Un roman doit nous provoquer des pics d’émotions, elle aurait du avoir peur, être désespérée, être en colère… être un tantinet inquiète. #walou
Elle se montre très gamine dans certains de ces comportements, notamment vis à vis du « mec ». Leurs réactions sont trop schématisés… c’est un peu agaçant : elle ne voit pas et lui fait semblant d’être en colère. L’auteur souhaite créer le fameux jetaime-monnonplus mais ça manque de subtilité. Il y a eu des moments d’alchimie mais bizarrement ils n’ont pas été exploités. Je ne me suis pas attachée au couple, même si avouons-le il a son petit charme, le monsieur.
Myria est un bon mélange d’urban fantasy et de dystopie. Il s’agit d’un premier tome et il faut appréhender l’ordre nouveau où les Singuliers, des sortes d’Êtres magiques dotés de pouvoirs, ont refait le monde à leur sauce pour parler simplement. Du coup, quand débarque le « méchant », on ne sait même pas qui il est réellement… Je dois avouée que j’ai eu du mal retenir les personnages secondaires, trop nombreux, trop de surnoms peut-être qu’on s’y perd et on laisse ça en arrière plan. Quant au grand secret, on avait l’impression qu’elle n’attendait que ça pour le déballer et quand on croit avoir une grande scène avec son père. il.ne.se.passe.rien. #toussapourça
L’écriture est fluide et les dialogues sont enjoués, Madison donne beaucoup de peps à cette héroïne un peu trop sur sa ligne de conduite. On ne peut s’empêcher de sourire, la dynamique est bonne sauf quand c’est pour entendre le couplable parler, parler, parler et bien expliquer en long en large et en travers l’intrigue que l’on n’a pas vu venir… C’était scolaire, ça cassait le rythme alors que globalement sur tout le reste, le dosage est bon.
Avec quelques ajustements et quelques tics d’écriture en moins, je pense que j’aurais pu vraiment adorer cette histoire. Il y a vraiment une ambiance sympa liée à l’esprit Acadamie/Prof. Myria m’a dans son ensemble plu, il y a un joli potentiel mais il va falloir donner de la consistance à cette héroïne qui manque d’émotions, retravailler la trame lié au père et donner plus de consistance à cet axe politique. Parce que la question que l’on se pose ? Qu’est-ce qu’elle cherche Alicia dans tout ça ?
Un urban fantasy agréable, avec de bonnes idées qui m'ont pourtant paru survolées. Quelques longueurs ont rendu ma lecture très longue, presque interminable, sans que l'histoire soit déplaisante ou inintéressante. Une sensation très étrange.
Alicia est encore un peu brouillonne, ses contours sont assez flous. On hésite en permanence entre super-héroïne (mais pas vraiment), rebelle sans cause, chieuse qui aime bien créer des conflits là où le calme régnait. On ne comprend pas non plus à quoi sert le cadre de ce centre de formation où aucun cours n'est dispensé entre de rares missions. Par ailleurs, l'intrigue est maigre, et le "noeud familial" est totalement balayé. Lors d'une scène, on s'attend à une confrontation, tous les ingrédients pour que cela soit épique semblent réunis, et paf ! Rien, nada. Au revoir et merci. La relation entre Harrisson et Alicia, pour autant qu'elle soit attendue par les romantiques, ne dégage pas de sensualité, l'attirance semble un peu factice, et le rapprochement reste très sobre.
Peut-être que cette forme de détachement que je qualifierais de manque d'empathie (amoureux, familial ou amical) est responsable de mon sentiment mitigé. En ne parvenant pas à adhéré au personnage principal (écrit à la troisième personne, alors que le genre nous a habitué à une immersion complète grâce à la narration à la première personne), je suis passée à côté du roman.
En parallèle, j'ai aimé quelques touches d'humour, en particulier les échanges entre soeurs, et la personnalité fantasque de Madison. Cela apporte de la légèreté et casse l'isolement d'Alicia.
Il faut savoir que je suis totalement amoureuse de la « Collection Infinity » de chez MxM Bookmark.. Au fil des mois, leur catalogue s’étoffe pour nous offrir des histoires aussi différentes les unes des autres avec des couvertures à tomber. Et on peut dire que niveau catégorie « Imaginaire », ils envoient toujours du pâté !
Et ce roman ne fait pas exception à la règle. Dès que j’ai lu le résumé, avec cette petite touche d’humour que j’aime tant, j’ai voulu me jeter sur le livre.
« Myria« , c’est un univers original dans sa configuration tout en gardant des « bases » que l’on connait si bien : Hybride, Loup Garou, Magie, etc.. C’est un mélange tout à fait gagnant qui a su m’entrainer dans l’univers de Mylène Régnier dès le premier chapitre.
Et je peux vous dire que l’histoire ne nous laisse pas une minute de répit ! L’action s’enclenche dès les premières pages du roman, pour nous emmener à travers les rebondissements et les révélations qui ponctuent l’histoire.
Le récit est rythmé par la plume de l’auteur que j’ai vraiment pris plaisir à lire. J’ai trouvé que l’intrigue était relativement bien menée, on se doute de certaines choses quand d’autres nous rendent totalement dingues car l’auteur ne dévoile qu’au compte gouttes les mystères qui entourent Alicia, l’héroïne principale du roman.
Sans parler de cette fin tout de même assez frustrante qui nous promet encore de nombreux revirement de situation ! J’ai très hâte de pouvoir lire la suite.. En attendant je vais me consoler avec les belles sorties à venir chez MxM Bookmark..