1340, sur les traces de son passé, le Bâtard de Kosigan entame un périple au sein de l’Empire Germanique accompagné de ses fidèles mercenaires. Les mystères s’épaississent et sa quête prend un nouveau tournant, mêlant habilement complots politiques, religieux et magiques. Les tensions sont vives et il devra naviguer avec prudence dans des eaux où l’Inquisition rôde.
À quelques siècles d’intervalle, Kergaël de Kosigan se sent surveillé. Une mystérieuse société secrète le mène sur un sentier tortueux, mais la vérité mérite bien quelques sacrifices.
Joutes verbales, combats subtils ou brutaux, investigations dans les méandres d’une cour et d’une ville inconnue, séduction et manipulations ; on retrouve la fougue et le panache de la maison des Kosigan.
Fabien Cerutti est agrégé d’histoire et enseigne en région parisienne. Il passe une partie de sa jeunesse en Guyane et en Afrique et se passionne très tôt pour les cultures de l’imaginaire et les médias interactifs, dont le jeu de rôle et le jeu vidéo. Avec sa série Le Bâtard de Kosigan, il réussit une fantasy historique où tout fonctionne : le ton, les intrigues, les personnages, l'érudition.
Notes de lecture sur le Bâtard de Kosigan : Le marteau des sorcières
7 aout 2017, 15h43
Ah tiens, Mnémos m’a envoyé le troisième tome du Bâtard de Kosigan ! Excellent, je m’y attendais pas. Je m’y mets dès que j’ai fini Honor Harrington 2.
15 aout 2017, 09h12
J’ai commencé à lire le Marteau des sorcières, on continue les aventures de Pierre Cordwain de Kosigan alors qu’il se rend à Cologne avec sa troupe de mercenaires pour en apprendre plus sur ses étranges facultés. La ville en 1341 n’a rien à voir avec celle d’aujourd’hui, il n’y a pas de Gamescom mais l’inquisition fait une chasse aux sorcières extrêmement violente, mettant en rogne les autorités locales. Le narrateur va jouer sur plusieurs tableaux pour accomplir ses missions, mêlant complots, séduction, et fourberies.
Ces mémoires sont alternées avec celles d’un descendant du bâtard : Kergaël de Kosigan cherche à démêler les écrits de son aïeul avec ses amis universitaires mais il va aller au-devant de dangers car l’histoire abracadabrante qu’il découvre pourrait révéler une histoire très différente de celle qu’on nous apprend à l’école.
On part sur le même schéma que les deux tomes précédents donc, et l’histoire de Kergaël prend un peu plus d’ampleur ce qui est une très bonne chose. On commence vraiment à sentir que les deux trames se rapprochent.
16 aout 2017, 14h55
L’univers décrit par Fabien Cerutti ressemble beaucoup à notre Histoire mais il en modifie certains éléments pour y intégrer l’existence de peuples féériques, de magie et de sorcières. Il utilise ensuite des théories du complot et mécanismes d’histoire secrète avec franc-maçons et compagnie pour nous expliquer comment tous ces éléments ont été effacés de tout écrit officiel. Nous avons tout oublié. La minutie et la cohérence apportées à la construction de cet univers parallèle sont extrêmement poussées et très agréables à découvrir. Ce tome 3 est beaucoup plus généreux sur cet aspect car Kergaël et ses collègues commencent à vraiment rassembler tous les morceaux éparpillés, et dresser un bilan assez précis de tout ce qui a été oublié, et comment.
17 aout 2017, 10h32
Quelle classe ce chevalier de Kosigan ! Notre héros manipule toujours bien son entourage et arrive à se faire embaucher pour plusieurs missions qui coïncident à peu près avec son but personnel, et il arrive à jongler avec tout ça, il séduit, menace, joue avec les puissants et finit par sortir les armes. Il a toujours autant de panache avec sa troupe de mercenaires qu’on commence à bien connaitre. Janvier, Qu’un coup, Dùn et les autres passent à l’action dans la dernière partie explosive du roman qui nous laisse malheureusement sur un bon vieux cliffhanger des familles, bon courage pour attendre jusqu’au tome 4 qui s’annonce aussi passionnant !
La ville de Cologne terrorisée par les inquisiteurs pose une ambiance très réussie, avec quelques passages assez durs. On sent l’autorité de l’église qui pèse sur tout le monde et abuse clairement de son statut. Et ce personnage du cardinal de Las Casas est extrêmement cruel, détestable, c’est exquis !
Mais y’a quelque-chose qui me chiffonne, j’arrive pas à mettre le doigt dessus…
18 aout 2017, 08h14
Je ne peux pas m’empêcher de faire le rapprochement entre la manière dont j’ai reçu le livre et l’histoire de Kergaël, il reçoit les mémoires de son aïeul dans un colis mystérieux et commence à rassembler les pièces d’un puzzle, de la même manière que nous, lecteurs de 2017, nous replaçons en parallèle les deux journaux des Kosigan.
Le background est tellement précis et cohérent qu’on se surprend presque à envisager que ce soit vrai… Et si ça l’était ? Fabien Cerutti est agrégé d’histoire après tout.
19 aout 2017, 06h29
Je suis informaticien, bande d’imbéciles, vous croyez vraiment que je ne remarquerai pas les connexions distantes à mon ordinateur pendant la nuit ? Vous croyez que je n’ai pas de sauvegardes de tout ce que vous avez effacé en grillant ma machine ?
Cette histoire commence vraiment à sentir mauvais.
19 aout 2017, 23h46
OK, reprenons, Mnémos est une maison d’édition qui publie des récits d’imaginaires, mais son nom évoque plutôt la mémoire par son étymologie, et donc l’histoire ? Le bâtard de Kosigan raconte comment les autorités, surtout l’église, ont fait disparaitre les peuples magiques et les croyances païennes des mémoires.
Est-ce que Mnémos ne ferait pas l’inverse ? Ils refont passer l’imaginaire petit à petit dans le monde en le remettant sur le devant de la scène, en le mêlant au réel dans la fiction. On dirait qu’ils essayent de renverser le mouvement décrit dans Le bâtard de Kosigan. Les éditeurs de l’imaginaire font beaucoup de raffut avec le mois de l’imaginaire en octobre, leur lettre à l’académie goncourt, etc…
Mnémos serait l’Arche ? Quelque chose serait en marche dans l’ombre ?
20 aout 2017, 14h54
Merde ! Ils sont venus ici ! Les autres, la Croix ! Tout est en vrac dans mon bureau.
20 aout 2017, 19h07
Je suis dans le train, j’essaye de m’éloigner et de réfléchir à tout ça.
21 aout 2017, 04h39
Ah, Dionysos a aussi reçu le livre, il en a fait une critique normale, soit il n’a pas compris, soit il a été plus malin que moi. C’est peut-être pour cette raison qu’ils le laissent tranquille. Tant qu’on croit que ce n’est que de la fiction ils doivent rester discret.
22 aout 2017, 10h54
Ils m’ont trouvé, je vais publier ces notes en catastrophe sur le plus de sites possible.
Mnémos : faites attention, ils sont devenus imprévisibvoooooikjhfgdfxwcvxcw
Encore un beau tome dans cette série, on n'est pas sur le gros coup de cœur du tout premier tome mais il est largement du même niveau que le second à mon avis. Décidément cette série nous en met plein la vue à chaque fois.
Le bâtard est de retour ! Cette fois ci c'est en Allemagne qu'on le retrouve, à Cologne, ou l'inquisition fait une descente remarquée depuis quelques temps. Payé en secret par le seigneur des lieux il a pour mission de faire déguerpir le Cardinal de las Casas, surnommé le Marteau des sorcières, et aussi de retrouver les sorcières qui échappent au cardinal depuis quelques années et se terrent au cœur de la ville. Comme toujours il multiplie les objectifs et les clients dans les différents camps en essayant aussi de satisfaire un questionnement personnel concernant sa propre mère.
On retrouve Kosigan au meilleur de sa forme mais beaucoup plus acculé, il enchaîne les plans aux buts divers et cachés pour manipuler tout le monde. Séduction, menace, ruse, vol, espionnage, rien n'y échappe pour arriver à son objectif final. Mais bien sur la situation sur place est plus complexe qu'il n'y parait et il n'est pas le seul à jouer ce qui complique pas mal les choses. J'ai limite eu l'impression que Kosigan était plus dans la réaction et l'adaptation aux changements que dans l'enchaînement de plans pré-cousus. Et ça fait plaisir car ça met vraiment en avant l'intelligence du personnage à savoir retourner sa veste pour se sauver de toutes les situations.
Ce tome met bien plus en avant le descendant, Kergaël de Kosigan, que les précédents. Cette fois ci cette partie de l'intrigue est vraiment bien développée et enchaine aussi les péripéties. J'ai vraiment bien apprécié toute la partie ou les historiens commentent la façon dont l'église a fait disparaitre le surnaturel petit à petit, par étapes. En fait dans ce tome on peut dire que du coup on suis autant ce personnage que le bâtard, au niveau nombre de chapitres et de pages. On sent qu'on se rapproche de la vérité et plus on s'en rapproche, plus le danger est présent. Et sur ce point je trouve que le fait d'avoir accentué les menaces et complexifier l'intrigue marche vraiment bien. Au final j'avais autant envie d'en savoir plus sur Kergaël que sur son illustre ancêtre.
Ce qui est logique en remarquant tout ça c'est qu'au final l'intrigue du Bâtard, si elle est très mouvementée; paraissait moins longue ici que dans les tomes précédents. Mais on comprendra bien que c'était dans le but d'allonger celle de Kergaël. Cette impression est renforcée par le fait qu'il n'a pas vraiment de fin à la partie moyenâgeuse sur ce tome. Enfin si, mais c'est une fin en cliffhanger alors qu'on n'a eu aucune des réponses à nos questions et que rien dans l'intrigue principale n'est résolu.
On a aussi une fin en cliffhanger du coté de Kergaël mais celle ci un peu plus aboutie car de ce coté ci on a eu au contraire notre lot de révélations avant du coup on a vraiment l'impression d'avoir avancé sur cette partie la de l'intrigue.
Au final je pense que j'ai vraiment bien fait d'avoir attendu que le quatrième et dernier tome soit sorti pour lire ce lui ci. Comme ça je pourrais le lire rapidement et avoir enfin le mot de la fin sur tout ça. Parce que deux cliffhangers à la fois, ça met les nerfs à rude épreuve, j'ai hâte !
Devenu quelque peu indésirable en France, le Bâtard de Kosigan se rend dans l'Empire germanique afin de se mettre au service d'un seigneur et espérer trouver les réponses qu'il cherche sur son ascendance. Cependant, l'Inquisition est présente et ne voit pas ce mercenaire d'un bon œil.
Une note légèrement plus basse que les précédents, probablement 4,5, car malgré tout le plaisir que j'ai pris à ma lecture, la fin fait clairement ressentir un tome "incomplet". Là où les autres tomes terminaient leur histoire principale au Moyen-Âge, celle XIXème siècle servant de trame commune, nous terminons ici en plein milieu d'un moment de tension et rien n'est résolu en ce qui concerne la trame d'époque. Fort heureusement, c'est ici la trame contemporaine qui prend énormément d'ampleur et réserve d'énormes surprises sur sa fin. J'avoue m'être vraiment passionné pour cette dernière, alors que je la voyais dans le premier tome comme importune venant couper mon histoire.
Malgré ce défaut d'un "demi-tome", Le Marteau des sorcières reste une très bonne lecture pour qui aime le Moyen-Âge. Nous y retrouvons cette époque fantasmée créée par Fabien Cerutti dans laquelle le surnaturel semble avoir existé et l'Histoire été altérée. Le Marteau des sorcières, c'est Juan Ginès de Las Casas, un inquisiteur. Les plus calés en période de conquête de l'Amérique auront remarqué le facétieux clin d'œil que représente le nom de cet inquisiteur. Cruel comme il se doit, ce dernier est d'emblée désigné comme l'antagoniste principal de ce tome et l'on ne peut que regretter de ne le croiser que trop peu pour le moment.
Notre héros, quant à lui, évolue dans un nouveau cadre, le Saint-Empire romain germanique et c'est avec un grand plaisir que nous découvrons que Gunther, mon petit chouchou personnel, prend plus d'importance dans ce tome, ce qui je l'espère, se pérennisera pas la suite. Outre l'intrigue liée à l'Inquisition, le Bâtard est à la recherche de réponses sur son mystérieux pouvoir de régénération et devra pour cela traiter avec les sorcières du coin. Deux principales intrigues passionnantes qui se mêlent donc pour un suspense qui je l'espère, trouvera des réponses dans le tome suivant !
Concernant l'histoire de Kergaël de Kosigan, j'ai déjà dit tout le bien que j'en pensais sur ce tome. Nous y avons beaucoup de révélations et de clés pour comprendre pour l'Histoire semble avoir été altérée et la fin est magistrale. Seule "déception", la dernière partie met en avant un tract publicitaire censé contenir des indices mais l'impression en noir et blanc vient rendre plusieurs inscriptions illisibles. Peut-être est-ce à cause du passage au format poche mais c'est un peu dommage.
Book 3 in the series. Like I wrote in my reviews of the first two books: It's best to read the books in chronological order, or you will miss background information on the main character, the Bastard of Kosigan and his gang, on the secondary characters (especially with regards to the Inquisition period), and even more on the characters and events that take place in 1899-1900 with the heir of Pierre Cordwain de Kosigan aka the Bastard.
The first two books have a more or less closed end, at least with regards to the story-line of the Bastard. Book 3, roughly translatable as "The Hammer of the Witches / The Witches' Hammer", meaning the Catholic Church doing everything in its power (legal or illegal, doesn't matter) to eradicate ancient/pagan beliefs involving sacrifices, rituals, beliefs in supernatural creatures (what we nowadays would catalogue under fantasy, imaginary, ... like elves, fairies, orcs, and so on. Or in one word: Inquisition (Wikipedia-link).
Again, Mr Cerutti has collected some historical information, but has brewed his cocktail by adding elements of fantasy to it and mixing it all, so that you can't find a direct reference to what happened in the past. But as we all know, the Church has committed many crimes to acquire and spread its power, has influenced and converted many people (on penalty of death, for example) to forget about and dismiss their until then current beliefs and faith. One family under God, so to speak. How noble.
Our Bastard, Pierre Cordwain de Kosigan, has fled (or travelled) to Germany, to Cologne in particular, after his travels in France and Belgium in the previous books. While he's still seeking information on his mother's activities and past, he remains a hired gun, so to speak. This time, he takes on two assignments and hopes to hit two birds with one stone, although those birds - Dagmar-Karl von Hohenstaufen (duke of Cologne and Westphalia, and important candidate for the imperial throne) and Willie Stein (an important sorceress/witch) - are neither each other's friends nor should they know about the Bastard's agenda.
'Le Marteau des sorcières' should have been one book, but as it would then be too thick, it was split into two. It is thus of the essence, thanks to the hanging cliffs, that one reads Le Testament d'involution as soon as possible. It was released in June this year and concludes the first part of the series. The Testament of Involution was briefly mentioned in book 3.
Just like the first two books, I can highly recommend this third one. The suspense, the action, the writing style, the excitement, and, yes, the little bits of history all make this book and series more than worth your while.
Troisième et avant dernier tome de la série du bâtard de Kosigan.
Selon la formule, désormais éprouvée, utilisée lors des deux premiers tomes, le récit est divisé entre d'une part, les récits moyen-âgeux, essentiellement transmis par le "bâtard de Kosigan" et, d'autre part, le récit de son lointain descendant, au tout début du XXe siècle, qui cherche à démêler le vrai du faux dans ces écrits mêlant créatures fantastiques et personnages historiques.
Le récit médiéval ce déroule dans la ville impériale de Köln (Cologne pour les Franzosen), fort peu de temps après les événements relatés dans le deuxième tome. Comme à son habitude, le bâtard vient pour honorer un engagement, mais mène aussi ses propres manœuvres en parallèle, tâchant toujours de courir deux lièvres à la fois.
Une activité rentable, mais périlleuse. On retrouve avec plaisir la crâneuse assurance du bâtard, sa gouaille et ses compagnons de fortune hauts en couleurs. Sa compagnie se frotte cette fois à la sainte inquisition, ce qui ne va pas sans poser quelque problèmes quand on fricote soi-même avec des créatures magiques et que l'on est accusé de régicide.
Côté récit plus "moderne", on reste globalement sur le modèle épistolaire déjà présent auparavant, le tout entrecoupé de restitutions de conversations téléphoniques.
Contrairement à ce qui m'avait un peu gêné dans les deux premiers volets, la partie moderne est beaucoup plus prenante que dans ses prédécesseurs. En effet, là où les parties XXe siècle venaient interrompre le récit de manière fort inconvenante (de mon point de vue) et en ralentir le déroulement, elles prennent quasiment le pas cette fois sur la partie ancienne.
C'est en tout cas mon ressenti. La part de mystère et de frustration qui l'accompagnait se dévoile petit à petit (sans aller jusqu'au bout non plus, Fabien Cerutti en garde sous la pédale pour son dernier tome. C'est de bonne guerre), et permet enfin aux deux époques d'entrer réellement en résonance. Je ne vais évidemment rien en dire ici (ni même sous la torture... quoique...), mais on a là de la bonne grosse manipulation des familles en perspective.
De bonnes grosses révélations dans ce tome donc, mais encore aussi quelques énigmes, et un cliffhanger bien accrocheur histoire de finir en beauté.
Je ne vais clairement pas attendre un an avant de lire le quatrième tome !
Ce troisième tome du Bâtard de Kosigan est une réussite. L'intrigue se déplace et se complexifie dans le Saint Empire Germanique pour le Bâtard, qui enquête sur sa mère à Cologne, au milieu de complots ourdis par des sorcières et l'Inquisition, tandis que son descendant fait enfin face à plusieurs organisations aux pouvoirs insoupçonnés. On retrouve cette ambiance de joutes verbales et d'intrigues de cour, mais on sent ici que la tension et les enjeux sont bien plus grands que dans le premier tome, puisque la situation est bien plus complexe et dangereuse (qui a dit qu'être engagé par des sorcières et par un duc pour un même objectif arrangeait les choses ?). Du côté de Kergaël de Kosigan, on découvre des théories très intéressantes sur la disparition du surnaturel à son époque (théories qui sont d'ailleurs très intelligentes et qui peuvent avoir une portée écologique et nous aider à réfléchir sur la place du surnaturel dans notre société), le tout sur un fond de sociétés secrètes ! https://leschroniquesduchroniqueur.wo...
“Et ils sont là maintenant, seigneurs ou grands marchands, potiers, chaudronniers, bourreliers, dix fois plus de paysans, d’esclaves et de gens de peu; hommes ou femmes, veillards ou enfants, beaux ou laids, pauvres ou riches, ils se ressemblent tous, empilés ou allongés, à la lueur vacillante des torches. Effacés des mémoires. À jamais. À travers la blancheur jaunâtre de leurs restes, la Mort épiée, jauge, se tâte, on jurerait qu’elle réfléchit aux opportunités pour nous inviter à nous allonger là, tranquillement, avec les autres.”
La confection du monde est là plus grande force de l’auteur. C’est le fil conducteur de la série, qui me promets monts et merveilles; l’histoire cachée de la magie, les peuples anciens, la structure géographique de l’Europe changée. Si je venais à relire cette série, cela serait en grande parti pour étudier la confection minutieuse et confiante de ce monde.
Bien que le cours du récit à des rebondissements; l’émotionnel des personnages reste stagnant, ce qui laisse à désirer au vu des mœurs de l’époque décriée. Sous-jacent ce trouve un ton chauvisniste, voir misogyne et cruel autour du traitement de la Femme qui me laisse un amer arrière goût tout du long. Et quand bien même il reflète la réalité du temps, le fait que le personnage principal y participe et n’évolue pas de ses positions sur plus d’un millier de pages est la raison pour laquelle cette série n’est pas meilleure à ma vue. Les scènes de tortures dans ce volume sont insoutenables. Je suis pourtant une lectrice avide de noir, torture et du dérangeant mais l’unilatéralité de ces scènes de violence envers les femmes me dégoûtent et me font mal.
Dans ce troisième tome, le bâtard se retrouve en allemagne face à un inquisiteur, à des sorcières, et à d'autres éléments politiques bizarres. Evidement, il va tenter des trucs un peu sophistiqués qui ne marcheront pas forcément bien. En parallèle, son descendant du début du XXème siècle est lui aussi mêlé à un complot mêlant l'histoire en jeu. On retrouve encore une fois dans ce roman des éléments proches de Cendres, mais avec une vision plus ... prétentieuse du héros qui est plus fort, plus malin, plus séducteur que les autres. Et c'est parfois un peu fatiguant d'assister à cet étalage de prétention. Ce qui est en revanche bien fichu, c'est le décor, les personnages qui ont un corps certain. Hélas, ce décor ne suffit pas forcément à sauver une intrigue tarabiscotée dont on ne comprend pas les tenants et les aboutissants. Surtout que ce troisième tome se termine au milieu de l'action, dans une vision évidement feuilletonesque (ce qui me déplaît souverainement). Je lirai sans doute la suite, mais sans beaucoup d'implication.
Cette série ne fait que devenir de mieux en mieux! J’ai absolument ADORÉ Le Marteau des sorcières.
L’intrigue a prit beaucoup d’ampleur et les événements se sont enchaînés rapidement, nous apportant tout plein de réponses.
C’est particulièrement dans la série de lettres au XXe siècle qu’on obtient nos réponses. Toutes les machinations de l’Église catholique pour faire disparaître les croyances anciennes en les absorbant sous son influence sont utilisées à la perfection pour tisser un passé plausible à notre monde.
Les seuls grands mystères qu’il nous reste à élucider sont la disparition pratiquement cataclysmique des races antiques et les origines de Kosigan. Au rythme où les choses vont, je n’ai aucune inquiétude de rester sur ma soif avec le dernier tome (principal) de cette saga.